12/03/2012
Victoire confirmée du RDR du président Ouattara
La Commission électorale indépendante (Cei) confirme la victoire du Rassemblement des républicains (Rdr) du président ivoirien Alassane Ouattara aux législatives de décembre 2011, a appris jeudi, AfriSCOOP de sources concordantes à Abidjan. Le Rdr est le grand vainqueur des élections législatives de décembre 2011 en Côte d’Ivoire. Selon les résultats définitifs publiés jeudi dans un communiqué par la Cei, le parti présidentiel est crédité de 54,54%. Il remporte ainsi 138 des 253 sièges de la nouvelle Assemblée nationale ivoirienne. Le principal allié de Rdr, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) de l’ex-président Henri Konan Bédié, remporte quant à lui 86 sièges soit 34%. La grosse surprise est venue des candidats indépendants. Avec un score de 6,72%, ils ont remporté 17 sièges tandis que l’Union pour la démocratie et la paix (Udpci) et le Mouvement des forces d’avenir (Mfa), obtiennent respectivement huit sièges (3,16%) et trois sièges (1,18%). « Cette répartition statistique tient compte non seulement des parrainages effectués lors de l’enregistrement des candidatures, mais aussi et surtout des ralliements survenus après les scrutins », a expliqué la Cei dans son communiqué. Marquées par un faible taux de participation, les législatives de décembre 2011 ont été boycottées par le Front populaire ivoirien (Fpi) de l’ancien président Laurent Gbagbo. Ce dernier arrêté en avril 2011 après les violences post-électorales est actuellement incarcéré à la Cour pénal internationale (Cpi) de la Haye pour quatre chefs d’accusation de crime contre l’humanité.
AfriSCOOP Abidjan
03 ec 2010
Les Forces Nouvelles adhèrent aux résultats provisoires proclamés par la Commission Électorale Indépendante qui donne Monsieur Alassane OUATTARA vainqueur
Les Forces Nouvelles ont suivi attentivement la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.
Les Forces Nouvelles constatent avec amertume que la majorité, sinon la quasi totalité des localités où le scrutin a été annulé se situe en zone Centre Nord et Ouest.
Les Forces Nouvelles s'inscrivent en faux contre les arguments mensongers qui ont servi de base à cette décision inique.
Les Forces nouvelles ne sont pas surprises outre mesure de cette décision qui s'est dessinée à travers les prises de position exprimées par le président du Conseil Constitutionnel depuis le jeudi 2 décembre 2010.
Ces prises de position juraient manifestement avec l'obligation de réserve qui incombe aux membres de cette prestigieuse institution et faisait déjà planer sur elle une suspicion légitime.
L'ensemble des Forces Nouvelles, le Secrétaire Général, signataire de l'Accord politique de Ouagadougou et ses accords complémentaires, le Cabinet du Secrétaire Général, le Directoire Politique, l'Entité Ministérielle, l'État Major et les Grands Commandements rejettent avec la plus grande fermeté cette décision de convenance, frappé du sceau de la partialité qui manifestement a été rendu à la demande du requérant, qui a entendu ainsi retirer du décompte final les localités qui lui étaient défavorables.
Les Forces Nouvelles adhèrent aux résultats provisoires proclamés par la Commission Électorale Indépendante qui donne Monsieur Alassane OUATTARA vainqueur de l’élection présidentielle et la déclaration du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, certificateur des élections de sortie de crise, qui le confirme.
Les Forces Nouvelles ne veulent pas que cette légitimité et cette légalité soient remises en cause.
En tout état de cause, le Premier Ministre, Secrétaire Général des Forces Nouvelles va se prononcer sur cette question dans les heures qui suivent.
Fait à Bouaké, le 03 décembre 2010
Pour les Forces nouvelles
La Porte parole
Me Affoussy BAMBA
Communiqué de la CEI relatif à la publication partielle des résultats du second tour
La Commission Electorale Indépendante (CEI) informe la communauté nationale et internationale que, pour des raisons indépendantes de sa volonté, elle ne sera pas en mesure de communiquer ce dimanche 28 novembre 2010, les résultats partiels du deuxième tour de l’élection du Président de la République.
Ces résultats seront communiqués partiellement à partir du lundi 29 Novembre 2010.
Elle note toutefois que la phase de dépouillement et de proclamation des résultats dans tous les Bureaux de Vote est achevée.
Il ne reste plus que l’étape de recensement général des votes au niveau des Commissions Electorale sous-préfectorales, communales, départementales et régionales.
La Commission Electorale Indépendante voudrait une fois de plus réitérer à l’endroit de tous, sa ferme volonté de proclamer les véritables résultats issus des urnes.
Fait le 28 Novembre 2010
Le Porte parole de la CEI
BAMBA Yacouba
27 nov 2010
Le Haut commissaire aux droits de l''homme et l'Onuci appellent a la tenue
Le Haut commissaire aux droits de l''homme, Navi Pillay, a exprimé sa profonde inquiétude samedi sur les incitations à la violence en Côte d''Ivoire à la veille du second tour de l''élection présidentielle.
« Des discours de campagnes et quelques débats diffusés à la radio et la télévision nationale contenaient des déclarations qui incitent à la violence et l''hostilité contre les candidats », a déclaré samedi Navi Pillay dans un communiqué de presse. « Cela contribue clairement à alimenter les tensions politiques dans tout le pays. Ces comportements violents et dangereux peuvent avoir des conséquences désastreuses pour la nation », a-t-elle ajouté.
Elle a par ailleurs souligné que le débat télévisé du 25 novembre entre les deux candidats qui s''affrontent au second tour de l''élection, Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, était « un développement positif ».
« J''exhorte les deux candidats et leurs militants à réfréner tout acte de violence et d''activement décourager tout incitation à la haine afin que des élections libres, justes et pacifiques puissent se dérouler dimanche », a-t-elle dit. « Les menaces, harcèlements et violences marquent une tentative de tromper la population de Côte d''Ivoire sur leur droit à la démocratie », a-t-elle prévenu.
L''Opération des Nations Unies en Côte d''Ivoire (ONUCI) invite « les deux candidats en lice, les partis et les populations à respecter le verdict des urnes et à ne pas utiliser des moyens non démocratiques pour exprimer leur réaction aux résultats de l''élection ».
« Toute partie qui aurait recours à la violence ou inciterait ses partisans à le faire perdrait toute crédibilité au niveau de la communauté internationale. Une telle attitude serait également inacceptable pour le peuple ivoirien », a indiqué samedi l''ONUCI par communiqué de presse.
L''ONUCI exhorte les candidats, les partis et les populations à rester sereins en attendant la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante (CEI).
Le Représentant spécial du Secrétaire général de l''ONU pour la Côte d''Ivoire, Y J Choi, s''est entretenu samedi à Abidjan, avec le Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, Facilitateur du dialogue inter ivoirien, afin de discuter des préparatifs du second tour de l''élection présidentielle prévue le 28 novembre.
Le Chef de l''Opération des Nations Unies en Côte d''Ivoire a salué la contribution essentielle du président burkinabé. Y J Choi a notamment indiqué les mesures prises par l''ONUCI pour appuyer le bon déroulement du processus. Il s''agit du soutien pour le transport du matériel électoral et de la contribution à la sécurisation du processus « dont la responsabilité première revient aux Forces militaires ivoiriennes », a précisé samedi l''ONUCI dans un communiqué de presse.
27 nov 2010
Madame Simone Gbagbo:"Nous avons principalement deux sujets de préoccupations"
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’Ivoire, Y J Choi, a reçu samedi 27 novembre, Madame Simone Gbagbo, députée d’Abobo (commune d’Abidjan), à la tête d’une forte délégation, venue lui exprimer des sujets de préoccupations, à la veille du second tour du scrutin présidentiel prévu le 28 novembre 2010.
Nous avons principalement deux sujets de préoccupations notamment la montée de la violence et les dérapages qui risquent d’empêcher un déroulement du vote dans la sérénité et dans la paix, a déclaré Madame Gbagbo à la sortie de la rencontre au siège de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).
Selon la Première dame, le second sujet a concerné le remplacement par la Commission électorale indépendante (CEI) de presque tous les présidents des bureaux de vote qui avaient travaillé lors du premier tour. « Cela n’est pas normal et nous sommes venus décrire ces faits au Representant spécial afin qu’il puisse comprendre toute la gravité de la situation et en discuter avec lui, a-t-elle indiqué.
Nous sortons satisfaits de cette rencontre car il nous a promis de faire quelque chose pour circonscrire les violences pour que le scrutin se déroule demain dans la sérénité », a ajouté madame Gbagbo.
Le Representant spécial et l’ONUCI se sont engagés à nous aider à traiter la question, a-t-elle conclu.
27 nov 2010
Le chef de l’Onuci rencontre les quatre généraux
Le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Côte d’ Ivoire, Y J Choi, a rencontré vendredi 26 novembre 2010, les chefs militaires des forces ivoriennes et des forces impartiales pour souligner leurs efforts dans la sécurisation du processus électoral et les informer des dispositions prises par l’ONUCI pour un second tour réussi du scrutin présidentiel.
En présence du Commandant de la Force de l’ONUCI, le Général Abdul Hafiz, M. Choi a entretenu les Généraux Philippe Mangou des Forces de Défense et de Sécurité (Philippe Mangou) Soumaila Bakayoko des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) et Jean-Pierre Passalet de la force Licorne, des initiatives destinées à faciliter le déroulement du second tour prévu dimanche, notamment au niveau du transport des procès-verbaux et de la proclamation progressive des résultats provisoires par la Commission Electorale Indépendante (CEI).
Au sortir de la réunion, les Généraux Philippe Mangou et Soumaila Bakayoko, ont mis en exergue la collaboration parfaite et la synergie de leurs deux forces, en vue de la sécurisation de l’élection présidentielle et appelé les populations à aller voter dans un climat apaisé.
Nous voulons rassurer l’ensemble de nos populations que les Forces sur le territoire ivoirien : ONUCI, Licorne, Fanci et Fafn, mettront tout en œuvre pour que la sécurité soit totale afin que nos populations sachent qu’elles doivent aller à ces élections dans un climat apaisé, avec toute la sérénité qui sied à un moment aussi critique que traverse notre pays, a déclaré le général Bakayoko.
Le général Mangou, a, de son côté, rappelé les actions de l’ONUCI en faveur du déploiement des 150 éléments FDS et des 150 éléments Fafn sur le territoire national. « . Nous avons profité de cette séance pour dire merci aux Forces impartiales qui nous ont aidés à transporter nos hommes du Sud vers le Nord et du Nord vers le Sud », a-t-il indiqué, avant de souhaiter que la collaboration « déjà parfaite » sur le terrain se renforce davantage.
150 éléments des FDS ont été déployés en zone Centre Nord et Ouest (CNO), tandis que le même nombre d’éléments des Fafn ont été dépêchés un peu partout en zone forestière, rappelle-t-on
L'ONUCI appelle au calme pour le 2e tour du scrutin
L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) a appelé samedi 20 novembre 2010 à une campagne électorale pacifique pour le deuxième tour de l''élection présidentielle prévu la semaine prochaine et a déploré des actes de violence qui se sont produits vendredi à Abidjan.
"L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) lance un appel urgent aux deux candidats, aux partis politiques et à la population leur demandant de s'abstenir de déclarations et d'actes pouvant déclencher des violences et menacer les remarquables succès du processus électoral", a dit la mission des Nations Unies dans un communiqué de presse.
La campagne électorale pour le 2e tour du scrutin qui est prévu le 28 novembre a démarré officiellement samedi. Il oppose le Président sortant Laurent Gbagbo à un ancien Premier ministre, Alassane Ouattara. Le premier tour de l'élection présidentielle s'est déroulé le 31 octobre.
L'ONUCI a répété qu'elle était "prête à fournir tout le soutien nécessaire pour que ce processus électoral soit un succès, conformément à ses ressources et à son mandat". Elle s'est dite confiante dans la maturité des Ivoiriens qui permettra à la démocratie et à la paix de prévaloir.
Les élections, initialement prévues en 2005, ont été reportées à plusieurs reprises. Elles représentent une étape importante dans le retour à la stabilité du pays qui a été divisé par une guerre civile entre le sud et le nord en 2002.
L'ONUCI a déployé 500 troupes supplémentaires pour aider à assurer la sécurité pendant la période électorale.
18 Nov 2010
La CEI remet 50.000 spécimens de bulletins et 100.000 affiches aux candidats
Mesdames, Messieurs,
Le 31 octobre 2010, les Ivoiriens étaient appelés aux urnes pour choisir entre quatorze (14) candidats, le futur Président de la République.
Les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Indépendante, puis définitifs arrêtés par le Conseil Constitutionnel, ont permis de retenir deux (2) candidats pour un second tour de scrutin : Messieurs GBAGBO Laurent et OUATTARA Alassane arrivés en tête, avec respectivement 38,04% et 32,07% des suffrages exprimés.
Une fois de plus, la Commission Electorale Indépendante adresse à ces deux candidats et à leurs représentants ici présents, ses chaleureuses félicitations.
Comme nous l’avons déjà annoncé, dans quelques jours, soit le 20 novembre 2010 prochain à zéro (00) heure, sera ouverte la campagne électorale pour le second tour.
Chacun des deux candidats aura dès lors l’occasion de présenter et expliquer à la population ivoirienne en général et aux électeurs en particulier, pendant sept (7) jours, son projet de société et ses ambitions pour notre pays.
Je voudrais saisir l’occasion de cette cérémonie de remise d’affiches et de spécimens de bulletins de vote pour vous inviter Messieurs les Représentants des candidats, vous et vos états-major respectifs, et notamment vos cellules de direction de campagne, à faire preuve de la plus grande responsabilité et de sagesse.
La Commission Electorale Indépendante voudrait vous rappeler la nécessité d’observer les prescriptions contenues dans le code de bonne conduite en période électorale que vous avez signés ainsi que celles contenues dans notre arrêté n°031/2010 du 13 octobre 2010 portant organisation de la campagne électorale.
Je voudrais en outre exhorter la population à la discipline et au civisme ainsi qu’elle a pu le faire lors de la campagne électorale pour le premier tour.
Je ne saurais terminer mes propos sans rassurer encore une fois la communauté nationale et internationale, sur la constante volonté de la CEI de jouer pleinement encore et toujours son rôle d’arbitre impartial, juste et vigilant de cette ultime étape qui permettra à notre pays de sortir définitivement de cette crise qui perdure depuis maintenant huit (8) ans.
Je vous remercie.
CEI
M. Choi discute avec le Pdt Bakayoko pour améliorer l’organisation du 2e tour des élections
Une forte délégation des nations unies, conduite par son patron en Côte d’Ivoire, Monsieur Choi était ce mercredi 17 novembre 2010 à la CEI pour échanger avec le Président de l’Institution électorale Monsieur Youssouf Bakayoko. « Nous avons relevé les défis du premier tour de façon magnifique. Il s’agit maintenant pour nous, avant d’aller au second tour de la présidentielle de tout mettre en œuvre pour ensemble relever les défis qui vont conduire au second tour dans de bonnes conditions » a signalé le diplomate onusien pour qui, deux défis majeurs restent à relever.
Il s’agit, a dit Monsieur Choi, des questions d’ordre techniques et logistique d’une part et la question de la sauvegarde des résultats d’autre part. « Nous sommes tous d’accord qu’il y’a des choses à améliorer et nous en avons discuté » a-t-il ajouté. Les points à aborder urgemment à en croire ses propos ont pour nom : inventaire du matériel, paiement des agents électoraux etc…
Pour les questions de sécurité, Monsieur Choi a indiqué qu’il « faut faire confiance aux différentes forces, c’est à dire les FDS, le CCI et les Forces Impartiales qui interviennent à trois niveau.
Le Président de la CEI, Monsieur Youssouf Bakayoko a d’abord exprimé tous ses remerciements à l’ONUCI et à sa division de l’assistance électorale pour son appui dans la réalisation de la date du 31 Octobre 2010. Pour lui, la CEI a bien noté toutes les observations faites par les observateurs. « Dans toute œuvre humaine, il y’a parfois des imperfections. Nous en sommes conscients et nous nous attèlerons à corriger toutes ces erreurs même minimes soient elles ».
Service de Communication
M. Choi discute avec le Pdt Bakayoko pour améliorer l’organisation du 2e tour des élections
Treize ambassadeurs occidentaux, asiatiques et africains pour aider la CEI
Contribuer au succès du second tour de la présidentielle dans un esprit de paix, de sérénité et de transparence. Comme ce fut le cas pendant le 1er tour. C’est l’objectif principal que visaient treize diplomates occidentaux, asiatiques et africains qui ont rencontré ce vendredi 12 novembre 2010, le Président de la Commission Electorale Indépendante, Monsieur Youssouf Bakayoko. Lors de cette importante réunion qui s’est tenue au siège de l’institution, le Président Bakayoko, qui était assisté de ses vices présidents, en l’occurrence... Suite
La Commission Electorale Indépendante (CEI) se réjouit de l’acceptation par le Gouvernement de sa proposition de la date du 28 novembre 2010 comme étant celle du second tour de l’élection du Président de la République.
En application du décret N°2010-282 du 12 octobre 2010 fixant la durée de la campagne électorale pour l’élection du Président de la République, la période de la campagne électorale s’étendra du samedi 20 novembre 2010 à 00 heure au vendredi 26 novembre 2010 à minuit. Elle appelle les deux candidats retenus et leurs états major à mener une campagne électorale saine et apaisée, à l’image de celle du premier tour.
La CEI exhorte la population au calme et à la sérénité et l’assure que toutes les dispositions seront prises pour garantir la transparence du scrutin.
Fait à Abidjan, le 10 Novembre 2010
Le Porte Parole
BAMBA Yacouba
Le chef de l’Onuci se dit encouragé par le début des opérations de vote
Les observateurs internationaux satisfaits du déroulement de l’élection présidentielle ivoirienne
Les ivoiriens de New York se prononcent après le vote
Les Ivoiriens de New York votent pour le triomphe de la démocratie
Comme partout en Côte d’Ivoire les Ivoiriens de New York se sont rendus tôt ce matin dans les bureaux de la mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès de Nations Unies, situés sur la 2e Avenue entre la 42e et la 43e rue, à Manhattan pour exercer leur devoir civique. Manifestement heureux de prendre part à ce scrutin, les nombreuses personnes qui ont effectué le déplacement ont voté dans le calme et la sérénité, pour le triomphe de la démocratie... Suite
Guillaume Soro, Premier ministre : “Il ne peut pas avoir une manipulation des résultats”
M. le Premier ministre, que représente pour vous la date du 31 octobre à laquelle va se tenir enfin le premier tour de l’élection présidentielle? Dans quel état d’esprit êtes-vous?
Je suis serein. Parce que la campagne électorale s’est déroulée dans de très bonnes conditions. On aurait pu craindre le pire. Mais aujourd’hui, les 14 candidats et leurs états-majors de campagne ont sillonné l’ensemble du territoire dans de très bonnes conditions. On ne pouvait pas espérer mieux. Notre pays se relève d’une situation de guerre. Et le fait que nous ayons eu la capacité d’assurer la sécurité de tous les candidats et leur permettre d’avoir accès aux Ivoiriens sur l’ensemble du territoire me paraît être une bonne chose… Suite
M. Young-J. Choi: “La transparence des résultats sera assurée”
Fraternité Matin : Nous sommes à deux jours de l’élection présidentielle et vous avez rencontré les différentes parties membres du Cpc, les candidats, les religieux. êtes-vous optimiste pour le scrutin de dimanche prochain ?
M. Choi : Nous sommes optimistes. Je suis convaincu qu’il aura lieu, la dynamique est tellement forte qu’il sera difficile de la briser. Il n’y a pas d’autre moyen que d’y aller.
Fraternité Matin : Plus d’autres obstacles majeurs ?
M. Choi : Non, je n’en vois pas. Il y avait des obstacles sur les plans logistique et technique. Des défis que nous avons identifiés à temps avec la Cei, et nous y avons apporté des remèdes... Suite
29 oct 2010
Protestation contre la Décision de suspension des « SMS » de l’ATCI
Les Ivoiriens s’apprêtent à élire le 31 Octobre 2010, en toute sérénité et après une campagne électorale paisible, pour les cinq prochaines années, le Président de la République de Côte d’Ivoire. C’est en ce moment que l’Agence des Télécommunications de Côte d’Ivoire (ATCI) prend une mesure qui va constituer une source de tension et de trouble, et compromettra gravement la bonne conduite du processus électoral à son terme.
En effet, en application d’une décision de l’ATCI, les communications par voie de « SMS » seront suspendues à compter du 31 octobre 2010, jour de l’élection présidentielle jusqu’à la proclamation des résultats provisoires.
Cette mesure, que rien ne justifie, constitue une véritable atteinte à la liberté de communication des Ivoiriens. La décision de l’ATCI est destinée, en réalité, à priver les représentants des candidats, du moyen de communiquer entre eux ou avec leurs Etats Majors politiques.
Or, la mission première des représentants des candidats dans les bureaux de vote est de veiller au bon déroulement du scrutin, d’aviser leurs états major respectifs des problèmes éventuels, et de solliciter, le cas échéant, les instructions nécessaires. Priver lesdits représentants d’un moyen de communication, c’est les empêcher de remplir correctement leur mission.
C’est pourquoi, réuni en session extraordinaire ce jour Vendredi 29 Octobre 2010 de 19h30 à 20h15, le Directoire du RHDP décide d’élever la plus vive et ferme protestation contre cette énième tentative d’empêcher les Ivoiriens de s’exprimer librement, ce qui présage d’une volonté manifeste de la part de la Majorité Présidentielle de manipuler les résultats de l’élection présidentielle du 31 Octobre 2010. En effet, le Directeur général de l’ATCI est Directeur Local de Campagne du candidat Laurent Gbagbo.
Face à cette grave dérive, le Directoire du RHDP a saisi le Premier Ministre SORO Guillaume, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU et le Représentant du Facilitateur de l’Accord Politique de Ouagadougou.
Le RHDP a invité ces autorités, à tout mettre en œuvre pour garantir le droit fondamental des Ivoiriens de communiquer.
Le Directoire du RHDP invite les Ivoiriens à rester vigilants et mobilisés pour faire échec aux tentatives avérées de tricherie que cachent ces manœuvres de dernière minute.
Fait à Abidjan, le Vendredi 29 Octobre 2010
Pour le RHDP,
Le Président du Directoire par Intérim
LEGRE PHILIPPE
30 oct 2010
Les 4 généraux se concertent
Le siège de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a abrité vendredi la dernière réunion des quatre Chefs des Forces militaires en présence dans le pays pour finaliser les détails de la sécurisation de l’élection présidentielle du 31 octobre 2010.
Le Commandant de la Force de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le Général Abdul Hafiz, a ainsi reçu le Commandant de la Force Licorne, le Général Jean-Pierre Palasset et les généraux Philippe Mangou et Soumaila Bakayoko, respectivement Chef d’Etat major des Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire et Chef d’Etat major des Force armées des forces nouvelles (FAFN), à 48 heures du scrutin présidentiel du 31 octobre 2010.
Cette rencontre ultime, a déclaré le Général Hafiz, dans un communiqué lu à la fin de la réunion, vise à coordonner les dispositions prises afin d’assurer la sécurisation optimale des élections.
Les quatre généraux ont dit leur satisfaction de l’environnement global dans lequel s’est déroulée la campagne électorale qui, ont-ils souligné, n’a pas été émaillé d’incidents majeurs.
Ils ont lancé un appel aux populations ivoiriennes de sortir massivement accomplir leur devoir civique dans un esprit de fraternité, de tolérance et de paix, avant d’exhorter les différents acteurs politiques de cette journée historique à tout mettre en œuvre pour que le scrutin du 31 octobre 2010 soit libre, transparent et crédible.
Le Chef de cabinet militaire du Premier ministre, le Général Michel Gueu et le conseiller militaire auprès du Représentant de la Facilitation, le colonel Traoré Karim ont pris part à la rencontre.
Après la réunion, les Généraux Mangou et Bakayoko ont reçu chacun un lot de matériel informatique, composé de 40 ordinateurs, offert par l’ONUCI aux FDSCI, aux FAFN et au Centre de commandement intégré (CCI).
Onuci
Les Forces Nouvelles soutiennent la Cei
Dans un récent communiqué, Les Forces Nouvelles ont pris position en faveur de la Commission électorale indépendante pour reconnaître en elle la seule institution habilitée à proclamer les résultats du vote. Elles prennent aussi note du communiqué de la Cei du 25 octobre 2010 qui tient compte de la recommandation du Premier Ministre, Guillaume Soro, par ailleurs Secrétaire Général des Forces Nouvelles... Suite
Monsieur Bamba Yacouba
Le personnel astreint pourra voter sur son lieu de mission
Ci-dessous le communiqué de la Cei
La Commission Electorale Indépendante (CEI) porte à la connaissance de la communauté nationale et internationale que des dispositions ont été prises pour permettre au personnel d’astreinte de participer au scrutin du 31 octobre 2010 en dehors de leur lieu de vote initial.
I- Liste du personnel d’astreinte :
- Les éléments des FDS et des FAFN en mission de sécurisation ou consignés
- Les membres du Corps Préfectoral enrôlés en dehors de leurs résidences actuelles
- Les membres de la Commission Centrale en mission de supervision sur le territoire
- Les ambassadeurs ou chargés d’affaires
- Les chauffeurs et gardes de corps des Commissaires Centraux
- Les chefs de juridictions enrôlés en dehors de leurs résidences actuelles
- Les membres des Commissions Electorales Locales en mission
- Les agents électoraux exerçant en dehors du lieu de vote où ils ont été enrôlés.
II- Bureaux de Vote du Personnel d’astreinte
- Le personnel d’astreinte est autorisé à voter dans l’un des bureaux de vote de la circonscription dans laquelle il est déployé ou consigné ;
III- Documents à présenter
- Les cartes d’électeur pour tout le personnel d’astreinte, plus :
- Un ordre de mission en double exemplaire pour les éléments des FDS, des FAFN, de Police Nationale et de la Douane ou le message de consignation ;
- La photocopie du Décret d’affectation pour le corps préfectoral, les chefs de juridictions et les ambassadeurs de Côte d’Ivoire dans les pays retenus pour le vote ;
- La photocopie de l’ordre de mission des Commissaires Centraux, de leurs chauffeurs et leurs gardes de corps ;
- La photocopie de l’arrêté de session des Commissaires locaux.
La CEI prie tous les candidats à remettre des mandats dûment signés à leurs représentants dans les bureaux de vote et à leurs délégués dans les CEI locales pour la centralisation des résultats.
La CEI exhorte la population au calme et à la sérénité et appelle tous ses partenaires à prendre toutes les dispositions utiles pour que la logistique ne fasse pas défaut le jour du scrutin.
Fait le 27/ 10/ 2010
Le Porte parole de la CEI
BAMBA Yacouba
Formation des Agents Electoraux
Selon un communiqué de la Cei date du 22 et 26 octobre, la formation des Agents des Bureaux de Vote (Président et 2 Secrétaires) debutera a partir de ce jour pour prendre fin demain jeudi 28 octobre 2010. Par ailleurs la formation des formateurs des représentants des candidats dans les Bureaux de Vote du District d’Abidjan aura lieu ce mercredi 27 octobre 2010 à 14 H 30 au Groupe Scolaire II Plateaux Nord (carrefour II Plateaux). 1064 représentant chaque candidat devront en principe prendre part à cette séance de formation des formateurs.
La Premier Ministre propose la mise en place d'un Comité d’experts indépendants
Suite à la crise née de l’annonce par la Commission Electorale Indépendante du mode opératoire concernant le dépouillement, le comptage et la proclamation des résultats du scrutin présidentiel (adoption du comptage manuel), le Premier Ministre ivoirien, Guillaume Soro a fait publier un communiqué signé de son Porte-parole, dans lequel il recommande fortement la mise en place d'un comité d'experts indépendants. Reste à voir si cette proposition rassurera les des différents candidats à l’élection présidentielle du 31 octobre 2010 et mettre rapidement fin à cette crise qui n'est surtout pas bienvenue à quelques jours seulement des elections. Ci-après l’intégralité du communiqué annonçant la formation du comité d’expert... Suite
21 oct 2010
Dépouillement et acheminement des résultats, la Cei écarte la solution informatique
Communiqué-La Commission Electorale Indépendante (CEI) au cours de sa séance du 21 octobre 2010, a décidé que la transmission et la proclamation des résultats se feront à partir des Procès Verbaux (PV) de dépouillement des Bureaux de Vote (BV) acheminés physiquement par ses superviseurs désignés sur l’ensemble du territoire national.
La CEI rappelle que la loi lui accorde trois (03) jours pour la proclamation des résultats provisoires qui le seront par son Président assisté des membres de la Commission Centrale.
Elle s’engage à faire en sorte, avec le soutien de ses partenaires, que tous les résultats soient proclamés dans les délais impartis.
La CEI rassure la communauté nationale et internationale quant à sa volonté d’organiser des élections justes, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous.
Fait à Abidjan, le 21 Octobre 2010
P/ LE PRESIDENT ET
P/O LE PORTE PAROLE
BAMBA YACOUBA
l’Onuci encourage à une centralisation transparente des résultats du vote
L’ONUCI note avec intérêt la centralisation des résultats et encourage les Commissaires de la CEI à l’organiser sous le sceau de la transparence et de l’intégrité des résultats en mettant sur pied des mesures appropriées qui rassurent, a indiqué jeudi à Abidjan, le Porte-parole Hamadoun Touré, au cours du point de presse hebdomadaire de la mission.
A ce sujet, M. Touré a précisé que l’ONUCI n’avait aucune inquiétude particulière estimant que la partie la plus importante dans ce processus était les résultats. Ceux-ci, de ce fait, doivent être donnés de manière à n’inquiéter personne, à rassurer tout le monde et ils doivent surtout être conformes aux normes démocratiques en vigueur, a souligné le Porte-parole « Nous faisons confiance à la CEI et nous travaillons main dans la main avec elle », a-t-il ajouté.
Réaction des partis politiques (RFI)
FPI - Pascal Affi N’Guessan, président du FPI déclare que « Le comptage manuel n’est pas acceptable et ne peut pas être accepté compte tenu des gros risques que ces modes de totalisation des résultats comportent. Nous ne pouvons pas nous engager dans un processus aussi rétrograde et aussi arriéré, dit-il. Ce serait la porte ouverte à tous les débordements, et une occasion donnée à chacun de se proclamer vainqueur. Les Ivoiriens ne sauraient pardonner à une quelconque institution de jouer la montre pour empêcher le peuple de s’exprimer le 31 octobre. C’est la CEI que nous interpellons, nous lui demandons de revoir sa copie parce que ce qui est avancé dans le communiqué, d’ailleurs signé du porte-parole et non du président de la CEI, ne nous parait pas acceptable».
PDCI - Niamkey Koffi, porte-parole de Henri Konan Bédié du PDCI, déclare :« Nous pensons que c’est une décision heureuse, sage et salutaire parce qu’elle permettra d’éviter les tripatouillages et les tentatives de fraude qui forcément vont créer des troubles et une nouvelle déception des résultats de vote. Nous pensons que le comptage manuel est plus sécurisant et que les vérifications peuvent se faire in-situ. Donc c’est une très bonne décision. Ce n’est pas la première fois que la Côte d’Ivoire organise des élections, nous en avons les habitudes et surtout les compétences. Le comptage vient après les élections, on ne peut donc pas en faire un obstacle».
RDR - Anne Désirée Oulotto, porte-parole d’Alassane Ouatara du RDR déclare : « Le candidat Alassane Ouatara salue la sagesse et la diligence avec laquelle la Commission électorale indépendante a traité cette question. Il faudrait que cette élection, pour qu’elle soit acceptée par tous, soit organisée dans des conditions justes et transparentes. Face à cette situation de doute dans laquelle la CEI s’était tellement retrouvée en ce qui concerne l’explication de cette entreprise, elle a préféré donc se rétracter. C’est la position qu’elle a prise, nous saluons cette décision. Et c’est possible de comptabiliser manuellement les résultats en trois jours comme le prévoit la loi. Il appartient à cette commission de tout mettre en œuvre pour faire en sorte que nous ayons les résultats dans les délais requis».
Le cortège de Gbagbo fait 5 morts et des blessés dont 3 journalistes
C’est à Grobiassoumé village situé à 14 Kilomètres de Divo que le cortège du candidat de La Majorité Présidentielle a fait cinq morts et plusieurs blessés graves. Aux environs de 16 heures, le vendredi 22 octobre 2010, après le meeting de Divo, le véhicule transportant les journalistes de «L’Intelligent d’Abidjan» Olivier Dion (Voir Photo), de « l’Inter » Hervé Kpodion et Franck Toti de «le Nouveau Courrier », a fait une sortie de route à Grobiassoumé, tuant du coup 5 villageois assis à l’ombre d’un arbre. Les occupants de la voitures qui ont été évacués à la Pisam souffrent de multiples traumatismes. Aux dernières nouvelles, le journaliste Olivier Dion serait déjà sortir des urgences.
M. Choi optimiste pour la date du 31 octobre
A Abidjan, c’est une course contre la montre qui est lancée pour le respect de la date du 31 octobre. Dans le cas contraire, ce sera un nouveau report de la date du premier tour des élections présidentielles. Aussi pour mettre toutes les chances du côté du 31 octobre, le patron de l’Onuci ne ménage-t-il aucun effort. Ce lundi, Monsieur J. Choi a rencontré le président de la commission électorale indépendante, monsieur Youssouf Bakayoko au siège de l’institution sis Cocody, pour apprécier ensemble l’état d’avancement du processus. Officiellement ouverte le 15 octobre, la campagne présidentielle bat son plein sur toute l’étendue du territoire nationale et particulièrement à Abidjan... Suite
Le département d’Etat américain s’enquiert de l’évolution du processus électoral
Hier lundi 18 octobre, une représentante du département d’Etat américain a rencontré le patron de l’Onuci à Abidjan pour s’enquérir de l’évolution du processus électoral. A moins de 15 jours de la date fixée pour le déroulement du premier tour du scrutin présidentiel en Côte d’Ivoire, le département d’Etat américain souhaite s’imprégner de l’atmosphère sur place et s’assurer que les moyens matériels et logistiques ne feront pas défauts... Suite
L’ONUCI renforce les capacités du CCI pour la sécurisation des élections à Bouaké
L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a débuté ce vendredi 15 octobre 2010 à Bouaké, environ 360 km au nord d’Abidjan, une formation de trois jours au profit des agents du Centre de commandement intégré (CCI). Trente-deux (32) éléments bénéficient de cette formation assurée par la police des Nations Unies (UNPOL), qui vise à renforcer les capacités de la CCI dans le domaine de la sécurisation des élections...Suite
Ban Ki-Moon appelle à la tenue d’élections pacifiques, libres et transparentes.
C’est aujourd’hui 15 octobre 2010, selon le chronogramme de la Commission Electorale Indépendante (Cei) que s’est ouverte la campagne électorale pour les élections présidentielles en Côte d’Ivoire, prévues pour le 31 octobre 2010. A cette occasion, le secretaire général de l’Onu M. Ban Ki-Moon, a lancé un appel à travers une déclaration de son porte-parole, pour des élections pacifiques, libres et transparentes. Selon la liste électorale définitive acceptée par tous les candidats, ce sont 5.725.720 personnes qui seront appelés à voter. Prés de la moitie des personnes inscrites réside à Abidjan…Suite
14 oct 2010
Y. J. Choi appelle au respect du code de conduite
La campagne électorale qui doit commencer demain sera un nouveau pas sur le chemin de la paix en Côte d’Ivoire. J’exhorte tous les protagonistes ivoiriens, y compris les candidats à l’élection présidentielle, à continuer de faire preuve de maturité et à respecter les principes démocratiques, conformément à l’esprit et la lettre du code de conduite.
Je reste convaincu que l’intérêt ainsi que l’aspiration des populations à voir une résolution pacifique de la crise continueront de guider toutes les parties prenantes à cette étape cruciale. Je demeure également convaincu que le peuple ivoirien ne tolérera aucun acte de violence qui pourrait perturber le processus électoral.
Je réitère la disponibilité de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire et de la communauté internationale à poursuivre leur aide et leur soutien au peuple ivoirien et à ses dirigeants en vue de parvenir à l’établissement d’une paix durable dans leur pays.
06 oct 2010
la CEDEAO veut envoyer 200 observateurs pour suivre les elctions
Le Président de la Commission Electorale Indépendante a reçu ce mardi 5 octobre 2010, en audience une délégation de la CEDEAO qui était venue s’informer sur le processus électoral. Lors de cette séance d’information, qui a eu pour cadre un bureau de l’institution, Monsieur Youssouf Bakayoko avec à ses côtés, les Vice-présidents Soumahoro, Anaky, N’Dabian, les Secrétaires Permanents Miremont, Bamba, Bayoro a indiqué que « tout est quasiment prêt pour le 31 Octobre 2010 ».
Après avoir expliqué en long et en large toutes les tâches déjà exécutées aux membres de la CEDEAO conduits par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante du Burkina Faso, Michel Moussa Tapsoba et comprenant Mme Christina Thorpe, Présidente de la CEI de la Sierra Léone , Monsieur Oké Francis Gabriel de la Division Electorale de la CEDEAO et de son Excellence Doukouré Abraham, Représentant Spécial par intérim du Président de la Commission à Abidjan, le Président Bakayoko a souligné que sa satisfaction résidait dans le fait que tous les ivoiriens soient mobilisés pour aller à des élections dans le calme et la discipline. Pour lui, toutes les dispositions sont en train d’être prises pour assurer aux ivoiriens des élections parfaites.
Répondant à un membre de la délégation qui voulait de plus amples informations sur les agents de distribution des cartes d’électeurs et des cartes nationales d’identité et sur les Agents Electoraux, le Vice Président Amadou Soumahoro s’exprimant sur la première question a signalé que la CEI n’a pas voulu bouleverser l’ordre préétabli. Ainsi, note t-il, il n’y aura pas de « distribution ambulante des cartes. Chaque pétitionnaire vote là où il s’est fait enrôlé. Chacun viendra chercher ses cartes là où il s’est fait enrôler ». Ce travail sera fait Pour l’essentiel par les Agents qui ont travaillé par le passé dans le cadre de l’enrôlement. Ces agents de distribution sont déjà formés et aptes à accomplir leur mission sur le District d’Abidjan qui constitue à lui seul, plus de 33% de l’électorat, selon Amadou Soumahoro.
Quant au Vice Président N’Dabian qui s’est prononcé sur le deuxième volet de la question, il a fait savoir que la CEI a décidé de porter son premier choix sur « les fonctionnaires et agents de l’Etats pour occuper les fonctions d’Agents Electoraux ». D’abord parce qu’il s’agit « d’un personnel qui dispose d’une traçabilité et nous saurons où et comment les retrouver en cas de besoin. Avec eux, nous avons plus de garantie ». Ensuite parce qu’ils ont un certain « niveau » intellectuel et enfin, ils seront « supervisés dans nos zones respectives par nos commissaires locaux ».
La délégation de la CEDEAO a voulu avoir des informations sur le vote des militaires et du personnel de la CEI avant ou pendant le scrutin. A ce sujet, Youssouf Bakayoko a indiqué que la question a été abordée en réunion mais n’a pas encore tranchée sur l’attitude à adopter. Notons pour finir que la CEDEAO a annoncé au cours de la rencontre son souhait d’envoyer 200 observateurs pour cette élection.
Service de Communication CEI
28 septembre 2010
Côte d'Ivoire- 500 Casques Bleus en renfort
Les membres du Conseil de sécurité ont pris note mardi de la certification, par le Représentant spécial de l'ONU pour la Côte-d'Ivoire, Choi Young-Jin, de la liste électorale définitive pour le scrutin présidentiel prévu le 31 octobre et ont décidé d'autoriser le déploiement de 500 troupes supplémentaires avant cette élection.
« La liste définitive de 5,7 millions d'électeurs a été acceptée par les parties ivoiriennes le 6 septembre, puis a été adoptée par décret présidentiel le 9 septembre 2010 », a indiqué mardi le Conseil de sécurité dans une déclaration à la presse, à l'issue de consultations sur la Côte d'Ivoire. Les membres du Conseil ont félicité les parties prenantes ivoiriennes « pour ce progrès significatif vers une conclusion transparente, juste et pacifique du processus électoral ».
Le Conseil « exhorte les parties prenantes ivoiriennes à tenir leurs engagements pour organiser le premier tour de l'élection le 31 octobre, comme convenu par les parties lors du Cadre permanent de concertation qui s'est déroulé à Ouagadougou le 21 septembre dernier ». Les membres du Conseil ont réitéré leur appel contre toutes « tentatives visant à détruire les réussites du processus électoral » et ont souligné « le besoin pour les parties de garantir le calme, avant, pendant et après le vote ».
Le Conseil de sécurité a suivi la recommandation du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de déployer « 500 hommes supplémentaires dans le cadre de la Mission des Nations Unies en Côte-d'Ivoire (ONUCI) pour une période limitée qui n'excédera pas six mois », afin de contribuer à « l'organisation de la sécurité, avant, pendant et après le processus électoral ».
Les Etats Membres ont également salué les efforts menés par le Facilitateur, le Président du Burkina-Faso, Blaise Compaoré.
Le 5 août dernier, le gouvernement ivoirien a fixé la tenue de l'élection présidentielle au 31 octobre prochain. Divisée en deux parties depuis 2002 à la suite d'une guerre civile qui a opposé les forces gouvernementales aux rebelles du nord du pays, la Côte d'Ivoire est censée organiser des élections nationales depuis 2005.
Source ONU
Bamba Yacouba, Porte parole de la Cei
28 sept 2010
La Cei appelle les candidats à respecter le code électoral
La Commission Electorale Indépendante (CEI) constate depuis un moment que certains candidats à l’élection Présidentielle entreprennent des actions non conformes au code électoral.
Elle souligne que la campagne électorale s’ouvre effectivement le 15 Octobre 2010 pour prendre fin le 29 Octobre 2010 à minuit.
Le processus électoral étant régi par des textes, il importe de rappeler certaines dispositions du Code électoral notamment l’article 31 nouveau qui stipule que :
« Il est interdit d’apposer des affiches, des signes, d’envoyer ou de distribuer des bulletins de vote, circulaires ou professions de foi dans l’intérêt d’un candidat ou liste de candidats en dehors de la période réglementaire de campagne. Pendant la campagne électorale, les modalités d’apposition d’affiches contenant notamment des photos, des sigles, des symboles, des effigies ou tout autre message de propagande sont déterminés par la Commission Electorale Indépendante. »
La Commission Electorale Indépendante indique que les dispositions de l’article 32 sanctionnent tout contrevenant à la peine de onze jours à deux mois de prison et d’une amende de 50 000 à 360 000 Francs ou de l’une de ces deux peines.
Elle réaffirme donc sa ferme volonté à faire respecter ces dispositions du Code Electoral. Et elle exhorte, par conséquent, tous les candidats et leur état major à se conformer au strict respect de celles-ci.
La CEI voudrait, une fois encore, rassurer la communauté nationale et internationale de sa ferme volonté d’organiser le 31 Octobre 2010 des élections justes et transparentes.
Fait le 28 Septembre 2010
Le Porte parole
24 sept. 2010
M. Choi valide la liste électorale
... « Conformément au mandat de certification que m’a confié le Conseil de sécurité, j’ai l’honneur de certifier d’une façon explicite la liste définitive des 5 725 720 électeurs inscrits pour les prochaines élections », a déclaré vendredi à Abidjan le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Y J Choi.
Au cours d’une conférence de presse au siège de la Mission, le Représentant spécial a expliqué les différentes étapes majeures étalées sur cinq ans allant de l’opération des audiences foraines, la reconstitution des registres d’état civil perdus ou détruits jusqu’à l’établissement de la liste électorale provisoire et le contentieux en passant par l’identification de la population et le processus de recensement électoral et ayant abouti à la certification de la liste définitive.
« A la clôture satisfaisante de chacune de ces cinq étapes, je l’ai dûment certifiée de manière « implicite » à travers une conférence de presse au cours de laquelle j’ai fait une évaluation positive du travail accompli », a-t-il précisé.
M. Choi a également rappelé que deux critères fondamentaux de la certification, la paix et l’inclusion, avaient généralement prévalu depuis la signature de l’Accord politique de Ouagadougou en 2007, malgré quelques dysfonctionnements ici ou là. Cependant, a estimé le Chef de l’ONUCI, les procédures adoptées et mises en œuvre tout au long du processus ont raisonnablement donné aux électeurs une large opportunité de s’inscrire pour voter.
Le Représentant spécial a, dans la même veine, rappelé sa méthode de travail tout au long du processus menant à la constitution de la liste électorale définitive. « J’ai suivi étroitement les consultations entre les parties, examiné et analysé les procédures sur lesquelles elles se sont accordées, minutieusement suivi leur mise en œuvre », a-t-il noté ajoutant qu’il avait donné la priorité aux consultations et au dialogue avec la société civile, les institutions nationales et les acteurs chargés du processus électoral, y compris les acteurs politiques, le Facilitateur et les partenaires internationaux.
Il a, pour conclure, souligné les défis restant à relever avec le peuple ivoirien pour la tenue effective du scrutin le 31 octobre. « Les défis sont principalement de nature logistique et technique », a-t-il noté, indiquant que l’ONUCI multipliait les contacts avec les bailleurs de fonds notamment l’Union européenne (UE) et le Japon ainsi qu’avec la Commission électorale indépendante (CEI) et les autres structures nationales« pour ne pas rater le train ».
Concernant l’appui de l’ONUCI pour relever les autres défis, M. Choi a annoncé que la mission avait été saisie par la Primature pour fournir son assistance dans la protection de certains sites de fabrication du matériel électoral et leur transport. Nous y sommes déjà engagés », a-t-il indiqué. Il a rappelé que le Centre de Commandement Intégré (CCI) était la première instance chargée de la sécurisation du processus électoral, mais tout le monde sait qu’il y a beaucoup de progrès à faire dans ce sens », a-t-il dit. Selon lui, les dispositifs de sécurité, y compris la présence des forces impartiales, devraient être suffisants pour sécuriser les élections. « Je suis confiant qu’à travers le CCI, d’une part, les Forces impartiales, d’autre part et d’autres structures de sécurité disponibles, nous arriverons à sécuriser le reste du processus électoral, et cela en accord avec les quatre généraux qui se rencontrent régulièrement », a déclaré M. Choi.
A une question sur l’accès équitable aux medias d’Etat, le Représentant spécial a répondu que ces médias constituaient l’un des cinq critères devant servir à certifier les élections. Il a rappelé que des structures nationales étaient déjà en charge de cette question qui bénéficie d’une attention particulière de l’ONUCI. Il a, de ce fait, insisté sur un accès équitable aux médias d’Etat sur toute l’étendue du territoire.
Interrogé sur les moyens de l’ONUCI pour parer à d’éventuelles fraudes, M. Choi a indiqué qu’il y avait plusieurs couches de protection pour les empêcher. « Sagem et INS, les deux opérateurs techniques travaillent étroitement ensemble, il y a la CEI, l’ONUCI ainsi que les centaines d’observateurs nationaux et internationaux », a-t-il eexpliqué. « En tant que certificateur, je n’admettrai pas que des fraudes viennent ternir les résultats des élections », a-t-il conclu.
www.onuci.org
Le facilitateur Blaise Compaoré
Communiqué final
1. A l’invitation de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso, Facilitateur du Dialogue direct inter ivoirien, la Septième Réunion du Cadre Permanent de Concertation (CPC) de l’Accord Politique de Ouagadougou (APO) s’est tenue à Ouagadougou, le mardi 21 septembre 2010.
2. Ont participé à cette rencontre, outre le Facilitateur, tous les membres du CPC, à savoir :
- Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire ;
- Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, Premier Ministre ;
- Monsieur Henri Konan BEDIE, Président du PDCI-RDA ;
- Monsieur Alassane Dramane OUATTARA, Président du RDR.
3. La réunion a été ouverte par une cérémonie officielle à laquelle ont pris part les membres de toutes les délégations, suivie par les travaux à huis-clos des membres du CPC.
4. Au cours de la cérémonie d’ouverture, le Facilitateur a souhaité la bienvenue aux membres du CPC et s’est réjoui des récents progrès réalisés dans le processus de paix en Côte d’Ivoire, notamment avec la validation de la liste électorale et la fixation de la date du premier tour de l’élection présidentielle au 31 octobre 2010. Il a adressé ses félicitations aux acteurs ivoiriens pour les avancées importantes enregistrées dans l’exécution des différents programmes de sortie de crise. Le Facilitateur a, en outre, encouragé tous les acteurs à poursuivre leurs efforts dans le dialogue et dans un esprit consensuel, afin de réaliser les dernières étapes du processus électoral devant aboutir à l’organisation du premier tour de l’élection présidentielle. Considérant que la présente réunion se tient à un moment crucial du processus de paix en Côte d’Ivoire, il a souhaité qu’elle soit axée sur la mise en œuvre du chronogramme électoral et sur la réalisation des tâches ultimes en vue de la réunification du pays. Enfin, il a souhaité que cette réunion du CPC soit un moment propice pour un sursaut collectif dans le processus de paix en Côte d’Ivoire.
5. Les échanges entre les membres du CPC se sont déroulés dans une atmosphère de fraternité et de franche collaboration et ont porté sur l’évaluation de la mise en œuvre de l’Accord politique de Ouagadougou et de ses accords complémentaires, le déroulement du chronogramme des opérations électorales et les conditions à réunir pour l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques en Côte d’Ivoire.
6. A cet effet, les membres du CPC ont suivi la présentation du rapport sur l’évaluation globale de la mise en œuvre de l’Accord Politique de Ouagadougou et du Quatrième Accord Complémentaire faite par le Premier Ministre, Monsieur Guillaume SORO. Ils ont également entendu l’exposé du Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Monsieur Youssouf BAKAYOKO, sur les dernières avancées du processus électoral, notamment les résultats du contentieux de l’inscription sur la liste électorale qui ont abouti à la consolidation et à la validation de la liste électorale définitive avec 5 725 720 inscrits et sur les différentes étapes du chronogramme.
7. A la lumière des différents exposés, les membres du CPC se sont félicités des importants acquis enregistrés par le processus électoral et ont pris acte des décisions suivantes déjà entérinées par les acteurs politiques ivoiriens, à savoir :
• La fixation par le Gouvernement, sur proposition de la CEI, de la date du premier tour de l’élection présidentielle au 31 octobre 2010 ;
• L’adoption par la CEI du chronogramme des étapes clés du processus électoral ;
• La validation de la liste électorale définitive par la CEI et la signature par le Président de la République du décret autorisant la délivrance de la carte nationale d’identité aux 5 725 720 personnes inscrites sur ladite liste.
8. Au regard des défis restant à relever avant la tenue du scrutin présidentiel, les membres du CPC ont lancé un appel pressant au Gouvernement, à la CEI et à tous les acteurs concernés afin que soient réalisées dans les meilleures conditions et dans les délais requis toutes les étapes clés du chronogramme électoral, notamment la publication de la cartographie électorale, l’affichage de la liste électorale, la production et la distribution des cartes nationales d’identité et des cartes d’électeur, le transport et le répartition du matériel et des documents électoraux, le recrutement et la formation des agents électoraux, la sensibilisation et l’éducation civique de la population avec la contribution de la société civile, la sécurisation du scrutin par le Centre de Commandement Intégré (CCI) avec l’appui, en cas de besoin, des Forces impartiales.
9. Réitérant la recommandation adoptée lors de la 6è Réunion du CPC et relative à la situation des pétitionnaires concernés par les erreurs matérielles consécutives à leur enrôlement, les membres du CPC recommandent que les pétitionnaires, au nombre de 55 000 environ, ajournés de la liste électorale définitive suite à l’opération de vérification par l’état civil de la liste électorale provisoire, puissent faire l’objet, après l’élection présidentielle, d’un examen minutieux de leur statut par un Comité technique ad hoc en même temps que tous les cas de doublons et autres catégories d’erreurs.
10. Concernant la distribution des cartes nationales d’identité et des cartes d’électeur, les membres du CPC ont reconnu la nécessité du couplage de cette opération et recommandé au Premier Ministre de prendre toutes les dispositions utiles en y associant toutes les structures compétentes, à savoir la CEI, la CNSI, l’INS, la SAGEM et l’ONI qui devront collaborer en bonne synergie pour la réussite de l’opération.
11. Soucieux du bon déroulement de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010, les membres du CPC invitent les partis politiques et les candidats au strict respect du Code de bonne conduite signé le 24 avril 2008. Ils les engagent à mener une campagne électorale dans un climat apaisé. Ils ont particulièrement insisté sur la nécessité pour la CEI de veiller au respect de l’équité et de l’égalité d’accès de tous les candidats aux médias d’Etat pendant la période de précampagne et de campagne électorale. Par ailleurs, ils en appellent au sens patriotique et à l’esprit de fair play des candidats, et de leurs partisans pour le respect par tous du verdict des urnes à l’issue du scrutin.
12. Examinant les questions liées à la réunification de la Côte d’Ivoire, les membres du CPC ont noté avec satisfaction le bon déroulement, depuis le 15 juin 2010, des opérations d’encasernement des 5000 éléments FAFN volontaires pour l’armée nouvelle (VAN) au sein de quatre groupements d’instruction (GI) installés à cet effet, dans les localités de Korhogo, Séguéla, Bouaké et Man. Ils ont, par ailleurs, salué les progrès majeurs accomplis dans le rétablissement de l’unicité de caisse de l’Etat en zone CNO avec l’installation effective de brigades mixtes de douanes notamment à Pogo, Ouangolodougou, Ferkessédougou, Korhogo, Bouaké, Man. Ils exhortent les parties signataires à parachever les mesures prévues par le Quatrième accord complémentaire à l’APO afin de consolider davantage la réunification de la Côte d’Ivoire.
13. Les membres du CPC ont loué les efforts respectifs de l’Etat de Côte d’Ivoire et des partenaires extérieurs qui ont permis la mobilisation des ressources financières nécessaires à l’exécution des différentes opérations, et en particulier du processus électoral. Ils les encouragent à maintenir la même dynamique et à déployer les ultimes efforts attendus pour le financement des dernières opérations du processus.
14. Au terme de leurs travaux, les membres du CPC ont rendu un hommage appuyé à Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso, Facilitateur du Dialogue direct inter ivoirien, pour l’action constante, efficace et déterminante qu’il n’a de cesse de mener dans le cadre de son mandat en vue d’une sortie de crise réussie en Côte d’Ivoire, à travers l’organisation d’élections justes, libres et transparentes.
15. Le CPC a décidé de tenir sa prochaine réunion après l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire pour faire le bilan du processus de sortie de crise.
Fait à Ouagadougou, le 21 septembre 2010.
Laurent GBAGBO
Président de la République de
Côte d’Ivoire
Guillaume Kigbafori SORO
Premier Ministre
Henri Konan BEDIE
Président du PDCI-RDA
Alassane Dramane OUATTARA
Président du RDR
09 Sept 2010
La liste électorale définitive adoptée
Faisant écho à la réunion du cadre permanent de concertation qui a eu lieu au palais présidentiel au Plateau à Abidjan, le président Laurent Gbagbo a signé ce jeudi 09 septembre un décret portant adoption de la liste électorale de définitive en vue des élections présidentielles du 31 Octobre 2010. Cette liste électorale comprend 5.725 millions de personnes, c'est-à-dire 28,76% de la population ivoirienne. Selon les conclusions de la réunion du CPC, les leaders des partis politiques significatifs ont accepté de valider cette liste bien qu’environ 50.000 personnes y sont exclues. Ces 50.000 personnes exclues constituent des cas litigieux qui seront traités ultérieurement.
L’adoption de la liste électorale définitive marque une étape très importante dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire et vers des élections justes et transparentes.
Il convient de noter que cette décision est l’aboutissement d’un long processus qui a été entaillé de nombreuses crises dont la dissolution de la CEI et du gouvernement en début d’année et l’incendie du tribunal de Man suite aux mécontentements de la population à la suite des radiations multiples de la liste électorale. Modestement, le dialogue direct inter-ivoirien prôné par le président Abdoulaye Wade montre ses vertus.
Reste à publier et à afficher la liste électorale définitive dans les différents centres de collecte pour qu’elle soit consultable par les populations. On attend aussi de pouvoir consulter cela en ligne sur le site officiel de la Commission Electorale Indépendante (CEI). De nombreux ivoiriens espèrent obtenir leurs carte d’identité et leurs cartes d’électeurs maintenant qu’une liste consensuelle a été adoptée. En avant pour la suite du processus électorale.
Amao Norene
04/09/2010
Vers le report des élections en Côte d’Ivoire
Lors d’un point de presse hier vendredi 03 septembre 2010 à la Primature, au Plateau (Côte d’Ivoire) le porte parole du Premier Ministre, Guillaume Soro a instruit l’opinion publique et internationale sur les avancées du processus de sortie de crise. Ainsi plusieurs points ont été à l’ordre du jour. Méité Sindou, le porte parole a donné les précisions suivantes :
Finalisation de la liste électorale :
La liste électorale se trouve dans sa phase de finalisation. Celle-ci devrait être disponible dans les six jours prochains. La certification, la prise d’un décret présidentiel et l’acceptation par les partis politiques seront les étapes avant sa conclusion définitive. Sur l’ensemble de la liste électorale environ 0,84 % d’inscrits ont été jugés non conforme à l’issue de la vérification portant sur 846.578.
Tâches à effectuer par la CEI pour la tenue des élections
Gestion des résultats définitifs du contentieux, Finalisation de la liste électorale définitive, Sélection, la formation et déploiement du personnel électoral. Il s’agit des présidents et assesseurs de bureau de vote. Ce sont au total 66.000 agents électoraux qui devront être recrutés, formés et redéployés sur l’ensemble du territoire national.
-Réalisation de la cartographie électorale. Ce sont environ 23.000 bureaux de vote qui seront repartis entre 11.000 lieux de vote sur toute l’étendue du territoire ivoirien.
Financement des Election
Pour l’année budgétaire 2010, 55,90 % des fonds attendus ont été déjà exécutés. 4,850 milliards de FCFA attendant d’être décaissés pour boucler l’année 2010. Selon le ministre des Finances, les fonds sont déjà disponibles. Le budget global de sortie de crise en Côte d’Ivoire est 118 milliards de FCFA. Environ 53,5% ont été déjà exécutés.
Démantèlement des milices et Sécurisation des élections
Le regroupement et l’encasernement des ex-combattants de la rebellions sont terminés. Au niveau du démantèlement des milices et groupes d’auto-défenses, le processus rencontre des difficultés. Sur environ 33.000 ex-combattants de la rébellion recensés fin 2008, seuls 11.711 ont effectivement été regroupés, dont 4.000 volontaires pour la nouvelle armée et 7.693 éléments démobilisés appelés à rejoindre les programmes de réinsertions et du service civique. Sur «8000 policiers et gendarmes qui doivent composer les unités mixtes pour la sécurisation des élections, seulement 1073 hommes ont été déployés.
Au regard des tâches en suspends et des moyens à mettre à disposition avant la date du 31 Octobre 2010, il est fort à craindre que la Côte d’Ivoire soit déjà engagée dans un autre report des élections présidentielles. Par ailleurs avec l’organisation du pèlerinage à La Mecque, ce sont environ 4.000 ivoiriens qui seront absents lors des consultations électorale. Pour rappel, la dernière date fixée pour les élections présidentielles, avant d’être reportée coïncidait avec le même événement.
A. Norene
Photo d'Archive
25 août 2010
Communiqué ONUCI
L'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) s'est inquiétée mardi de la montée de la tension verbale et des affrontements physiques au fur et à mesure de l'évolution de la phase judiciaire du contentieux électoral et a appelé au calme.
« Cette atmosphère, si elle perdurait, pourrait compromettre les avancées enregistrées dans la conduite du processus électoral », a déclaré l'ONUCI dans un communiqué.
La Mission des Nations Unies a lancé « un appel pressant au retour au calme et à la sérénité en vue du maintien et de la consolidation d'un environnement électoral apaisé ». Dans le même esprit, elle a encouragé les autorités compétentes, les acteurs politiques et les populations à la stricte application et au respect du droit.
Le 5 août dernier, le gouvernement ivoirien a fixé la tenue de l'élection présidentielle au 31 octobre prochain. Suite à cette annonce, l'ONUCI a souligné la nécessité de produire une liste électorale définitive, principal point d'achoppement entre les différents acteurs de la classe politique ivoirienne.
Divisée en deux parties depuis 2002 à la suite d'une guerre civile qui a opposé les forces gouvernementales aux rebelles du nord du pays, la Côte d'Ivoire est censée organiser des élections nationales depuis 2005.
A la fin de l'année 2009, les autorités ivoiriennes sont parvenues à produire une liste électorale provisoire et les candidats à l'élection présidentielle ont pu être validés. Mais en février 2010, le Président ivoirien, Laurent Gbagbo, a dissout le gouvernement et la Commission électorale en raison d'un différend sur la production des listes d'électeurs.
Après la nomination d'un nouveau gouvernement et la mise en place de la nouvelle direction de la Commission électorale indépendante (CEI), la poursuite du processus électoral reste conditionnée à la production d'une liste électorale définitive.
05 Aout 2010
Le compte à rebours en marche
Et c’est reparti, le compte à rebours des élections présidentielles en Côte d’Ivoire est relancé. A travers son communiqué rendu public le 04 Aout 2010, la CEI propose le 31 octobre 2010 pour l’organisation des élections présidentielles. Première d’une série qui va permettre le renouvellement de tous les mandats électifs en Côte d’Ivoire (Législatives, Municipales et régionales). Tous les mandats électifs en Côte d’Ivoire ont déjà expiré, mais non renouvelés du fait de la crise politique. Courant juillet 2010, la CEI avait déjà posé un pas important en publiant la liste électorale provisoire. Cette publication avait permis d’engager la dernière phase du contentieux électoral. L’opération de vérification de la liste électorale qui a suscité tant de débat, consécutif à l’affaire Mambé, n’a pris qu’une semaine pour se réaliser. Le Premier ministre Guillaume Soro s’exprimait ainsi le mardi 03, lors de la réception du premier rapport des structure en charge de ce dossier : «Un premier rapport provisoire vient de m’être remis, je me réjouis que ce travail ait pu se dérouler avec beaucoup d’efficacité et de célérité. Les équipes avaient une semaine et nous avons achevé ce travail avec un taux record intéressant. Je verrai donc avec les membres du CPC, la suite à donner à ce rapport».
Sans peut-être le vouloir, le Premier ministre dénonçait par ses propos, les polémiques nées de l’affaire de l’audit de la liste provisoire. Le débat suscité par le Front populaire ivoirien avait retardé de plus de trois mois le processus électoral. Il n’a fallu une semaine pour exécuter cette opération selon une méthodologie consensuelle. Tous les acteurs politiques et la population attendent pour les prochaines semaines la publication de la liste électorale définitive. En principe, elle ne devrait plus tarder, d’autant plus que la commission électorale indépendante a proposé la tenue du premier tour des élections le 31 octobre. La proposition a fait l’objet de discussion en conseil des ministres et a été endossée par un décret présidentiel.
Le fin diplomate qu’est M. Youssouf Bakayoko, président de la Cei démontre par là l’efficacité de sa méthode. Jusqu'à présent, l’institution placée sous sa gouverne marque des points positifs. Espérons que les leaders politiques lui faciliteront la tâche en ne posant pas des préalables insurmontables pour tenter de bloquer le processus. Depuis la fin de la crise due à l’affaire Mambé, tout semble aller de l’avant. Cependant, quelques observateurs et connaisseurs du paysage politique ivoirien craignent qu’un nouveau blocage ne vienne assombrir ce tableau. Surtout que les longues accalmies annoncent en Côte d’Ivoire de grandes tempêtes dans le paysage politique. Personne ne sait encore le contenu du rapport provisoire remis au Premier ministre, son contenu n’a pas encore été rendu public. Quelle surprise réserve-t-on à la population. Espérons que son contenu ne viendra pas réduire à néant l’optimisme de la Cei. Habituée des coups spectaculaire, la majorité présidentielle qui conteste la régularité d’une partie de la liste électorale provisoire pourrait sortir le grand jeu en demandant à une partie des Ivoiriens de retourner dans les bureaux d’enrôlement.
En lisant le communique de la Cei, l’on se rend compte que l’institution s’est jetée à l’eau tout en prenant beaucoup de précautions. Son communiqué est plein de langage diplomatique. Au terme de cette séance de travail, la Commission Centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le 31 Octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. Elle publie sa date en la liant à certaines conditions qui doivent être observées par le Gouvernement et les Opérateurs Techniques pour le respect effectif de cette période. Pour dire, si les acteurs politiques ivoiriens veulent vraiment que les élections présidentielles aient lieu avant la fin du mois d’octobre, c’est possible. Mais à condition qu’ils s’y engagent fermement. Les leaders politiques ivoiriens le voudront-ils ?
Plusieurs éléments laissent planer un doute sérieux sur la possibilité de tenir ce délai. Une élection qui n’a pu s’organiser depuis au moins 1700 jours du fait des préalables posés par les uns et les autres peut-elle se faire en 87 jours alors que les mêmes préalables existent en tout ou partie ? Durant les 87 jours restant, la CEI devra finaliser et publier la liste électorale définitive, elle devra distribuer les cartes d’identités et les cartes d’électeurs. Installer les équipes et les bureaux de vote et les urnes. Même si pour cette dernière, l’Onuci interviendra. Mais quid du désarmement, de la réunification du pays et le problème de grades des Com-Zones qui disputent toujours l’autorité aux préfets dans les régions? Le pari est grand. La population ivoirienne qui espère la fin de la crise politique à travers de nouvelles élections peut-elle croire à cette 7e date décidée pour les élections ? Pour le moment tout le monde partage un réel optimiste et refuse de croire en une autre farce. Le chef de l’Etat avait une fois dit qu’il ne signera plus de décret tant qu’il n’est pas certain que les élections s’organiseront à la date choisie. Partage-t-il cet optimisme ? Reste à voir. Une chose est sure, le compte à rebous marque au compteur Jour J-87.
AMAO Norène
Communique du Conseil des ministres du 05/08/2010
http://www.letemoin.org/communiqué-du-conseil-des-ministres-du-05-aout-2010/
Bakayoko Youssouf,Pdt de la Cei
04 Aout 2010
Communiqué CEI
Après la remise officielle de la Liste Electorale Provisoire à la Commission Electorale Indépendante par les Opérateurs Techniques que sont l'Institut National de la Statistique (INS) et la Sagem Sécurité le lundi 12 juillet 2010, l'Institution en charge du processus électoral en Côte d'Ivoire a tenu plusieurs réunions et ouvert depuis le 20 Juillet 2010 le contentieux sur ladite liste.
Suite à la réunion du Bureau du mardi 03 Août 2010 portant sur l'évaluation du contentieux sur la Liste Electorale Provisoire, la Commission Centrale de la CEI s'est réunie ce mercredi 4 août 2010 pour entériner les délibérations du Bureau et procéder à l'examen des opérations devant nous conduire aux élections.
La Commission Centrale de la CEI s'est réjouie du climat de fraternité, de sérénité et de paix qui règnent en Côte d'Ivoire et a encouragé la communauté nationale à toujours œuvrer dans ce sens.
Au terme de cette séance de travail, la Commission Centrale de la CEI a, en toute responsabilité, retenu le mois d'Octobre 2010 comme étant la période propice pour l'organisation de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire.
Cependant, elle tient à indiquer que certaines conditions doivent être observées par le Gouvernement et les Opérateurs Techniques pour le respect effectif de cette période.
La Commission Centrale de la CEI a, également, longuement insisté sur le climat de paix qui doit prévaloir avant, pendant et après ces élections qu'elle veut justes, transparentes et dont les résultats seront acceptés par tous.
Fait à Abidjan, le 04 Août 2010
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