15/05/2012
La libération de Laurent GBAGBO ne saurait conditionner la paix et la réconciliation en Côte d'Ivoire
Nous constatons que les refondateurs, ceux là qui endeuillés la Côte d'Ivoire par leur refus du jeu démocratique lors de précédente élection présidentielle dans notre pays, s'adonnent à des propos qui confirment leur volonté à ne pas donner une chance à la réconciliation et à la paix en Côte d'Ivoire. Nous en voulons pour preuves les récentes déclarations suivantes des leaders de la défunte "refondation": "tant que Gbagbo n'est pas libéré, pas de réconciliation". Oui, nous leur concédons le rêve de la libération de l'ex Président Laurent GBAGBO des geôles de la Haye. La question qui se pose est qu'en pensent les milliers de victimes de la Gouvernance du FPI depuis 2000... Suite
Union Africaine
Le Chef de l’Etat, S.E.M. Alassane OUATTARA à la deuxième réunion du G8 africain
Situant l’objet de sa présence en terre béninoise, le Chef de l’Etat a indiqué qu’il est venu pour faire avec ses pairs, le point des consultations menées depuis la
dernière réunion (17 mars 2012) du Groupe de contact (G8) chargé de réfléchir et de trouver une solution à l’impasse née de la non- élection du Président, du Vice- Président et des Membres de la
Commission de l’Union Africaine (UA) lors de la 18è Session ordinaire de l’Organisation continentale en Janvier 2012 en Ethiopie. Le Président Alassane
OUATTARA a souhaité que cette réunion permette de trouver une ‘’proposition de solutions’’ à faire au prochain Sommet de l’UA à Lilongwé, en juillet ; et qu’un ‘’ esprit de compromis’’ se
développe entre le Gabon et l’Afrique du Sud, qui présentent chacun, un candidat au poste de Président de la Commission de l’UA. A cet égard, le Président de la République en a appelé à la
‘’solidarité’’ et à la ‘’responsabilité’’ de tous avant d’affirmer qu’il est venu à Cotonou avec beaucoup ‘’d’optimisme’’ et de ‘’confiance’’.
Prenant la parole à l’ouverture de la réunion au Palais des Congrès, le Chef de l’Etat béninois, le Dr YAYI Boni, par ailleurs Président en exercice de l’UA, a
partagé cet optimisme du Chef de l’Etat ivoirien, en déclarant devant ses pairs : ‘’ j’ai la conviction qu’avec la clairvoyance, le sens de la responsabilité qui vous a toujours animé, votre
engagement sans faille pour la paix, la fraternité et la solidarité entre nos peuples, la sagesse finira par l’emporter sur nos contradictions pour le bien-être de notre cher continent,
l’Afrique’’.
Evoquant les différents conflits qui secouent le continent, le Dr YAYI Boni a rendu un vibrant hommage au Président Alassane OUATTARA, Président en exercice de la
CEDEAO, pour ses efforts inlassables en vue de trouver une solution durable aux crises au Mali et en Guinée- Bissau.
L’on retiendra que les Chefs d’Etat et de gouvernement présents ont pris acte des résultats des consultations menées entre le Gabon et l’Afrique du Sud depuis le 1er
Sommet du G8 du 17 mars 2012. Le Comité ad ‘hoc a décidé de poursuivre les discussions et de faire une dernière réunion à la veille du Sommet de Lilongwé au cours de laquelle, le G8 adoptera les
résultats des consultations et fera son rapport, à présenter à la Session ordinaire de l’UA au Malawi.
Notons que cinq Chefs d’Etat (Bénin, Côte d’Ivoire, Gabon, Afrique du Sud et Tchad) et deux Premiers Ministres (Algérie et Ethiopie) ainsi que le Ministre des
Affaires Etrangères d’Angola, ont pris part à la rencontre de ce lundi 14 mai 2012.
C’est à 16h30 que l’avion ‘’Ivoire 01’’ transportant le Chef de l’Etat a atterri à l’aéroport international Félix HOUPHOUËT-BOIGNY de Port-Bouët.
Faisant le point de la rencontre à la presse, le Chef de l’Etat a indiqué que les échanges ont permis de faire des recommandations relatives à l’élection du
Président de la Commission de l’Union Africaine.
Ces recommandations, selon le Président de la République, seront présentées par le Président de la Commission de l’UA, sous forme de rapport, lors du prochain Sommet
des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation continentale au Malawi
Hamed Konin
Guinée – Bissau
Les militaires du contingent nigérian bientôt déployé
Le Nigeria va envoyer des troupes enGuinée-Bissau d`ici à
vendredi, a annoncé lundi le ministre nigérian de la Défense à l`ouverture d`une réunion à Abuja de responsables militaires ouest-africains, consacrée à la Guinée-Bissau et au Mali.
"Je souhaite vous annoncer que les engagements pris par le Nigeria pour les missions en Guinée-Bissau et au Mali, nous les
tenons et nos troupes sont prêtes. En Guinée-Bissau, nous déploierons (des hommes) avant le 18 de ce mois", a déclaré
Bello Haliru Mohammed, qui n`a pas précisé le nombre. En ce qui concerne le Mali "nous attendons le signal de la Cédéao
(Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest). Toutes nos forces et tous nos équipements sont prêts à partir en
avion", a ajouté M. Mohammed à l`ouverture de la réunion d`un jour qui devait se poursuivre à huis clos. Les dirigeants
d`Afrique de l`Ouest avaient annoncé lors d`un sommet à Abidjan le 26 avril l`envoi de 500 à 600 hommes fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d`Ivoire et Sénégal) en Guinée-Bissau et au Mali
Le président nigérian Goodluck Jonathan, qui a reçu lundi la visite de ces responsables militaires avant l`ouverture de la
réunion, les a appelés "à faire en sorte que la paix et la sécurité soient maintenus dans la sous-région", selon un
communiqué.
04/05/2012
Sénégal-Politique/Ouverture à Dakar du sommet de la Cedeao sur la crise au Mali et en Guinée Bissau
Les Chefs d’Etat de la Cedeao prêts à sévir !
Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO sur la situation en Guinée Bissau et au Mali s’est ouvert à Dakar le jeudi 3 mai 2012. Il a eu pour cadre l’hôtel King Fahd Palace, ex-Méridien de Dakar. Les chefs d’Etat de la Cedeao ont tous parlé d’un ton ferme en condamnant les événements survenus au Mali et en Guinée Bissau. Ils ont déploré le comportement des militaires dans ces deux pays. Prenant la parole, le président Sénégalais Macky Sall a d’abord félicité les membres de la Cedeao... Suite
02/05/2012
Un an après : Mamadou Koulibaly et Lider jugent le Président Ouattara
Le séminaire-bilan annoncé par LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) sur la gouvernance du président Ouattara a eu lieu le mardi 1er Mai 2012, à l’Hôtel Ivoire. Sous la houlette du président du parti au flambeau, les militants et sympathisants de LIDER ont disséqué l’an un (1) de la gestion du pouvoir d’Etat sous l’ère Ouattara. Avec pour thème : « La ‘’solution’’ un an après, promesses, désillusions et perspectives ». C’est le délégué national sociétal, Dr Eblin Pascal Foba, qui a annoncé les couleurs. « L’espoir aujourd’hui s’est transformé en déception et la déception en inquiétude », a-t-il laissé entendre... Suite
03/05/2012
Miaka Ouretto, président du Fpi :
“Nous souhaitons un dialogue direct avec le gouvernement”
Nous avons reconnu, en son temps, la victoire d’Alassane Ouattara. Nous pensons que c’est fini. Cela ne nous empêche pas de lutter pour la libération de Laurent Gbagbo. Et évidemment, quand vous entreprenez une telle lutte, il faut être cohérent avec vous-même. Le président Laurent Gbagbo s’est présenté aux élections, nous avons tous constaté ici qu’il a remporté largement le premier tour devant le Rdr et le Pdci. Le second tour aussi, il affirme l’avoir remporté. La preuve, c’est qu’il a proposé le recomptage des voix, mais la communauté internationale a refusé et le pouvoir... Suite
Politique-Guinée Bissau
La junte ne veut pas négocier, la CEDEAO brandit les sanctions
Les négociations qui se sont déroulées dimanche 29 avril 2012 à Banjul, en Gambie entre la junte militaire et le groupe de contact de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) n'auront rien donné. La junte qui a pris le pouvoir le 12 avril dernier ne souhaite rien entendre et la cedeao a décidé d’imposer des sanctions contre les militaires.
Comme au Mali, la cedeao tente toujours de rétablir l'ordre constitutionnel en Guinée Bissau
Selon un communiqué de la cedeao en date de ce lundi 30 avril, l'institution a clairement annoncé que la junte militaire « ne souhaite pas négocier » et en conséquence précise, affichant ainsi sa fermeté à l'égard des militaires « le rejet de la position du groupe de contact signifie l’imposition des sanctions diplomatiques, économiques et financières ».
Raison du blocage du camp du général Antonio Indjai, chef des putschiste, la position de la cedeao pour réinstaller Raimundo Perreira, libéré suite aux engagements pris par la junte suite à un ultimatum de 72 heures décrété au sommet de la cedeao à Abidjan (voir article koaci.com) jeudi dernier, à son poste de président par intérim. En effet, selon nos informations, la junte exclu tout retour au schéma d'avant le coup d'Etat.
Raimundo Perreira, le président intérimaire renversé et Carlos Gomes Junior, l’ex premier ministre, arrêtés au moment du putch et détenus jusqu'à leur libération le vendredi dernier, ont trouvé refuge à Abidjan en Côte d'Ivoire.
La teneur des sanctions devrait être connu lors d'un nouveau sommet des chefs d'état du groupe de contact se tiendra ce jeudi 3 mai à Banjul.
Hamed Konin
26/04/2012
Côte d’Ivoire – 24h après la visite du président
Six morts dans l’attaque d’un village du Sud-Ouest
Six personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une attaque perpétrée par des hommes armés contre le village de Sakré, dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire frontalier du Liberia. "L’attaque menée dans la nuit contre le village de Sakré a fait six morts", a déclaré à l’AFP une source militaire basée à Guiglo, une ville située à environ 100 kilomètres au nord.Ce bilan a été confirmé par une autre source militaire et plusieurs sources locales. Il y a eu en outre "deux blessés" et plusieurs maisons ont été brûlées, a précisé un habitant de la région.
Selon un membre de l’état-major des Forces républicaines (FRCI), "les assaillants qui ont attaqué vers 02H00 (locales et GMT) le village de Sakré étaient équipés d’armes lourdes, notamment de roquettes"."Nos hommes les ont pourchassés jusqu’à la frontière libérienne", a-t-il ajouté.
"Quatre assaillants ont été arrêtés", a indiqué la source militaire à Guiglo, selon laquelle "l’attaque a été perpétrée par des miliciens (favorables à l’ex-président Laurent Gbagbo) basés au Liberia et qui viennent dépouiller les villageois de leurs biens".Il n’était cependant pas possible dans l’immédiat de confirmer de source indépendante l’identité de ces hommes armés.
"A l’heure actuelle, la situation est entièrement maîtrisée", a ajouté la même source. "La nuit on a entendu ici des coups de feu avec de fortes détonations", a raconté un habitant du village voisin de Ziriglo."On a été informés que c’est le village de Sakré qui était attaqué.Le détachement des FRCI basé à Ziriglo s’est rendu sur place", a-t-il ajouté. Cette attaque survient dans la zone de la forêt de Taï, frontalière du Liberia, qui est l’une des régions du pays où règne la plus grande insécurité. Une vingtaine de personnes avaient été tuées en septembre 2011 lors d’une précédente attaque attribuée par les autorités à des "mercenaires libériens".
Région la plus instable de Côte d’Ivoire déchirée depuis des années par de vives tensions interethniques, l’Ouest a été la zone la plus éprouvée par la crise politico-militaire de décembre 2010-avril 2011.Un millier de personnes y ont péri selon l’ONU, sur un total de quelque 3.000 morts durant la crise.
Les affrontements dans la région ont le plus souvent mis aux prises miliciens et mercenaires pro-Gbagbo et forces du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Le président Ouattara a promis la réconciliation et la fin de l’impunité à l’occasion de sa première visite dans l’Ouest, de samedi à mardi.
Africa N 1
25/04/2012
Faisant le bilan de sa visite officiel a l’ouest face à la presse
Alassane Ouattara réaffirme son combat contre l’impunité
Le chef de l’Etat a convié la presse nationale et internationale à un petit déjeuner de presse à sa résidence de Man pour faire le bilan de sa visite et en expliquer les objectifs. C’était le mardi 24 avril. Après avoir remercié les journalistes pour leur implications dans la couverture de sa tournée, le Président de la république a indiqué qu’il s’agissait, à travers cette visite, d’apporter la compassion de l’Etat aux populations de cette région fortement marquée par la crise. De même, le Président de la République a précisé qu’il fallait nécessairement appeler à la réconciliation et au pardon pour permettre à cette région de connaître la paix et le développement. Ci-dessous l’intégralité de l’interview du Chef de l’Etat... Suite
23/04/2012
Visite d’Etat à l’Ouest
Alassane Ouattara aux exilés depuis Man : ‘’Rentrez au pays, il y a des opportunités’’
Le président de la République Alassane Ouattara a entamé une visite d’Etat le samedi 21 avril 2012 dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Ce périple a débuté par un meeting au stade Léon Robert de Man. Le chef de l’Etat a appelé les Ivoiriens vivant en exil à rentrer au bercail. Le chef de l’Etat s’est dit conscient des souffrances endurées par les populations de la région du Tonkpi en général et de celles de Man en particulier, avant et après le scrutin présidentiel... Suite
20/04/2012
Le Ministre Hamed Bakayoko dévoile ses ambitions
Troisième invité de la Tribune du GEPCI, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, n’a pas voulu rater le coche, pour éviter d’amorcer un faux départ dans sa rentrée médiatique. Hamed Bakayoko a abordé, sans faux-fuyant et sans langue de bois, les questions liées à la sécurité, à la prévention des sinistres, à la mise en œuvre de la politique d’administration du territoire national, à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale. Il a également saisi l’occasion pour présenter ses perspectives en mettant un point d’honneur à la moralisation de la fonction policière. Ci-dessous, l’intégralité des propos liminaires du ministre d’Etat Hamed Bakayoko...Suite
19/04/2012
Sécurité nationale - Présence de trois Mi-24 de l’Onuci à Abidjan
Les précisions du gouvernement
Un conseil des ministres s’est réuni le mercredi 18 avril 2012 au Palais présidentiel sous la présidence du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Au cours du point de presse qu’il a donné au terme de cette rencontre, le porte-parole du gouvernement a donné son avis sur la présence à Abidjan, depuis quelques jours, de trois avions de type Mi-24 de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci).
«Je n’ai pas de commentaires à faire. Ils peuvent en avoir besoin pour renforcer leur présence et rendre plus efficace leurs actions. Notre sous-région a connu rien que ces dernières semaines quelques soubresauts que naturellement l’Onu prend en compte ». Ces propos ont été tenus par le porte-parole du gouvernement Koné Bruno, à l’issue de 2 h de réunion. Il répondait ainsi à une préoccupation relative au récent atterrissage en Côte d’ Ivoire de trois avions de type mi-24 en provenance du Liberia.
En tout état de cause, il estime que la sécurité s’est améliorée en Côte d’Ivoire. L’ouverture de quelques ambassades et la venue des investisseurs sont, selon lui, des preuves patentes. Le ministre de la poste et des Tic a salué au passage l’arrestation au Ghana des proches de l’ex-président Laurent Gbagbo suspectés de vouloir mener des actions subversives en Côte d’Ivoire. Auparavant, le porte-parole du gouvernement a fait état de la signature, au cours du Conseil des ministres, d’une ordonnance relative à la retraite des fonctionnaires et agents de l’Etat. L’ordonnance dissous la Caisse générale des retraités et agents de l’Etat(Cgrae) qui est remplacée par l’Institution de la prévoyance sociale de la Caisse générale des retraités et agents de l’Etat (Ips Cgrae) . Une mesure qui répond au souci de l’Etat ivoirien de se conformer aux dispositions de la sous-région concernant la retraite des fonctionnaires et agents de l’Etat.
Cette décision est également motivée, à en croire Koné Bruno, par des raisons fiscales. Un projet d’ordonnance portant modification de la loi relative au code pétrolier a été signé au cours de la réunion. « Il s’agit de renforcer la capacité d’exploitation et de production, d’appliquer les principes de transparence dans les industries qui extraient les hydrocarbures, de renforcer la protection de l’environnement et de renforcer les capacités des personnes qui travaillent dans le secteur pétrolier », a-t-il précisé. Tout en évoquant l’adoption d’un projet de décret portant ratification et amendement du protocole de Monréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d’ozone. Ces substances sont la plupart du temps utilisées pour la production du café et du cacao. Par ailleurs, Koné Bruno a annoncé la tenue à Abidjan du 19 au 23 novembre 2012, de la conférence mondiale sur le cacao.
Toure Abdoulaye
L'intelligent d'Abidjan
19/04/2012
Crise politique
La junte de Guinée-Bissau accuse l'Angola de fomenter un complot
Le secrétaire national du PAIGC, parti au pouvoir en Guinée-Bissau jusqu'au putsch du 12 avril, a appelé mercredi à l'envoi d'une force de stabilisation de l'Onu et exigé que les anciens dirigeants arrêtés soient rétablis dans leurs fonctions, excluant "toute solution de transition".
Ce mercredi le secrétaire national du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) Luis Olivares a réclamé que "toutes les institutions dissoutes" par la junte "soient rétablies et confiées à leurs anciens titulaires". Pour le PAIGC, "le retour à la normalité constitutionnelle", promis par les putschistes, "signifie que le président par intérim Raimundo Pereira et le Premier ministre Carlos Gomes Junior retrouvent leurs fonctions". Les deux hommes ont été arrêtés le jour du coup d'État et sont toujours détenus par l'armée, en dépit des nombreux appels de la Communauté internationale à les libérer. Dimanche, la junte et les partis de l'ex-opposition avaient conclu un accord sur la mise en place d'un Conseil national de transition (CNT) dont ils négocient actuellement la composition. "Le PAIGC rejette toutes les solutions prévues en dehors de la Constitution", a prévenu M. Olivares. "Le conseil national de transition est antidémocratique et anticonstitutionnel. Sa mise en place serait une violation de la Constitution", a-t-il insisté. Il a appelé "l'ONU à envoyer en Guinée-Bissau une force de stabilisation pour protéger la jeune démocratie". "L'appui de la communauté internationale est nécessaire pour la Guinée-Bissau qui a besoin de stabilité", a-t-il dit.
Par ailleurs du côté des putschistes qui accusent l'Angola de fomenter un complot, on durcit le ton et on n'hésite plus à brandir des menaces. Dans un nouveau communiqué diffusé ce mardi 17 avril 2012, les militaires bissau-guinéens disent qu’ils ne veulent plus voir de manifestations dans les rues. Ils demandent à la population de s’abstenir d’organiser des marches, que ce soit en faveur de la déposition de Carlos Gomes Junior ou contre celle-ci. La mise en garde est très claire : « la désobéissance aux ordres, dit ce communiqué, impliquera une répression sévère des éventuels auteurs qui assumeront leur responsabilité ».
La junte accuse Carlos Gomes Jr d'avoir "remis aux autorités angolaises une lettre secrète dans laquelle il demanderait (au secrétaire général de l'Onu) Ban Ki Moon d'envoyer une force militaire en Guinée-Bissau , alors que notre pays n'est pas en guerre" selon les propos du porte-parole de la junte qui ajoute "L'ancien Premier ministre de Guinée-Bissau Carlos Gomes Junior et le président intérimaire Raimundo Pereira seront libérés quand "les conditions de sécurité seront réunies mais il n'est pas question que Carlos Gomes Jr participe à une élection présidentielle" en Guinée-Bissau, voilà que le message est clair.
17/04/2012
‘’ Cette rencontre prouvera au monde entier que notre ardeur n’a pas été émoussée"
Le ministre Alphonse Douaty, président du comité d’organisation de la convention du Fpi était face à la presse ce lundi 16 avril 2012 pour éclairer sur les motivations de ce grand rassemblement. L’organisation pratique et l’a ssurance des militants sont les temps forts de son exposé. Alphonse Douaty en a profité pour répondre à quelques problèmes qui secouent son parti...Suite
L'opposant Celou D. Diallo
26/03/2012
Des milliers d'opposants rassemblés pour des législatives "libres"
Des milliers de personnes ont assisté samedi à Conakry à un meeting de l'opposition pour "exiger" que les législatives prévues en juillet en Guinée soient "libres, transparentes et crédibles", a constaté un journaliste de l'AFP.
Le meeting s'est tenu dans un stade en présence de plusieurs dirigeants de l'opposition, dont le principal d'entre eux, Cellou Dalein Diallo, ancien Premier ministre et chef de l'Union des forces démocratique de Guinée (UFDG). "Normalement, depuis l'élection d'Alpha Condé à la magistrature suprême de notre pays, nous devrions aujourd'hui être en train de livrer le combat pour le développement", a dit M. Diallo, ajoutant: "mais notre cher président élu, lui, lutte pour opposer les ethnies guinéennes les unes contre les autres".
Lansana Kouyaté, également un ex-Premier ministre, leader du Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN), a affirmé que les Guinéens n'accepteront "jamais l'inacceptable, nous voulons des élections libres, démocratiques, transparentes qui ne feront l'objet d'aucune contestation". Contrairement à celle qui s'était déroulée le 17 mars et avait été réprimée par les forces de l'ordre qui avaient procédé à des dizaines d'arrestations, la manifestation s'est dispersée dans le calme face à un impressionnant dispositif de sécurité.
Les élections législatives auraient du avoir lieu six mois après l'investiture du président Alpha Condé en décembre 2010, mais ont été sans cesse reportées. La Commission électorale nationale indépendante (Céni), accusée par l'opposition d'être inféodée au pouvoir, a annoncé le 1er mars avoir arrêté la date du 8 juillet pour ce scrutin. L'opposition a dénoncé une décision unilatérale et déploré que la date du scrutin ait été fixée avant même la fin de l'audit du fichier électoral. De son côté, l'union européenne (UE), avait averti que sans élections démocratiques, elle ne débloquerait pas d'aide au pays.
le capitaine Amadou Sanogo
26/03/2012
Une mission conjointe de la CEDEAO, de l`UA et de l`ONU reçue à Bamako
Le président de la commission de la Communauté économique des Etats de l`Afrique de l`ouest (CEDEAO), Kadré Désiré Ouédraogo, à la tête d`une mission conjointe de la CEDEAO, de l`Union africaine et de l`Organisation des Nations unies, a été reçu samedi 24 mars 2012 par le président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l`Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Sanogo. "Je suis à la tête d`une mission dépêchée à Bamako par son excellence Alassane Dramane Ouattara, président de la république de Côte d`Ivoire et président en exercice de la Cedeao, qui m`a demandé de constituer cette mission auprès des autorités maliennes pour livrer un message". C`est ce qu`a déclaré le président de la commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo à sa sortie d`audience. "Nous avons le soutien et l`appui de l`Union africaine qui est représentée ici. Il y a aussi le représentant du secrétaire général de l`Organisation des Nations unies pour l`Afrique de l`Ouest. C`est une mission conjointe", a-t-il précisé. "Nous sommes venus livrer un message du président en exerce de la Cedeao aux autorités du Mali. Nous les savons gré de nous avoir accueillis et de nous avoir écoutés", a-t-il conclu. L`entretien avec les membres de ladite mission conjointe a été fait à huis clos.
Xinhua
26/03/2012
Nord-est du Mali: l’armée repousse une attaque
L’armée a repoussé une attaque d’un groupe islamiste armé touareg sur Kidal, une des villes les plus importantes du nord-est du Mali, a affirmé à l’AFP un responsable militaire, quatre jours après le putsch qui a renversé à Bamako le président Amadou Toumani Touré.
« Aujourd’hui nous avons repoussé une attaque des rebelles islamistes« , a déclaré sous couvert d’anonymat ce responsable à Kidal, joint au téléphone depuis Bamako. « Nous sommes proches de Kidal«, a indiqué de son côté un cadre du groupe islamiste touareg Ansar Dine, sans confirmer ni infirmer un assaut.
Ce groupe touareg a affirmé samedi qu’il s’apprêtait à prendre cette ville importante de la région. Le mouvement, qui veut appliquer au Mali la charia (loi islamique) par « la lutte armée », a déjà revendiqué le contrôle des localités de Aguelhok, Tessalit et Tinezawaten (nord-est). Ansar Dine (défenseur de l’islam, en arabe) a un moment combattu avec d’autres auprès de la rébellion touareg, le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), contre l’armée malienne, mais le MNLA qui se présente comme laïque s’en est démarqué en raison de ses prises de position sur la charia.
Le Mali subit depuis le 17 janvier une offensive du MNLA et d’autres rebelles, dont des hommes lourdement armés rentrés de Libye où ils avaient combattu pour Mouammar Kadhafi. Le régime d’Amadou Toumani Touré, renversé jeudi par un coup d’Etat militaire à Bamako, a accusé Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui a des bases dans le nord du Mali, de combattre également avec les rebelles touaregs.
15/03/2012
Youssou Ndour: «Pourquoi je soutiens Macky Sall»
Le célèbre chanteur et homme politique sénégalais explique les raisons qui le poussent à soutenir l'adversaire d'Abdoulaye Wade au second tour de la présidentielle du 25 mars.
SlateAfrique - Pourquoi avez-vous décidé de soutenir Macky Sall, le candidat qui affronte le président Wade le 25 mars au deuxième tour de la présidentielle sénégalaise?
Youssou Ndour - C'est vrai que Macky Sall me suit depuis le début de mon implication dans le processus électoral. Lors d’un discours de campagne, il avait demandé que je puisse rejoindre sa coalition. Mais à l’époque, j'étais en train de déposer ma propre candidature à la présidentielle [elle a été invalidée par le Conseil constitutionnel sénégalais. Selon le conseil constitutionnel, Youssou Ndour n’avait pas réuni les 10.000 signatures nécessaires pour se présenter à la présidentielle de février 2012].
Quand ma candidature a été invalidée, Macky Sall a été un des premiers à venir me témoigner sa solidarité. Et puis aussi dans les derniers jours de la campagne électorale du premier tour de la présidentielle (le 26 février), il a lancé un appel à partir de Fatick [la ville dont il est le maire], où il m'a appelé à le rejoindre dans le cadre de cette élection. Et moi par souci de ne pas déséquilibrer le système et de ne pas favoriser un candidat, je n’ai pas pu répondre trop ouvertement à ce dernier appel.
Mais je me suis rendu, le vendredi 24 à Pikine (banlieue de Dakar) pour son dernier meeting de campagne. Je n'ai pas pris la parole mais j'ai pris sa main et je l'ai levée; c'était une manière de dire que je croyais aussi en lui. Donc le lendemain des résultats du premier tour de la présidentielle, on s'est vu, j'étais d'accord avec son programme. Nous étions d'accord comme la majorité des Sénégalais pour un changement dans la paix.
Aujourd'hui. Macky Sall est la personne la mieux placée pour sauver le pays: il suscite l'espoir de tous les Sénégalais. Je ne vois donc pas ce que je pourrais faire d'autre que de le soutenir.
SlateAfrique - Pourtant nombre de Sénégalais affirment que Macky Sall au pouvoir cela risque d’être la continuation du système Wade. Dès lors que Macky Sall a été son Premier ministre (de 2004 à 2007). Ces Sénégalais se disent: si Macky Sall est élu, ne risque-t-on pas de se retomber dans le système Wade ?
Youssou Ndour - Non je ne crois pas que ce risque existe. Oui c'est vrai, c'est un libéral [Abdoulaye Wade et son parti le PDS —Parti démocratique sénégalais— se réclament du libéralisme économique]. Mais Macky Sall, c'est quelqu'un qui a toujours dit non quand on voulait toucher aux institutions, c'est même la raison qui l’a conduit à sortir du système Wade. Depuis qu'il a quitté le système Wade [Abdoulaye Wade est au pouvoir depuis 2000], il a compris qu’il fallait aller à la rencontre de la population pour avoir son sentiment. Aujourd'hui, il sait qu'il tire sa force du dialogue avec le peuple sénégalais.
C'est aussi quelqu'un qui fait preuve d’une réelle ouverture: les relations du Sénégal avec la sous-région (l’Afrique de l’Ouest), mais aussi avec le reste du monde lui tiennent à coeur. Pour moi, cela est très important, car il va pouvoir redorer le blason du Sénégal.
Au niveau intérieur, je crois que ce qu'il a dit sur la Casamance [partie méridionale du Sénégal, en proie à une guerre larvée entre les indépendantistes et l’armée sénégalaise depuis plusieurs décennies] est quelque chose qui nous satisfait. Son discours sur la Casamance nous donne de l'espoir. C'est-à-dire, qu’avec lui il n'y aura pas d'exclus sur la crise casamançaise. Il faut essayer de ratisser large, de donner la parole à tous pour trouver des solutions aux crises en Casamance. Et ailleurs au Sénégal.
Propos recueillis par Pierre Cherruau
SlateAfrique
12/03/2012
Un camp militaire au nord du Mali aux mains des rebelles
Le camp militaire d'Amachach assiégé par les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) depuis des semaines est tombé. Le MNLA à majorité touareg le contrôle désormais, tandis que les militaires maliens seraient en fuite vers la frontière algérienne. Le sort de centaines de civils qui avaient trouvé refuge dans le camp est incertain: le Comité International de la Croix-Rouge qui tentait de se rendre sur place pour évacuer les civils se dit préoccuper mais aucun bilan de blessés ou d'éventuels détenus n'est pour l'instant disponible. Situé à quelques kilomètres de la ville de Tessalit, il s'agit d'un camp stratégique du fait de sa piste d'atterrissage notamment. Les circonstances exactes de la prise du camp sont encore floues, mais de sources concordantes les soldats maliens auraient pris la fuite après que les rebelles du MNLA aient lancé un assaut sur le camp. L'armée malienne - engagée dans de violents combats par intermittence ces dernières semaines-ne parvenait pas à ravitailler ses soldats. Il s'agit d'une prise hautement symbolique dans la région pour le MNLA, dont bon nombre des combattants avaient servi dans l'armée du colonel Kadhafi en Libye. Depuis le 17 janvier, le Mali est confronté à des attaques de rebelles touareg contre plusieurs localités et positions de l'armée dans sa partie Nord. Les combats ont provoqué le déplacement de 172.000 personnes, dont plus de 90.000 en Mauritanie au Burkina Faso et au Niger selon les Nations unies.
Bbc News
12/03/2012
Obama dit "sa consternation et sa peine" à Karzaï
Le président américain a contacté par téléphone son homologue Hamid Karzaï après le meurtre de 16 civils afghans par un soldat américain ce dimanche matin. Barack Obama a "présenté ses condoléances au peuple d'Afghanistan" et a souligné "l'engagement de son administration à établir les faits aussi vite que possible et à faire rendre des comptes à toute personne ayant une responsabilité" dans ce massacre. De son côté, le président afghan a "condamné" ce carnage, le jugeant "impardonnable". Très tôt dans la matinée, un soldat américain est sorti de sa base dans la province de Kandahar, un bastion taliban au sud du pays. Il a alors tiré sur des civils, tuant seize personnes, dont des enfants et des personnes âgées. Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta assure que le suspect est actuellement en détention et qu'une "enquête complète est en cours" pour tenter de comprendre ce drame.
12/03/2012
Un soldat américain tue au moins 16 civils à l'aveugle
En Afghanistan, au moins 16 civils ont été tués par un soldat américain ce dimanche 11 mars 2012 dans la province de Kandahar. L'homme a été placé en détention. La police afghane et la force de l'Otan en Afghanistan enquêtent pour connaître les circonstances exactes de ce drame qui risque d'aggraver le ressentiment de la population vis à vis des forces américaine. C'est la thèse d'un coup de folie qui est privilégiée pour l'instant. C'est en pleine nuit, à 3h du matin, que le soldat américain serait sorti de sa base militaire. Seul et armé, il serait entré dans plusieurs maisons et aurait ouvert le feu à l'aveugle sur des civils afghans. La plupart des victimes seraient des femmes et des enfants selon les autorités locales. Cette fusillade intervient dans un contexte déjà très tendu. La confiance, les relations entre la population afghane et les forces étrangères se détériorent. Le sentiment anti-américain est même à son comble depuis 2001. Le mois dernier, le pays s'était embrasé après l'incinération de corans dans une base américaine. De violentes manifestations et six militaires américains abattus par leurs collègues afghans. La force de l'Otan en Afghanistan et l'ambassade américaine ont présenté leurs condoléances aux familles des victimes de cette fusillade. Mais plusieurs sources militaires étrangères craignent des représailles dans les jours qui viennent. D'autant plus que le drame a touché la province de Kandahar, un bastion des talibans. Rfi.fr
Afp
20/02/2012
Un mort à Rufisque, nouvel appel de l'opposition à manifester
L’opposition sénégalaise a appelé à une nouvelle manifestation à Dakar lundi 20 février, toujours pour protester contre la candidature d’Abdoulaye Wade. Une annonce qui intervient alors qu’un jeune homme est décédé de ses blessures, suite aux affrontements entre police et manifestants ce week-end. Nouvel appel à manifester de l’opposition sénégalaise ce lundi 20 février, malgré l’interdiction officielle de tout rassemblement par les autorités du pays. « Nous lançons un appel à manifester à 15 heures (locales et GMT) place de l'Indépendance », a déclaré Alioune Tine, le coordinateur du Mouvement du 23 juin (M23), une coalition regroupant des partis d'opposition et des organisations issues de la société civile. Une information confirmée par la porte-parole d'un des candidats de l'opposition à la présidentielle, Cheikh Bamba Dièye, par ailleurs maire de Saint-Louis. Cette nouvelle manifestation contre la candidature du président Abdoulaye Wade à la présidentielle est prévue alors que les précédents rassemblements ont entraîné des affrontements violents avec les forces de l’ordre, notamment dans le quartier d’affaires du Plateau où se situe la place de l’Indépendance. À plusieurs reprises, la police a réprimé les manifestants, tirant des gaz lacrymogènes, des balles en caoutchouc, et même des pierres. Les heurts se sont étendus à d’autres quartiers de la capitale et dans plusieurs de ses banlieues. Bilan des violences dans la région de Dakar depuis vendredi : un mort et une vingtaine de blessés... Lire l'article sur Jeuneafrique.com
17/10/2011
Ibrahim Boubacar Keïta, jamais deux sans trois
Ibrahim Boubacar Keïta est le président du Rassemblement pour le Mali (RPM) et fait partie des candidats favoris pour succéder à Amadou Toumani Touré à la tête de l'État malien.
L’ancien Premier ministre, actuellement président du Rassemblement pour le Mali (RPM), quatrième force politique du Mali (avec 11 députés sur 147), s’apprête à livrer sa troisième bataille pour la conquête de Koulouba. S’il n’est pas encore investi (il devrait l’être en janvier 2012, à l’occasion du troisième congrès ordinaire de son parti), il a déjà accepté « avec humilité » l’appel des militants à défendre les chances du parti pour la présidentielle d’avril prochain... Suite
04/09/2011
Le comité d'enquête juge que la force utilisée a été excessive
Le comité de personnalités chargé d'enquêter sur l'incident meurtrier de la flottille pour Gaza du 31 mai 2010 a conclu dans son rapport rendu public vendredi que la force utilisée par Israël pour intercepter les navires avait été excessive.
Le comité d'enquête, qui est un organe indépendant établi en août 2010, a soumis vendredi matin son rapport au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué le porte-parole de ce dernier.
« Le Secrétaire général exprime sa gratitude aux membres du comité pour leur travail acharné et aux parties prenantes pour leur pleine coopération avec le comité », a ajouté le porte-parole dans une déclaration à la presse.
Le 31 mai 2010, neuf civils sont morts et plusieurs autres ont été blessés lors de l'interception par les forces militaires israéliennes d'une flottille de six navires partie de Turquie pour amener de l'aide à la population de Gaza, qui est soumise à un blocus par Israël depuis 2007.
« La décision d'Israël de procéder à l'abordage des navires avec une force significative, à une grande distance de la zone du blocus et sans avertissement final juste avant l'abordage, a été excessive et pas raisonnable », déclare le comité d'enquête.
Il note que « les forces de défense israéliennes ont fait face à une résistance significative, organisée et violente de la part d'un groupe de passagers quand elles ont procédé à l'abordage du Mavi Marmara, les obligeant à utiliser la force pour leur propre protection. Trois soldats ont été capturés, maltraités et mis en danger par ces passagers. Plusieurs autres ont été blessés. »
Le rapport juge que « les pertes en vies humaines et les blessés dus à l'usage de la force par les forces israéliennes lors de la prise du Mavi Marmara étaient inacceptables. » « Aucune explication satisfaisante n'a été fournie au comité par Israël au sujet de ces neuf décès. Les expertises médico-légales montrant que la plupart des décédés ont reçu plusieurs balles, notamment dans le dos, ou à bout portant, n'ont pas reçu d'explications appropriées dans les documents présentés par Israël », ajoute-t-il.
Les membres du comité notent par ailleurs qu'il y a eu « des mauvais traitements des passagers par les autorités israéliennes après l'interception des navires jusqu'à leur expulsion. »... Un.org
1er/09/2011
Le chef de l'Onu en Côte d'Ivoire fait ses adieux au président ivoirien
Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Côte d´Ivoire, YJ Choi, a présenté mercredi ses adieux au Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara, au terme de sa mission de près de quatre ans.
M. Choi a dit avoir eu la chance de servir le peuple ivoirien au cours de son mandat qui s'est achevé le même jour.
« Arrivé le 20 novembre 2007 à la tête de l'Opération des Nations Unies en Côte d';Ivoire (ONUCI), M. Choi a suivi et accompagné les différentes phases du processus électoral ivoirien et a notamment marqué de son empreinte la certification explicite des résultats de l';élection présidentielle, en particulier du second tour du 28 novembre 2010 », a souligné l';ONUCI dans un communiqué de presse.
Il a dit devant la presse avoir engrangé une grande expérience au cours de sa présence dans le pays et a exprimé ses meilleurs vœux à la Côte d';Ivoire.
M. Choi était accompagné du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d';Ivoire, Arnauld Akodjenou, qu';il a présenté au Président Ouattara. Il a remis au Chef de l';Etat ivoirien un exemplaire de son ouvrage « East and West. Understanding the rise of China » [Est et ouest, comprendre l';ascension de la Chine] publié en 2008.
20/08/2011
Laurent Gbagbo ne doit être jugé que par la Haute cour de justice
Le secrétaire national à la Communication du Front populaire ivoirien (FPI, parti de Laurent Gbagbo) Augustin Guéhoun a demandé vendredi à la justice ivoirienne de reconnaître le statut d'ancien chef d'Etat de M. Gbagbo dans la procédure judiciaire qu'elle vient d'entamer.
Dans une déclaration à la presse, M. Guéhoun a invité les autorités judiciaires qui ont pris la décision d'inculper le couple Gbagbo au respect des règles en la matière."M. Gbagbo est ancien chef d'Etat et il y a des dispositions à prendre à cet effet. Il ne doit être jugé que par la Haute cour de justice", a estimé le responsable de la communication du FPI. Concernant les charges retenues contre le couple Gbagbo, notamment "crimes économiques", "concussion", "détournements de deniers publics" et "vol aggravé", Augustin Guehoun a indiqué que le FPI prend acte de la décision du procureur, mais qu'il attend les preuves de ces charges. Le procureur de la République près le tribunal d'Abidjan Simplice Kouadio a annoncé jeudi l'inculpation pour "crimes économiques" de l'ancien chef d'Etat ivoirien Laurent Gbagbo et de son épouse, tous deux arrêtés depuis le 11 avril et assignés à résidence dans le nord du pays.
30/07/2011
Gestion de la crise ivoirienne / Voici le remplaçant de Choi
Le Sud-coréen, ChoiYoung-Jin, quittera la Côte d`Ivoire le 31 août prochain. L`information, qui circulait sous le boisseau, vient d`être éventé par l`AFP, qui a révélé hier jeudi 28 juillet, la nomination, par le secrétaire général des Nations unies (ONU), Ban Ki-moon, du Néerlandais Albert Gerard Koenders à la tête de la mission de l`ONU en Côte d`Ivoire (ONUCI). Le patron de l`ONUCI laissera une Côte d`Ivoire qui se remet progressivement de ses blessures. Nommé en 2007, le Sud-coréen a géré une situation électorale extrêment difficile. Parfois incompris, il a dû essuyer les critiques de tous les camps politiques. Avec tact, il a su gérer toutes les crises liées au processus électoral en Côte d’Ivoire. M. Koenders apporte avec lui plus de 25 ans d`expérience dans les affaires internationales, la coopération et le développement. Il a été ministre néerlandais de la Coopération et du Développement de 2007 à 2010. Avant cela, il a été membre de la chambre des représentants néerlandaise de 1997 à 2007. In l'Inter
30/07/2011
Le Conseil de sécurité proroge le mandat de l'ONUCI
Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé mercredi de proroger par une résolution adoptée sans vote le mandat de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) jusqu’au 31 juillet 2012.
Le Conseil a autorisé l’effectif de la composante militaire de l’ONUCI à rester de « 9.792 membres, dont 9.600 militaires du rang et officiers – parmi lesquels 2.400 hommes supplémentaires autorisés par les résolutions 1942 (2010) et 1967 (2011) – et 192 observateurs militaires ».
La composante de police de l’ONUCI restera de 1.350 agents, et les 8 agents des douanes précédemment autorisés sont maintenus. Le Conseil de sécurité a aussi décidé d’autoriser « une augmentation du nombre de policiers opérant à titre individuel à hauteur de 205 conseillers supplémentaires ».
Le Conseil rappelle que « le conflit armé et les attaques menées contre la population civile risquent fort de reprendre, en particulier sous l’impulsion de l’ex-Garde républicaine, des milices, des mercenaires, des prisonniers évadés ».
Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné « les atrocités et les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées tout au long de la crise qui a suivi les élections, notamment les exécutions extrajudiciaires, les mutilations, les arrestations arbitraires, les enlèvements de civils, les disparitions forcées, les vengeances, les violences à caractère sexuel ou sexiste – y compris à l’encontre des enfants – et le recrutement présumé d’enfants soldats dans tout le pays, en particulier à Abidjan et dans l’ouest du pays ».
S’exprimant mercredi devant le Conseil, le représentant de la Côte d’Ivoire a assuré que le gouvernement ivoirien s’attache depuis deux mois à garantir un retour à la normale, afin de pouvoir mettre en œuvre le programme du Président Ouattara, « élu à l’issue de la procédure la plus démocratique qu’ait connue la Côte d’Ivoire ».
Un.org
02/07/2011
L'ONUCI ouvre huit nouveaux camps militaires à l'ouest du pays
Alors que le Conseil de sécurité a autorisé mercredi la prorogation du déploiement de Casques bleus supplémentaires au sein de l'Opération des Nations Unies pour la Côte d'Ivoire (ONUCI), le Représentant spécial de l'ONU pour la Côte d'Ivoire, Y J Choi, a annoncé jeudi, la création de huit nouveaux camps militaires à l'ouest du pays. « Nous avons besoin d'une vision claire de l'établissement d'une structure nationale de sécurité et d'une ligne de commandement bien établie, qui permettrait le déploiement effectif des éléments de la police et de la gendarmerie à travers le pays. Ce qui permettrait, à son tour, le retour des éléments armés dans les casernes », a déclare le Représentant special par communiqué. « La solution fondamentale ne pourra venir que des autorités ivoiriennes avec le déploiement de la police et de la gendarmerie à travers le pays et le retour des militaires dans les casernes », a-t-il rappelé.
Il a également annoncé « la réhabilitation et l'équipement en mobiliers de bureaux et en véhicules, un certain nombre de préfectures et sous-préfectures, commissariats et gendarmerie endommagés dans les zones sensibles », a indiqué jeudi l'ONUCI par communiqué. L'objectif de ce projet est de ramener la stabilité à l'ouest du pays où la sécurité est encore menacée. M. Choi, a indiqué que le financement étant acquis, le système des Nations Unies avait déjà, à sa disposition, 2 milliards de francs CFA. Il a ajouté que la mission prévoit de réaliser ces projets avant la fin du mois de juillet.
Sur les élections législatives à venir, le Chef de l'ONUCI a fait savoir que des garanties doivent être apportées notamment dans la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), sur l'organisation de l'élection y compris les défis logistiques, le nombre de députés et la constitution d'une liste électorale. « Des décisions doivent être prises et s'il y a une volonté politique, techniquement on peut tenir les élections avant la fin de l'année », a-t-il affirmé. Concernant des rumeurs sur son éventuel départ de la mission de maintien de la paix, le Représentant spécial a indiqué que lors des consultations du conseil de sécurité à la mi-juillet, la décision pourra être prise.
20/06/2011
Le Conseil de sécurité recommande Ban Ki-moon pour un second mandat
Le Conseil de sécurité de l'ONU a recommandé vendredi à l'Assemblée générale des Nations Unies de nommer le Secrétaire général Ban Ki-moon pour un second mandat commençant en janvier 2012.
Lors d’une séance à huis-clos vendredi matin au siège de l’ONU à New York, les 15 membres du Conseil ont adopté par acclamation une résolution sur le renouvellement du mandat de Ban Ki-moon.
« Le Conseil de sécurité recommande à l'Assemblée générale que M. Ban Ki-moon soit nommé pour un second mandat commençant le 1er janvier 2012 et se terminant le 31 décembre 2016 », a dit à la presse le Président du Conseil de sécurité pour le mois de juin, le Représentant permanent du Gabon auprès des Nations Unies, Nelson Messone.
Selon l’article 97 de la Charte de l’ONU, le Conseil de sécurité fait une recommandation et l’Assemblée générale prend ensuite une décision sur la nomination. La pratique veut que le Conseil recommande un seul candidat.
Dans une déclaration publiée après l’annonce du Conseil de sécurité, le Secrétaire général, qui occupe ce poste depuis janvier 2007, s’est dit vendredi « profondément honoré par le vote unanime du Conseil de sécurité ».
« C’est un immense privilège de servir cette grande Organisation en tant que Secrétaire général, et je suis reconnaissant pour la confiance et le soutien accordés », a ajouté Ban Ki-moon. « Lors des quatre ans et demi passés, nous avons travaillé ensemble étroitement avec tous les Etats membres, y compris le Conseil de sécurité, pour réaliser des progrès sur les questions cruciales de la paix et de la sécurité, du développement et des droits de l’homme ».
Le chef de l’ONU s’est dit « fier de tout ce que nous avons fait ensemble, même si je suis conscient des formidables défis devant nous ». « Au 21e siècle, les Nations Unies comptent d’une manière différente et plus profonde. Je suis motivé et préparé à continuer notre travail ensemble avec les Etats membres, en respectant les principes inscrits dans la Charte », a-t-il ajouté.
06/06/2011
Recours à la force contre toute nouvelle mutinerie
L'armée burkinabè a décidé d'empêcher par la force toute nouvelle mutinerie de militaires, a averti vendredi l'état-major, alors qu'une opération était en cours contre des mutins dans la capitale économique Bobo Dioulasso (sud-ouest). Face aux mutineries qui se succèdent depuis fin mars, le commandement a décidé d'une opération militaire de rétablissement de l'ordre dont le but est d'empêcher par la force, incluant l'usage des armes, les tirs, pillages et actes de vandalisme d'éléments militaires mutins au sein des différentes garnisons du Burkina Faso, indique-t-il dans un communiqué.
Le président Blaise Compaoré a envoyé vendredi un détachement de sa garde, appuyé par des parachutistes commandos et la gendarmerie de Bobo Dioulasso, mater les mutins qui ont semé la panique dans la ville depuis mardi soir, espérant donner un coup d'arrêt à la grogne dans l'armée qui déstabilise son pouvoir.
Romandie.com
30/05 2011
L'ONU salue une évolution positive
Les Chefs des Missions de paix des Nations Unies en Afrique de l''Ouest réunis à Dakar pour leur 21ème réunion de concertation de Haut Niveau ont salué, samedi, l''évolution positive de la situation politique en Côte d''Ivoire et se sont dit prêts à aider le peuple ivoirien à relever les défis à venir.
Réunis afin de coordonner leurs actions, les Chefs des Missions de paix se sont félicités des dénouements de la crise postélectorale ivoirienne et ont salué l''évolution positive de la situation politique, notamment marquée par l''investiture du président, Alassane Ouattara, en présence de plusieurs personnalités, y compris le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.
Les Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour le Libéria, la Guinée Bissau, l''Afrique de l''Ouest et le Représentant exécutif du Secrétaire général pour la Sierra Léone, ont été informés des nouveaux chantiers en Côte d''Ivoire par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d''Ivoire, YJ Choi.
M. Choi a énoncé les défis à relever en matière de sécurité, d''assistance humanitaire, de respect des droits de l''homme et de réconciliation nationale, ainsi que la tenue des élections législatives. Après cet exposé, les Chefs des Missions de paix ont répété que l''ONU se tenait prête à aider le peuple ivoirien, afin de retrouver une paix durable, préalable à un développement économique harmonieux.
Les Chefs des Missions de paix ont tenu à exprimer leur préoccupation par rapport à l''impact de la crise ivoirienne dans la sous-région et notamment au Libéria.
Selon les chiffres du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), 180.000 réfugiés ivoiriens auraient traversé la frontière depuis le début de la crise et continuent d''y affluer. Les rapports font par ailleurs état de mouvements de présumés combattants ivoiriens à la frontière et du retour des mercenaires libériens.
Evoquant la situation générale en Afrique de l''Ouest, les participants ont souligné l''organisation d''élections jugées crédibles et transparentes au Bénin, au Cap-Vert, au Niger et au Nigéria. Selon eux, le bon déroulement de ces processus électoraux témoigne des avancées démocratiques dans la région.
14/05/2011
Mandat proroge jusqu’au 31 juillet 2011
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l'unanimité vendredi à New York une résolution prolongeant le mandat de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) jusqu'au 31 juillet. S'exprimant à l'issue du vote, le représentant de la Côte d'Ivoire aux Nations unies, Youssoufou Bamba, a indiqué que sa délégation saluait l'adoption de la résolution. La Côte d'Ivoire traverse actuellement une transition politique suite à plusieurs mois de violents affrontements qui ont conduit le 11 avril dernier à l'arrestation de l'ancien homme fort, Laurent Gbagbo, par les forces fidèles à Alassane Ouattara, le président élu certifié par l'ONU qui a prêté serment la semaine dernière. "Ma délégation aimerait souligner que nous traversons une transition et la Côte d'Ivoire sort progressivement de la crise," a indiqué M. Bamba. "La situation sécuritaire devrait être renforcée et j'aimerais noter qu'elle reste encore volatile, particulièrement dans l'ouest du pays". En plus du renouvellement du mandat de l'ONUCI, la résolution a autorisé aussi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki- moon, à proroger le déploiement des troupes des Nations unies au Liberia voisin afin de fournir un soutien supplémentaire à l'ONUCI.
05/04/2011
Le Fatah et le Hamas enfin d'accord
Les dirigeants des deux principales factions palestiniennes, le Hamas et le Fatah ont conclu un accord de réconciliation qui marque la fin de quatre années d'opposition. L'accord, prévoit la formation d'un gouvernement d'indépendants pour préparer des élections présidentielle et législatives simultanées dans un délai d'un an. S'exprimant lors de la signature de ce pacte au Caire, le président Palestinien, Mahmoud Abbas - par ailleurs président du Fatah, a déclaré que les Palestiniens ont tourné ce qu'il considère avoir été une page sombre de leur histoire. Au nom du Hamas dont il est le chef, Khaled Mechaal a souhaité "l'établissement d'un Etat palestinien indépendant et souverain en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Jérusalem pour capitale, sans renoncer d'un pouce au droit au retour". A Gaza et en Cisjordanie, des jeunes ont accueilli la signature de cet accord par des scènes de joie. Dans la ville de Gaza, environ 700 manifestants ont défilé jusqu'à la place centrale du Soldat inconnu, en brandissant le drapeau national palestinien, et des fanions verts, pour les islamistes du Hamas, et jaunes, pour les nationalistes du Fatah.
BBC
30/04/2011
Nouvelles émeutes dans le Sud
De nouvelles violences ont touché vendredi une ville du sud du Burkina Faso, Manga, mais des policiers entrés en mutinerie mercredi, ont appelé à y mettre fin après concertation avec le gouvernement. Quatre élèves de Manga ont été blessés par la police, dont trois par balle, lors d'une manifestation au cours de laquelle les jeunes ont ensuite mis le feu au commissariat de la ville. Après avoir abandonné les cours, les élèves sont allés manifester à proximité du commissariat pour protester contre une mutinerie de policiers qui s'était produite jeudi, au cours de laquelle une de leurs camarades avait été blessée par une balle perdue à son domicile. Ils ont voulu franchir un barrage érigé par les policiers qui ont d'abord tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de les disperser, les jeunes ripostant par des jets de pierres.
Blessés par balle
Puis, débordés par l'afflux de manifestants, les policiers ont fait usage de leurs armes, selon un habitant interrogé par téléphone. "Il y a un élève de 3è qui a été blessé et évacué au Centre hospitalier national de Ouagadougou", a-t-il ajouté. Une source édicale a précisé que les trois autres blessés pouvaient être pris en charge "sans problème" par le centre médical local. Les policiers ont ensuite abandonné le commissariat qui a été incendié par les jeunes. Pour la première fois depuis le début d'une vague de contestation populaire qui a débuté fin février au Burkina Faso, des policiers, suivant l'exemple de soldats, s'étaient mutinés mercredi et jeudi à Ouagadougou et plusieurs autres villes. Tout comme les soldats - dont ceux de la garde présidentielle - qui se sont mutinés à plusieurs reprises depuis la mi-mars dans plusieurs villes du pays, y commettant de nombreux pillages, les policiers réclament de meilleures rémunérations et le départ de certains de leurs chefs. A l'issue de deux jours de concertation avec le ministre de la Sécurité, Jérôme Bougouma, ils ont appelé à cesser "toute forme de manifestation" et présenté leurs "excuses pour les désagréments subis" par les usagers... Suite
3004/2011
Des miliciens remettent leurs armes aux FRCI et plaident le retour de Blé Goudé
Dans la matinée du vendredi 29 avril 2011, les combattants du Front de libération de la Côte d’Ivoire ont décidé de s’inscrire dans le processus de paix lancé par le Président Alassane Ouattara. Lors de cette huitième rencontre, ils ont remis symboliquement des armes au général Gueu Michel, parrain de la cérémonie.
Après les médiateurs Bema Ouattara et Djué Eugène, l’honneur est revenu au Commandant Guibetri, porte-parole de tous les groupements patriotiques armés de Yopougon de demander à ses hommes de déposer les armes. «Le temps de la guerre est terminé», a-t-il déclaré. Cet ancien orateur du parlement de Yopougon a demandé au parrain de ne pas les laisser à la merci des combattants Frci qui pourraient d’une manière ou d’une autre commettre des exactions sur lui et ses amis. ‘’Il y a un temps pour faire la guerre et il y a un temps pour s’asseoir et discuter. Les Ivoiriens depuis dix ans se battent et aujourd’hui à travers les jeunes que nous sommes, nous allons nous asseoir pour discuter afin de préserver la Côte d’Ivoire qui est essentielle pour nous.’’, a-t-il dit. Dans la même veine, Guibetri a demandé ‘’la cessation immédiate des descentes musclées dans les cours et les domiciles des partisans de Laurent Gbagbo. Mais aussi nous demandons la cessation immédiate des descentes musclées chez les militants Rhdp’’. Aussi, a-t-il souhaité le retour de leurs leaders de la galaxie patriotique notamment Charles Blé Goudé, qui aurait donné sa caution pour la tenue du désarmement. ‘’Charles Blé Goudé a été d’accord que ce matin là, cette cérémonie ait lieu. Pour sa part, le général Philippe Mangou a expliqué aux jeunes de Yopougon la vision du président de la République Alassane Ouattara dont l’objectif est d’unir tous les fils du pays pour son développement. Pour lui, il faut mettre fin à l’hémorragie car le temps de faire la paix est arrivé. ‘’C’est en cela que nous ex-fds avons fait allégeance à SEM. le Président de la République le Dr. Alassane Dramane Ouattara pour nous mettre à ses côtés, pour nous mettre à sa disposition pour les missions qu’il voudrait bien nous confier dans le cadre de notre mission générale. Le représentant du Pnrc, a rassuré les jeunes combattants quant à leur réinsertion dans le tissu social. Avant l’installation du commissaire Lezou nouveau patron du 16è Arrondissement, c’est le commandant Maguy Le Tocard qui a remis symboliquement les armes au général Gueu Michel. Une cérémonie sécurisée avec près de deux cents véhicules et chars de combats sur le boulevard de la Paix de Yopougon. La cérémonie de désarmement des jeunes patriotes de Yopougon s’est déroulée malgré les tirs et coups de feu sporadiques dans certains endroits.
Dosso Villard, depuis Yopougon
27/04/2011
Le chef du "Commando invisible" appelle les siens à désarmer (adjoint)
Ibrahim Coulibaly, chef du "Commando invisible" qui avait déclenché en janvier une insurrection contre le président ivoirien déchu Laurent Gbagbo à Abidjan, a demandé mardi à ses hommes de désarmer, pour répondre à l`exigence du chef d`Etat Alassane Ouattara, a indiqué son adjoint.
"Le général (Ibrahim Coulibaly, dit "IB") a dit à ses hommes qu`il faut qu`ils déposent les armes (...) Les éléments (du commando) ont reçu l`information, on verra la suite", a déclaré à l`AFP Félix Anoblé, numéro deux du groupe. M. Anoblé a indiqué avoir rencontré mardi des chefs des Forces républicaines (FRCI) du président Ouattara, de la mission de l`ONU (Onuci) et de la force française Licorne, alors que l`ex-putschiste Coulibaly a demandé récemment à être reçu par le chef de l`Etat pour se mettre à sa disposition. Le Premier ministre Guillaume Soro a transmis un message au chef du "Commando invisible" dans lequel il lui demande "de déposer les armes immédiatement et sans conditions, de venir discuter avec (M. Soro) et pouvoir après faire allégeance" à M. Ouattara, a précisé le numéro deux du groupe.
M. Soro, adversaire historique d`Ibrahim Coulibaly au sein de la rébellion de 2002 qui forme désormais le gros des FRCI, avait été accusé lundi par M. Anoblé de faire obstacle à la demande d`"IB" de rencontrer M. Ouattara. Le "Commando invisible" avait pris à partir de janvier le contrôle de larges zones du nord d`Abidjan, déstabilisant le régime bien avant l`arrestation de M. Gbagbo le 11 avril. M. Ouattara a menacé vendredi de "désarmer par le force" le "Commando invisible" et d`autres groupes armés encore actifs à Abidjan, s`ils ne déposaient pas "rapidement" les armes.
http://jacquesrogershow.net
24/04/2011
Le ''commando invisible'' réaffirme sa mise à la disposition du Président Ouattara
Dans une déclaration rendue publique vendredi, le ''commando invisible'' commandé par le 'général' Ibrahim Coulibaly dit 'IB' et qui tient les positions d'Abobo et Anyama (ouest d'Abidjan), affirme se mettre à la disposition du Président Alassane Ouattara et interpelle donc les Forces nouvelles (FN) membres des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) à cesser toute attaque contre lui. Sous la signature de Gnizako Emmanuel, les éléments du 'général IB' appellent les FN membres des FRCI, « si elles soutiennent effectivement le Président Alassane Ouattara, à cesser toute attaque contre lui et à concentrer leur énergie au désarmement effectif des miliciens ».
Le ''commando invisible'' invite toutes les forces à la retenue et à la cohésion, renouvelle avec insistance, son ardent souhait de rencontrer le Chef suprême des armées de Côte d'Ivoire et invite les populations au pardon, à l'union, à la discipline et au travail. Affirmant reconnaître l'autorité du Président élu de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, le ''commando invisible'' déclare en outre se tenir à sa disposition pour la pacification de la ville d'Abidjan et des autres localités encore sous contrôle des milices et de forces incontrôlées.
Selon le site lepanafricain.con Le Président Ouattara reçoit le ''Général'' IB et le Commando Invisible ce lundi 25 Avril 2011 à 11heures au Golf Hotel.
Crionline
25/04/2011
Simone Gbagbo en résidence surveillée à Odienné
Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, retenue depuis le 11 avril au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara à Abidjan, a été placée en résidence surveillée à Odienné, dans le nord-ouest du pays. Le ministre ivoirien de la Justice Jeannot Ahoussou Kouadio, a annoncé samedi 23 avril que Simone Gbagbo se trouvait depuis vendredi en résidence surveillée dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire. "Mme Gbagbo est partie à Odienné, en résidence surveillée, hier (vendredi), très tôt le matin", a déclaré à l'AFP Jeannot Ahoussou Kouadio. Mme Gbagbo, autant respectée pour son parcours dans l'opposition que crainte pour son rôle de "présidente" à poigne, a été souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans du camp adverse. Elle avait été arrêtée avec son mari et une centaine d'autres personnes à la résidence présidentielle, après une offensive des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l'ONU. L'ex-couple présidentiel a dans un premier temps été retenu au Golf Hôtel d'Abidjan, QG de M. Ouattara. Des enfants et des employés arrêtés le 11 avril avec les Gbagbo ont été libérés du Golf Hotel la semaine dernière. M. Gbagbo a lui été transféré le 13 avril dans le nord du pays. Selon des sources concordantes, il se trouve dans une résidence présidentielle dans la grande ville de Korhogo, sous la garde des forces pro-Ouattara et de l'ONU.
jeuneafrique.com
15/04/2011
L'Onuci organise un défilé pour la paix à Abidjan
Dans le sillage de la reddition de l'ancien Président Laurent Gbagbo lundi qui a marqué un tournant décisif dans la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, l'Opération des Nations Unies dans ce pays (ONUCI) a organisé jeudi 14 avril 2011 un défilé pour la paix dans les principales artères du district d'Abidjan.
Une caravane composée de plusieurs dizaines de voitures a sillonné la capitale économique ivoirienne pour marquer l'amélioration notable de la situation sécuritaire, préalable à une reprise des activités à travers tout le pays, a souligné l'ONUCI dans un communiqué.
L'ONUCI espère que ce défilé sera un encouragement aux populations en vue d'un retour à la vie normale.
« En prenant l'initiative de la manifestation, l'ONUCI a voulu rendre hommage au peuple ivoirien qui a trouvé, en lui-même, les ressorts et les moyens pour régler l'impasse politique avec un appui de la communauté internationale », ajoute la Mission. Une trentaine de véhicules militaires et quarante véhicules civils ont participé à cette parade, a précisé le porte-parole de l'ONUCI, Hamadoun Touré.
Après avoir pris part au défilé pour la paix, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Y J Choi, a noté une amélioration de la situation dans la zone visitée.
« Je ne serai pas surpris de voir que les voitures, les taxis sortiront de plus en plus en grand nombre d’ici la fin de la semaine », a-t-il estimé devant la presse. « Nous allons contribuer à encourager les populations à sortir de leur maisons et à reprendre leurs activités », a ajouté le Représentant spécial.
M Choi a reconnu que certains quartiers n’étaient pas encore sécurisés. « Il y a encore des tireurs embusqués à Yopougon », a-t-il dit. Il est difficile à l’ONUCI de faire circuler toutes ces voitures dans les ruelles des quartiers, justifiant ainsi le fait que l’ONUCI se soit limitée à organiser la parade dans les grandes artères des quartiers du district d’Abidjan.
un.org
06-04-2011
Laurent Gbagbo toujours décidé à sauver son poste
Laurent Gbagbo est sorti de son silence mardi soir, mais c’était pour affirmer à nouveau qu’une reddition était exclue à ce stade. D’intenses tirs à l’arme lourde ont repris à Abidjan à l’aube mercredi.
Jusqu’au bout, le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo aura cherché à sauver son poste. À la tête d’une armée détruite, retranché dans sa résidentielle présidentielle, il refuse toujours de reconnaître la victoire de son rival, Alassane Ouattara, à l’élection du 28 novembre. Lundi soir, il est sorti d'un long silence, accordant coup sur coup des interviews téléphoniques à la chaîne d’information française LCI et à la radio française RFI. Il a certes reconnu que son armée avait été défaite, après les frappes aériennes conjointes de l’Onuci et de la force française Licorne. Mais son message était ailleurs : il affirmé une nouvelle (et dernière ?) fois qu’il ne négocierait pas son départ de la présidence, convaincu qu’il semble être d’avoir remporté l’élection présidentielle. « La seule chose qui reste à négocier », lui a rétorqué le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé sur France info mercredi matin, ce sont les « conditions » de son départ. « Nous avons demandé à l'ONU de lui garantir son intégrité physique, ainsi qu'à sa famille [...] et d'organiser les conditions de son départ. C'est la seule chose qui reste à négocier désormais », a déclaré Juppé. Interrogé sur un éventuel exil en Mauritanie, il a répondu : « Je n'ai pas d'indication là-dessus. ». Alain Juppé a par ailleurs dénoncé un « entêtement absurde » de Laurent Gbagbo, qui n’a « désormais plus aucune perspective [...], tout le monde l'a lâché »… Suite
03/04/2011
En faisant recours a la rue et au patriote, l'ex président Laurent Gbagbo a avoue clairement les limites de sa force militaire.
Appeler les patriotes et les jeunes dans la rue, pour créer le bordel, tuer, piller et éventuellement sécuriser le Palais, n'est ce pas reconnaître que le rapport de forces militaire est en sa défaveur? Tel est pris qui croyait prendre! Laurent Gbagbo et ses forces ne contrôlant aucune frontière terrestre, aérienne et maritime, ils ne peuvent recevoir ni armes, ni munitions, ni renforts au moment ou les FRCI qui savent le potentiel des poudrières, préparent l'assaut final. Sentant venir la défaite militaire, Laurent Gbagbo rêve debout en croyant que les jeunes aux mains dites nues, pourront le sauver. Alors! 2011 n'est pas 2004. En 2004 Il n'y avait pas d'élection. Et personne n'exigeait le départ de Gbagbo. C'est pourquoi la France et Chirac l'ont laissé au pouvoir , quand aucun acteur ivoirien n'a osé le déposer. Pourtant Licorne avait gagné la bataille militaire et chassé de l'Ivoire les chairs à canon de Gbagbo. En 2011, Gbagbo a perdu une élection et a contre lui le monde entier. En appelant à son secours les jeunes "aux mains nues", pour réussir là ou les militaires ont échoué, le Machiavel des Lagunes recourt aux vieilles stratégies et recettes, qui ne pourront pas le maintenir durablement au pouvoir. On croyait pourtant que Gbagbo disposait de nouvelles cartes. Mais rien en dehors de la logique du pire, du chaos, du désespoir et de la désolation dans "son" pays. Car, finalement à la manière de la mère qui demande au roi Salomon de découper son bébé, on est en droit de se demander, si au fond Gbagbo est vraiment "Ivoirien". "L'étranger" n'est pas forcément celui qu'on croit. On en saura plus dans les heures ou les jours à venir....!
Hélène Sery
03/04/2011
L'Onuci accuse le camp Ouattara
Engagé dans une bataille décisive à Abidjan, le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par la communauté internationale, doit se défendre d'accusations de massacres dans l'ouest du pays, un "Far West" déchiré par les violences depuis des années.
Lundi, au lancement d'une offensive sur le Sud qui les a conduits en quelques jours jusqu'aux bastions du président sortant Laurent Gbagbo à Abidjan, les Forces républicaines (FRCI, pro-Ouattara) avaient attaqué la ville de Duékoué, carrefour stratégique de l'Ouest. Après de très durs combats, la ville tombait mardi aux mains des FRCI. Vendredi soir, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a créé un choc en annonçant, sur la base d'informations recueillies sur place, qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées à Duékoué dans cette seule journée. Il évoquait sans plus de précision des "violences intercommunautaires".
L'ONG catholique Caritas a de son côté fait état d'"un millier" de tués ou de disparus, mais n'a pas désigné non plus de responsables. Mais samedi l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci), qui reconnaît M. Ouattara et assure même la protection de son QG du Golf hôtel, a clairement accusé ses troupes. Si son premier bilan, qui devrait être revu à la hausse après l'enquête en cours, évoque "330 morts" de lundi à mercredi, dont 100 tués par des "mercenaires pro-Gbagbo", l'Onuci a affirmé que "la plupart" des victimes ont été "exécutées par les "dozos" (chasseurs traditionnels du Nord) des FRCI".
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) a "confirmé l'existence de massacres dans la ville de Duékoué", mais selon elle le total de "plus de 800 personnes exécutées" correspond aux exactions de quatre mois de crise post-électorale. Gravement mises en cause, les forces pro-Ouattara ont assuré avoir tué "des miliciens et pas des civils". "Laurent Gbagbo avait plus de 800 mercenaires libériens et miliciens, souvent des jeunes de la région", a affirmé la porte-parole de M. Ouattara, Anne Ouloto. De nombreux témoignages ont fait état de tueries commises par des mercenaires libériens et des miliciens pro-Gbagbo dans la région au long de la crise post-électorale. A Duékoué, l'Onuci a d'ailleurs indiqué avoir découvert un puits dans le QG d'un chef milicien contenant "beaucoup de corps"… Suite
03/04/2011
Le Camp Ouattara parle d'accusation sans fondement
Ce samedi 2 avril 2011, M. Guillaume Ngefa, Chef adjoint de la Division des droits
de l’Homme de l’ONUCI a accusé, sur les antennes de la chaîne internationale
France 24, des chasseurs dozos d’être les auteurs des exécutions extrajudiciaires
de plus de 330 personnes à Duékoué. Selon le Chef adjoint de la Division des droits
de l’Homme de l’ONUCI, ces chasseurs dozos appartiendraient aux Forces
Républicaines de Côte d’Ivoire
Le gouvernement constate que l’ONUCI s’était retiré de la ville de Duékoué avant la
libération de la ville par les Forces Républicaines au moment même ou celle-ci
étaient en proie aux pillages et exactions de tous ordres que commettaient des
milices et mercenaires de M. Laurent GBAGBO.
Le Gouvernement relève avec regret que les allégations du Chef adjoint de la
Division des droits de l’Homme de l’ONUCI ne sont étayées par aucun élément de
preuve matérielle issue d’une enquête préalable et s’interroge sur la méthode à partir
de laquelle M. Guillaume Ngefa a pu déterminer que les 330 personnes assassinées
étaient l’oeuvre des chasseurs dozos appartenant aux Forces Républicaines de Côte
d’Ivoire.
Sans défendre la confrérie des chasseurs dozos, le Gouvernement note que les
affirmations de Monsieur Ngefa sont extrêmement dangereuses et de nature à
stigmatiser cette confrérie de chasseurs traditionnels, majoritairement originaires du
Nord de la Côte d’Ivoire; une confrérie dont les membres disposent de nombreuses
plantations dans cette région Ouest du pays.
Le Gouvernement élève une vive protestation contre de telles allégations sans
fondement ni preuve qui sont de nature à jeter l’opprobre sur les Forces
Républicaines de Côte d’Ivoire.
Le Gouvernement dément vigoureusement les graves allégations tendant à faire
croire que des chasseurs traditionnels dozos sont membres des Forces
Républicaines de Côte d’Ivoire.
Le Gouvernement rappelle que selon les termes de l’ordonnance n°2011-002 du 17
mars 2011, les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire sont composées uniquement
des éléments des anciennes Forces armées de Côte d’Ivoire (FDS-CI) et des
anciennes Forces armées des Forces Nouvelles (FAFN).
Le Gouvernement rappelle également les termes de son communiqué n° 2/04/2011
dans lequel il avait fermement démentit toute implication des Forces Républicaines
de Côte d’Ivoire dans d’éventuelles exactions commises à l’Ouest du pays.
Le Gouvernement réitère son appel aux organisations des droits de l’homme à venir
enquêter en Côte d’Ivoire en vue de faire connaître la vérité sur les auteurs des
violations massives de droits de l’Homme.
A cet égard, le Gouvernement attend impatiemment l’arrivée en Côte d’Ivoire de la
Commission d’enquête internationale créée par le Conseil des Droits de l’Homme à
travers la résolution A/HRC/16/25.
Dores et déjà, le Gouvernement informe la communauté nationale et internationale
que ce jour, samedi 02 avril 2011, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des
Droits de l’Homme a instruit le Procureur Général près la Cour d’Appel de Daloa,
d’ouvrir une information judiciaire en vue de déterminer les auteurs de ces crimes
constatés à l’Ouest du pays, les conditions de leur commission, et l’arrestation de
leur auteur afin que justice soit rendue.
Le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire réitère, enfin, le ferme
engagement du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA et de son
Gouvernement à veiller au strict respect des droits de l’Homme et à traduire devant
les juridictions nationales et internationales tout auteur d’exactions contre les
populations civiles.
Fait à Abidjan le 2 avril 2011
Me Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO
30/03/2011
Gbagbo et son clan visés par des sanctions de l'ONU
Dans une résolution adoptée mercredi à l'unanimité, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'appliquer des sanctions ciblées à l'encontre de cinq personnes considérées comme faisant « obstacle à la paix et à la réconciliation en Côte d'Ivoire ». Parmi ces cinq personnes figurent le président sortant Laurent Gbagbo et son épouse Simone Gbagbo.
Le Conseil de sécurité a décidé « d'adopter des sanctions ciblées à l'encontre des personnes qui répondent aux critères établis dans la résolution 1572 (2004) et les résolutions subséquentes, notamment les personnes qui font obstacle à la paix et à la réconciliation en Côte d'Ivoire et aux activités de l'ONUCI et des autres acteurs internationaux en Côte d'Ivoire et qui commettent de graves violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire ».
Selon la résolution, cinq personnes feront l'objet de sanctions sur les opérations financières et les voyages :
Laurent Gbagbo, ancien Président de la Côte d'Ivoire, fait l'objet de sanctions pour « obstruction au processus de paix et de réconciliation, rejet des résultats de l'élection présidentielle ».
Simone Gbagbo, en tant que Présidente du Groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI), fera aussi l'objet de sanctions aux motifs « d'obstruction au processus de paix et de réconciliation, incitation publique à la haine et à la violence ».
Désiré Tagro, Secrétaire général « du soi-disant Cabinet présidentiel de M. Gbagbo », figure sur la liste pour sa « participation au gouvernement illégitime de M. Gbagbo, rejet des résultats de l'élection présidentielle », ainsi que pour son implication « dans des répressions violentes des mouvements populaires en février, novembre et décembre 2010 ».
Pascal Affi N'Guessan, Président du Front populaire ivoirien (FPI), est aussi visé par les sanctions pour « obstruction au processus de paix et de réconciliation, incitation à la haine et à la violence ».
Alcide Djédjé, proche Conseiller de M. Gbagbo, est ciblé pour sa « participation au gouvernement illégitime de M. Gbagbo, obstruction au processus de paix et de réconciliation, incitation publique à la haine et à la violence »... Suite
28/03/2011
Le Président américain réaffirme la victoire de OUATTARA
Les États-Unis reconnaissent Alassane Ouattara comme le président légitime de la Côte-d'Ivoire et invitent Laurent Gbagbo à accepter le verdit des urnes dans l’intérêt du pays et du peuple de Côte d’Ivoire. La Côte d'Ivoire devrait et pourrait être un exemple de succès en Afrique, avec une économie prospère, une histoire riche et une démocratie vibrante.
Le président Obama suit l’évolution de la situation en Côte d'Ivoire. Pendant sa rencontre avec des jeunes leaders africains à la Maison Blanche en Août dernier, il a échangé avec un jeune participant Ivoirien et a affirmé que "l'avenir de l'Afrique appartient aussi aux sociétés qui protègent les droits de tous ses peuples, particulièrement ses femmes." Il a déclaré que "les États-Unis d'Amérique porteront assistance à tout pays africain qui considérez la justice, le progrès, les droits de l'homme et la dignité de tous les peuples".
Cette déclaration est d’autant plus importante aujourd'hui car la violence contre des civils non armés s’est accrue, augmentant des craintes que la Côte d’Ivoire pourrait descendre dans la guerre civile. Le président Obama a fortement condamné les actes répétées de violence contre des civils non armés, particulièrement des femmes et invite tous les leaders à cesser la violence.
Les États-Unis ne sont pas les seuls à défendre le choix du peuple de Côte-d'Ivoire. La communauté internationale à l’unanimité a reconnu Alassane Ouattara comme vainqueur incontesté des élections en Côte d'Ivoire. L'Union africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et le conseil de sécurité de l'ONU ont tous appelé à plusieurs reprises Laurent Gbagbo à céder immédiatement le pouvoir.
Selon le Président Obama, les Etats Unis opteront pour un transfert pacifique du pouvoir en Côte d'Ivoire et apporteront un appui à la démocratie.
18/03/2011
La Cédéao doit s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire (Cour de justice régionale)
Les 15 Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont reçu l'ordre de la Cour de justice régionale de s'abstenir de l'usage de la force en Côte d'Ivoire, dans une décision provisoire vendredi.
Le tribunal, qui avait été saisi d'une requête déposée au nom du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, "ordonne aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l'article 23 du règlement de la Chambre" a indiqué la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana.
"Cet article, a-t-elle précisé, prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver le conflit".
L'affaire sera jugée sur le fond le 9 mai.
Laurent Gbagbo avait saisi en février la Cour de justice de la Cédéao pour contester la décision de la Communauté économique d'exiger son départ de la présidence de Côte d'Ivoire.
Le 7 décembre, un sommet de la Cédéao avait exigé le retrait du pouvoir du chef d'Etat sortant ivoirien, reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre et suspendu la Côte d'Ivoire de l'organisation régionale.
La Cédéao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force s'il refusait.
L'avocat de Laurent Gbagbo, Mohamed Faye, s'est félicité de cette décision, soulignant qu'"aucune institution de la Cédéao ne devrait prendre quelque action que ce soit susceptible d'aggraver la situation tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond".
18/03/2011
Communiqué du Cosim (Conseil Supérieur des Imams)
Après les attaques et destructions perpétrées contre des mosquées et des lieux de culte musulman (dont la liste, hélas, s’allonge de jour en jour) après la profanation, dans ces mêmes lieux, du Coran, Livre sacré des musulmans, des individus mal intentionnés et armés, s’en prennent aux Imams , guide religieux musulmans et la communauté musulmane.
Le 8 mars dernier, à Bloléquin, c’est l’Imam Issiaka Sacko et son fils qui sont froidement assassinés. Le mardi 15 mars, c’est l’Imam Bamoussa Diabaté de la mosquée de Port Bouet 2, qui est mortellement atteint d’une balle avant l’office de 18 h 30.
Ce même jour, vers 20 heures, des individus à bord d’un véhicule, lance une grenade dans la mosquée Kaaf de Boribana, à Attécoubé, faisant deux morts et une vingtaine de blessés.
A l’occasion de toutes ces épreuves imposées à la communauté musulmane, le Conseil Supérieur des Imam (COSIM), exprime son indignation et sa ferme condamnation.
Le COSIM, sans répit, conscient de ses responsabilités et soucieux de la cohésion nationale, appel à la retenue, au dépassement de soi afin que s’impose en Côte d’Ivoire « une commune volonté de vie commune ».
Le COSIM réaffirme que la crise qui mine notre pays depuis plus d’une décennie, trouve sa source dans des questions d’ordre politique mal posées et mal résolues.
Le COSIM invite la communauté musulmane à la patience, et à l’endurance afin de ne pas tomber dans le piège qui veut transformer ce conflit politique en un conflit entre religions.
Le COSIM, une fois de plus, rappelle aux forces de l’ordre leur devoir républicain.
Enfin, le COSIM invite fraternellement tous les croyants, de quelque obédience religieuse qu’ils soient, à solliciter, dans la Foi, dans la vérité, dans l’humilité, le secours du Tout-Puissant et Tout-Compatissant.
Allah ne nous exhorte t’il pas dans le Coran : « Ô les croyants ! Cherchez secours dans l’endurance et le salut. Car Allah est avec ceux qui sont endurants (S 2 V153)
Qu’Allah entende nos supplications, amine.
Fait à Abidjan le 17 Mars 2011
Le Bureau Exécutif du COSIM
18/03/2011
Pretoria reconnaît la victoire de Ouattara en Côte d'Ivoire
L'Afrique du Sud soutient l'Union africaine dans sa reconnaissance d'Alassane Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle du 28 novembre en Côte d'Ivoire, a déclaré jeudi le président Jacob Zuma.
Le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, conteste la victoire de son rival, reconnue par les Nations unies, et refuse de céder le pouvoir.
Jacob Zuma a déclaré en réponse à une question au parlement que l'Afrique du Sud "soutient pleinement la position adoptée le 10 mars par l'Union africaine, à savoir que M. Ouattara est reconnu comme le vainqueur, ce qui constitue une réaffirmation de la position adoptée par la Cédéao" (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).
Il a ajouté que l'Afrique du Sud soutenait les tentatives de l'UA de trouver une solution pacifique à la crise ivoirienne.
Précédemment, Jacob Zuma et la diplomatie sud-africaine avaient donné l'impression de douter des résultats du scrutin et de ne pas faire leur la ligne adoptée par les dirigeants d'Afrique de l'Ouest envers Laurent Gbagbo.
18/03/2010
L'ONUCI dénonce un massacre sur un marché d'Abobo
L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a dénoncé jeudi des tirs à l'arme lourde par des forces loyales à l'ancien Président Laurent Gbagbo sur un marché du quartier d'Abobo, à Abidjan, qui ont causé la mort de 25 à 30 personnes.
L'ONUCI a dépêché jeudi après-midi une patrouille robuste accompagnée d'experts des droits l'homme pour s'enquérir de la situation à Abobo, où il avait été fait état de tirs à l'arme lourde sur le marché local.
L'équipe sur place a pu observer que des forces armées du camp de l'ancien Président Laurent Gbagbo ont tiré au moins six projectiles sur le marché et ses environs causant la mort de 25 à 30 personnes et faisant entre 40 et 60 blessés.
« L'ONUCI exprime son indignation devant de telles atrocités contre des civils innocents. Les auteurs de ces exactions, qui constituent des violations flagrantes des droits de l'homme, ne sauraient rester impunis », a dit la Mission dans un communiqué. « L'ONUCI se réserve le droit de prendre les mesures appropriées pour prévenir, à l'avenir, de tels actes inacceptables, conformément à son mandat de protection des populations civiles. »
Plus tôt dans la journée, l'ONUCI avait indiqué lors d'une conférence de presse à Abidjan que le nombre de personnes tuées en Côte d'Ivoire depuis la mi-décembre 2010 avait atteint 410. La Mission a déclaré avoir noté un accroissement récent du nombre de victimes en raison de la flambée de violence due à l'impasse politique.