17/05/2012
Secteur bancaire
Le Ministre Moussa Dosso :« les Ivoiriens continuent d’avoir peur de la banque »
Le ministre de l’Industrie et de la Promotion du secteur privé, Moussa Dosso a dénoncé les réticences des banques à adapter et à accroitre de manière significative leurs concours financiers à la croissance des économies africaines: «Il est clairement établi que les pays africains ont les conditions bancaires les plus prohibitives dans le monde…cela inacceptable dans un contexte de mondialisation, où nous sommes en compétition avec le reste du monde… au lieu d’avoir un effet catalyseur sur l’économie il a plutôt tendance à le plomber… Il est établi que les banques constituent l’un des principaux freins à la promotion des logements sociaux et économiques en Côte d’Ivoire. Il en est de même pour le crédit à la consommation pour lequel, après 50 ans d’indépendance, les Ivoiriens continuent d’avoir peur de la banque»
Ces propos ont été tenus hier au forum sur les «mécanismes innovants et alternatifs de financement du secteur privé» organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI).
L’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF-CI) par la voie de son président Souleymane Diarrasouba a expliqué que «les banques et établissements financiers ivoiriens sont pleinement disposés à jouer leur partition dans le financement de l’économie nationale, donc le financement des entreprises mais aussi longtemps que persistera la situation structurelle de volatilité de la quasi-totalité des dépôts des banques et les contraintes réglementaires trop rigides, notre belle détermination restera limitée dans sa matérialisation concrète».
En Côte d’Ivoire, près de 2 millions de comptes bancaires pour près de 20 millions d’habitants sont gères par 22 banques qui totalisaient en 2011 un total bilan de 4000 milliards FCFA (6 milliards d’euros).
Ecofin
Côte d’Ivoire : le total bilan des banques progresse à 4000 milliards FCFA
L'Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d'Ivoire (APBEF-CI) se félicite que le total bilan du secteur bancaire se soit accru à 4000 milliards FCFA (6 milliards d’euros) en 2011 soit une augmentation de 37% en quatre ans.
Souleymane Diarrassouba, président de l’APBEF-CI et directeur général d’Africa Financial Group (AFG) a précise lors d’un point de presse que le nombre de comptes bancaires est passé de 879 478 en 2008 à 1,8 million en 2011.
En 2010, APBEF CI a récence 22 banques et 1 établissement financier :
8 grands établissements : SGBCI, BACI, BICICI, BIAO, ECOBANK, SIB, BNI et BOA.
4 établissements de taille moyenne : CITIBANK, STANDARD CHARTERED, BRIDGE BANK et BHCI.
9 petits établissements : ALIOS, BFA, ACCESS BANK, UBA, VERSUS BANK, COFIPA, BRS, BSIC et CNCE.
Dans le dernier semestre de 2010, DIAMOND BANK et BGFI ont obtenus leur agrément.
Ecofin
Côte d'Ivoire
La police et la gendarmerie vont traquer les vandales
Orange Côte d'Ivoire a signé, le 11 mai 2012, avec la gendarmerie et la police une convention qui permettra à une élite des deux corps de traquer les auteurs de vols et sabotages sur les installations de l'opérateur de télécommunications. En 2011, les réparations des actes de vandalisme sur les installations de la compagnie ont coûté 1,2 milliard de FCFA à Orange Côte d'Ivoire. Pour 2012, elles s'élèveraient déjà à 400 millions de FCFA auxquels il faut ajouter le coût des vols de batteries servant d'alimentation de courant électrique, estimé à 464 millions de FCFA.
Tous ces désagréments entraînent interruption ou suspension de services de la téléphonie fixe et mobile et de l'Internet. C'est ce qui justifie la demande, par Mamadou Bamba, directeur général d'Orange Côte d'Ivoire, d'un "appui sécuritaire" à la gendarmerie et à la police.
A l'occasion de la signature de la convention et d'une remise de dons (5 véhicules Pick-up) de l'opérateur téléphonique à la gendarmerie et à la police, Alexis Ahonzon, directeur du cabinet civil et militaire de la présidence de la République, a pris l’engagement ferme de traquer les vandales qui mettent en péril la vie de la nation, car, a-t-il estimé, «lorsque le réseau de télécommunication est en panne, c’est tout le système de sécurité qui est en danger». Eco fin
Côte d'Ivoire - payer ses factures par carte dans un guichet automatique
La Côte d'Ivoire expérimente un nouveau moyen de payer ses factures avec le service EasyCollect lancé par la BIAO.
Selon le directeur de la trésorerie et des institutions financières de la BIAO, qui donnait une conférence à la clôture du Salon de la monétique et des services bancaires (Simbank), les consommateurs (clients ou non clients BIAO) peuvent payer leurs factures d'eau et d'électricité via les distributeurs automatiques de billets (DAB), les guichets automatiques de billets (GAB) et aux caisses BIAO via le système EasyCollect.
Le service est en test à Abidjan et dans trois villes de province. A l'issue du test, son déploiement généralisé est prévu pour juin 2012.
Le fonctionnement du service est simple. Pour le DAB, il suffit de se présenter au distributeur avec sa carte Visa BIAO, à insérer la carte et à entrer le code secret. Il faut ensuite sélectionner à l'écran le menu Paiement de factures puis choisir l'opérateur à régler (CIE ou SODECI). Le coût de la transaction est de 200 FCFA (0,4 dollar).
Finance internationale
Des experts de l’ONU pour une taxe
«Les pays de l'UE doivent maintenant faire preuve d'un leadership audacieux pour ouvrir la voie à ce qui devrait éventuellement être une taxe sur les transactions financières mondiale» ont déclaré les experts de l'ONU.
«Une taxe sur les transactions financières (TTF) est un outil pragmatique pour fournir les moyens aux gouvernements de protéger et réaliser les droits de l'homme de leur peuple», a déclaré Magdalena Sepulveda, Rapporteuse spéciale à l’ONU sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme. «Il est grand temps que les gouvernements réexaminent le rôle de redistribution de la fiscalité afin de s'assurer que les individus les plus aisés et le secteur financier contribuent de manière juste au fardeau fiscal.» a-t-elle ajouté.
Selon le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), cette taxe rapporterait entre 48 milliards et 250 milliards de dollars par an. Elle permettrait de compenser les coûts des crises économique, financière, énergétique, climatique et alimentaire qui perdurent.
Pour le Rapporteur spécial sur la dette extérieure et les droits de l'homme, Cephas Lumina (photo), «une TTF mondiale n'est pas une panacée, mais elle aiderait à soulager la charge de la dette souveraine découlant de la crise financière, à transférer le fardeau des citoyens ordinaires au secteur privé qui a causé la crise, et à élargir de manière significative la marge de manœuvre fiscale des gouvernements pour procéder aux dépenses absolument nécessaires en matière économique et sociale».
Selon le groupe d’experts, la République de Corée a mis en place une taxe similaire dans des conditions non discriminatoires et plusieurs gouvernements de l'UE militent pour mettre en œuvre cette TTF dans la zone euro. Ces experts de l'ONU interpellent ainsi les participants au prochain sommet du G8 de Camp David, aux Etats-Unis : «La TTF permettrait de réduire les flux de capitaux qui alimentent la spéculation, entraînent une instabilité des prix et causent des ravages au droit à l'alimentation dans le monde entier.»
Economie - La montée des inégalités menace la croissance africaine
Fondé par Koffi Annan, l’Africa Progress Panel a remis son rapport 2012 sur les progrès de l’Afrique. Pour ce groupe de personnalités, parmi lesquelles Michel Camdessus, Mohammed Yunus, Tidjane Thiam ou Olesegun Obassanjo, l’urgence, pour l’Afrique, est de mieux répartir les fruits de la croissance et de réduire les inégalités.
« Des inégalités croissantes menacent la croissance économique de l'Afrique. La solide trajectoire de croissance économique de l'Afrique, qui va voir la région enregistrer un taux de croissance de plus de 5% au cours des deux prochaines années, est compromise du fait des inégalités croissantes et de la marginalisation de franges entières de la société », lance le Rapport sur l'Afrique en 2012.
Le groupe établit un constat sévère sur la gouvernance de nombreux pays qu’une croissance élevée depuis plusieurs années font passer pour de « bons élèves » alors qu’une analyse plus poussée révèle que dans ces pays la pauvreté n’a pas vraiment reculé, et parfois même qu’elle a progressé.
Ainsi, selon le rapport, « Au Mozambique par exemple, les données tirées d’un sondage auprès des ménages ne révèlent aucune diminution de la pauvreté nationale de 2002 à 2008, et dans les régions centrales, on a même constaté une augmentation marquée de la pauvreté. »
Autre cas : « La Tanzanie a connu l’une des croissances les plus rapides au monde. Pourtant, de 2000 à 2007, la pauvreté en termes de revenu n’a baissé que de 35 à 33 %, selon l’étude du budget des ménages. En tenant compte de la démographie, cela représente 1 million de Tanzaniens supplémentaires vivant en dessous du seuil de pauvreté. »
Les inégalités, selon le rapport, ne se situent pas seulement en termes de revenus. Elles touchent également l’éducation, notamment entre les populations rurales et urbaines, entre les hommes et les femmes.
03/05/2012
Total affiche un bénéfice net de 3,07 milliards € au premier trimestre 2012
La compagnie française voit son bénéfice en léger recul de 1% par rapport à la même période 2011. Le résultat opérationnel net ajusté des secteurs se contracte de 3% à 3,26 milliards d'euros. Sur l'ensemble du groupe, le chiffre d'affaires du trimestre a augmenté de 11% à 51,17 milliards d'euros.
Sur ce premier trimestre, en Afrique, on retiendra essentiellement le démarrage de la production sur le projet d’Usan au Nigeria, le lancement de la seconde phase de développement du champ offshore d’Ofon, au Nigeria également, la finalisation de la prise de participation de 33,33 % dans des licences d’exploration et production en Ouganda et l’extension du domaine d’exploration en Mauritanie et en Côte d’Ivoire.
Commentant les derniers chiffres, le PDG du groupe, Christophe de Margerie, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer la sécurité des personnes et la protection de l’environnement : « Les récents accidents, notamment celui de la plate-forme d’Elgin en Mer du Nord, nous confirment l’importance cruciale de la sécurité dans nos opérations. Une croissance rentable n’est envisageable qu’en accordant la priorité de nos moyens à la sécurité des personnes et à la fiabilité opérationnelle. L’ensemble de la société est mobilisée pour que la complexité des opérations s’accompagne d’une attention toujours plus forte portée à la sécurité et à la protection de l’environnement.»
Agence Ecofin
Côte d'Ivoire: le Conseil des télécommunications salue le nouveau code des télécommunications
Le Conseil des télécommunications de Côte d'Ivoire (CTCI) a publié, le 30 avril 2012, un communiqué qui considère l'adoption de l’ordonnance relative aux télécommunications et aux technologies de l’information et de la communication - le nouveau code des télécommunications –« comme un véritable soulagement ». Selon le communiqué, signé par le président du CTCI, Lemassou Fofana, les anciens textes, qui datent de 1995, « étaient totalement inadaptés, voire anachroniques ». Leur remplacement se justifie par « l'évolution fulgurante au plan technologique du secteur, en particulier la convergence entre les différents réseaux et services de télécommunications/TIC »et par « l'existence dans l’espace CEDEAO/UEMOA d’un cadre juridique harmonisé des télécommunications et des technologies de l’Information et de la Communication qui fait obligation à l’Etat de Côte d’Ivoire de réviser sa législation en la matière ».
Le CTCI voit dans le nouveau code des télécommunications plusieurs innovations, notamment dans la réglementation, désormais « aux normes les plus avancées dans le monde », dans le cadre institutionnel, « plus adapté aux enjeux du secteur », et dans la protection des droits des consommateurs. Le Conseil salue aussi la création d'une nouvelle autorité de régulation indépendante, d'une entité distincte chargée de l'attribution des fréquences et d'une agence pour le service universel des télécommunications.
Créé en 1995, le Conseil des télécommunications de Côte d'Ivoire, une autorité administrative indépendante, a pour missions de veiller au respect du principe d'égalité de traitement des opérateurs du secteur des télécommunications et au respect des dispositions contenues dans les conventions de concession, les cahiers des charges et les autorisations délivrées par l'administration ivoirienne. Il arbitre aussi, avant tout recours arbitral ou juridictionnel, les litiges entre l'administration et les opérateurs de télécommunications.
Agence Ecofin
02/05/2012
Malgré un potentiel agricole considérable
L'Afrique importe 50 milliards $ de produits alimentaires par an
Malgré un potentiel agricole considérable, la majorité des pays africains sont des importateurs nets de produits alimentaires. José Graziano Da Silva, directeur général de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a indiqué que la facture de l'importation de produits alimentaires dépasse 50 milliards $ par an.
« Le continent dépense chaque année plus de 50 milliards $, pour l'importation des produits alimentaires. En même temps, plus de 50% de sa main d'œuvre est constituée de petits agriculteurs, éleveurs, forestiers et pêcheurs. Trouvons des moyens de conjuguer leurs efforts afin que l'Afrique puisse nourrir l'Afrique », a expliqué Monsieur Graziano Da Silva le 26 avril lors d’une réunion à Brazzaville qui réunissait 37 ministres africains en charge de l'agriculture sur le thème « De la vision à l'action pour une agriculture africaine performante.»
Pour M. Graziano, l’agriculture africaine doit initier une nouvelle vision et doit bénéficier d'un nouveau type de partenariat. « Nous devons aider les agriculteurs africains, non seulement à produire plus de nourriture, mais également à produire plus efficacement, afin de doubler la production pour satisfaire la demande croissante des produits alimentaires sur le continent »
Agence Ecofin
1er/04/2012
Energie
La RD Congo et l’Afrique du Sud vers le plus grand projet énergétique de l’histoire
«Nous allons produire de l'énergie hydroélectrique qui nous donnera une capacité de 40 à 45000 MW (…) Cette énergie est suffisante pour éclairer tout le continent africain. Le reliquat pourrait être vendu ailleurs, en Europe, par exemple», a déclaré Joseph Mashimbye ambassadeur sud-africain en RD Congo, lors de la commémoration du 18ème anniversaire de la fin de l’apartheid sud-africain.
Selon l’ambassadeur, un traité sera signé entre les présidents Kabila et Zuma (photo) avant la fin de 2012 pour la mise en route du plus grand projet de production de l'énergie hydroélectrique de l’histoire, à partir du fleuve Congo, pour l'alimentation de tout le continent africain. Le financement de ce projet déjà disponible.
« Les deux pays sont en mesure de travailler ensemble afin d'atteindre les objectifs du développement et de la démocratie » a-t-il précisé, ajoutant « Ce 27 avril est une journée historique et importante non seulement pour l'Afrique du Sud, mais aussi pour le continent africain et la communauté internationale.»
Mercredi dernier, c’était un groupe d’investisseurs américains, emmené par Steven Landers, vice président d’ECA International, qui était à Kinshasa pour annoncer l’étude de faisabilité de deux projets de barrages hydroélectriques : Inga (Bas-Congo) et Mobayi Mbongo (Equateur).
Agence Ecofin
26/04/2012
Hydrocarbures
Nouvelles découvertes de brut au large de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone
En Côte d’Ivoire, c’est sur le bloc CI-105, au puits Kosrou-1, foré par une profondeur d’eau de 2275 mètres pour une profondeur totale de 5241 mètres, que la compagnie Tullow Oil a découvert du brut. Le permis est partagé entre Tullow (22%), Anadarko (50 %), Petroci (15 %) et Thani (13 %). En Sierra Leone, sur le puits Mercury-2, un forage à une profondeur d’eau de 1815 a révélé des sables imprégnés de pétrole. Ce permis est partagé avec Anadarko (55 %) et Repsol (25%). Selon la compagnie britannique Tullow Oil qui accumule,depuis plus d’une année, les succès africains, tant à l’ouest qu’à l’est du continent, ces deux découvertes semblent confirmer ses « chances d’une découverte de type hub avec les campagnes en cours qui incluent le puits Strontium-1, au Liberia, et le puits Paon-1, en Côte d’Ivoire ».
Agence Ecofin
USA - Croissance economique
La Fed prête à soutenir davantage l'économie au besoin
La banque centrale américaine (Fed) a indiqué mercredi qu'elle entrevoyait un redressement à venir de la croissance économique aux Etats-Unis mais qu'elle comptait apporter encore longtemps un soutien important à la reprise de l'activité dans le pays.
Alors que l'économie américaine donne des signes de ralentissement, le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) a estimé après deux jours de réunion à Washington que celui-ci ne devrait être que passager. Pour le FOMC, l'économie croît de façon "modérée" et devrait continuer sur cette voie pendant quelques trimestres encore avant de "se redresser progressivement".
Le FOMC a revu en hausse sa prévision de croissance pour l'économie américaine en 2012 mais a abaissé ses perspectives pour les deux années suivantes. Selon lui, la croissance du PIB américain, qui a atteint 1,7% en 2011, devrait être comprise entre 2,4 et 2,9% en glissement annuel au dernier trimestre de l'année et entre 2,7 et 3,1% un an plus tard.
Le chômage (officiellement à 8,2%) pourrait tomber jusqu'à 7,8% dans le meilleur des cas à la fin de l'année, indique le FOMC, mais globalement, la décrue du chômage ne devrait se faire que lentement les années suivantes. Le Comité note que "l'inflation s'est quelque peu redressée" mais y voit toujours un effet passager lié à la montée des cours du brut: à moyen terme, elle devrait converger vers son objectif de hausse des prix de 2,0% sur un an.
La Fed a pour mission de favoriser le plein emploi et la stabilité des prix et le FOMC a annoncé qu'elle maintenait son taux directeur quasi nul, en vigueur depuis décembre 2008, et qu'elle comptait poursuivre comme prévu jusqu'en juin son opération lancée en octobre pour faire baisser encore un peu plus les taux d'intérêt à long terme. Le FOMC prévoit le maintien d'une politique monétaire "hautement accommodante" pendant un certain temps et un taux directeur "exceptionnellement bas (...) jusque fin 2014 au moins" si la conjoncture le justifie. Plusieurs économistes estiment que les annonces de la Fed traduisent une réticence du Comité à assouplir davantage sa politique monétaire alors que cette hypothèse apparaissait il y a peu encore comme hautement probable...
Romandienews
Cinquantenaire de la Sib
Georges N’Dia Coffi, Pca : ‘’Toutes les banques n’ont pas cette chance’’
La Société ivoirienne de Banque (Sib), filiale du Groupe Attijariwafa Bank célèbrera le 18 juin 2012 prochain ses noces d’or (50 ans) avec sa clientèle de Côte d’Ivoire. L’information a été donnée à la presse le mercredi 25 avril 2012 à Ivotel, sis au Plateau. Il s’agit pour cette filiale de commémorer les cinquante (50) années de confiance, de fidélité avec sa clientèle, a confié Georges N’Dia Coffi. Qui a ensuite fait l’historique du parcours de cette banque. «Toutes les banques n’ont pas cette chance de survivre jusqu’à 50 ans ou même de dépasser ce stade. Mais à 50 ans, la Sib est encore plus belle, dynamique, solide, attrayante et elle le sera encore plus dans les années à venir», a indiqué Georges N’Dia Coffi. Et c’est avec beaucoup d’espoir qu’il envisage un avenir radieux pour cette banque qui se rapprochera d’avantage de la clientèle, en améliorant la qualité de ses services. Quant au directeur général Daouda Coulibaly, il a rappelé le défi relevé par la filiale, en passant de 15 agences à 37 avec à son actif 478 collaborateurs et plus de 150 000 clients. La progression de cette banque entre 2009-2010 au niveau des crédits distribués (148,9-205,5), de l’épargne collectée (160,1-205,3) et du produit net bancaire (20,2-24,2). La progression de ces indicateurs clés permet d’améliorer les parts de marché de la Sib et impacte positivement sur le Produit national Brut (+ 20%) avec un total bilan de 17,4%. A entendre Daouda Coulibaly, le bilan de la Sib est satisfaisant et laisse entrevoir un espoir pour les années à venir. Selon lui, la banque ne doit pratiquement plus rien et que ses crédits ont été largement épongés. «La Sib qui était exposée à hauteur de 13 milliards de FCFA est actuellement à 3 millions», a-t-il souligné. A l’en croire beaucoup d’efforts ont été entrepris par la filiale et ce, malgré la crise socio-politique.
Larissa G
L'IA
Transport aerien - Technologie
L'Internet haut débit dans les avions, c'est pour 2014
Aujourd'hui, lorsqu'on voyage par avion, on ne dispose pas d'une connexion Internet pour lire, travailler et traiter ses courriers électroniques. Inmarsat, un opérateur de satellites, et Honeywell, spécialisée dans l'avionique, envisagent de changer cette donne à l'horizon 2014. Les deux sociétés ont manifesté leur volonté de permettre aux compagnies aériennes de fournir à leurs voyageurs une connexion Internet haut débit à l'intérieur même de l'avion. L'équipement matériel et les logiciels nécessaires, qui devraient être réalisés par Honeywell, seront connectés à trois satellites qu'Inmarsat lancera en 2013. L'objectif des deux partenaires dans cette opération est de donner aux voyageurs la possibilité de bénéficier d'un débit de réception de 10 Mbit/s dès 2014. Il appartiendra ensuite aux compagnies aériennes d'établir la grille tarifaire pour l'accès de leurs clients à un service qui devient de plus en plus nécessaire dans les transports aériens, notamment pour les longues distances.
Ecofin
21/04/2012
Banque mondiale
L'Américain Jim Yong Kim nommé président
L'Américain Jim Yong Kim a été nommé lundi président de la Banque mondiale. Présenté par Washington, l'expert des questions de santé publique âgé de 52 ans succédera le 1er juillet et pour cinq ans à son compatriote Robert Zoellick. Contrairement aux élections précédentes, la décision n'a pas été prise à l'unanimité. Le médecin né en Corée du Sud a été préféré à sa rivale, l'ex-ministre des Finances du Nigeria Ngozi Okonjo-Iweala. L'Europe occidentale, le Japon, le Canada et plusieurs pays émergents, dont la Russie, le Mexique et la Corée du Sud, tous alliés de Washington, ont fait basculer la décision du conseil d'administration.
Depuis sa création, par les accords de Bretton Woods en 1944, la Banque mondiale a toujours été présidée par un Américain, la direction générale du Fonds monétaire international (FMI) revenant à un Européen selon une règle de répartition non écrite mais qui n'avait pas été directement remise en cause jusqu'à présent. A l'inverse de ses onze prédécesseurs, M. Kim n'est pas issu des milieux de la politique, de la banque ou de la diplomatie. En choisissant ce médecin et anthropologue de formation, le président américain Barack Obama avait surpris nombre d'observateurs. "Il est temps qu'un professionnel du développement dirige la plus importante agence mondiale de développement", avait-il expliqué. Ancien expert du sida à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Jim Yong Kim s'est consacré à la lutte contre les maladies dans les pays pauvres, la tuberculose en Haïti ou au Pérou notamment. RomandieNews
19/04/2012
Côte d'Ivoire – Energie
Besoin urgent de 400 M EUR pour moderniser l'électricité
ABIDJAN - Le secteur de l'électricité en Côte d'Ivoire a un besoin urgent d'investissement de 275 milliards de FCFA (420 millions d'euros) pour se moderniser et combler une décennie de retard due à la crise, a affirmé mercredi à Abidjan, son responsable.
Nos besoins sont énormes, nous avons accusé un lourd retard en matière d'investissement. Nous avons traversé une crise qui a duré 11 ans, ce qui aurait pu être réalisé, n'a pas été fait, a expliqué à l'AFP, le directeur général de la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), Dominique Kakou.
Aujourd'hui, dans l'urgence, nos besoins se chiffrent à 275 milliards de FCFA. Si on veut régler les problèmes (extension, réhabilitation...) pour avoir un réseau qui tienne la route et peut desservir la population, a souligné M. Kakou.
Selon lui, la recherche de financement est bien engagée, certains partenaires, notamment l'Union européenne (UE) et la Banque mondiale, ayant répondu favorablement.
La CIE a comme actionaire majoritaire la société Finagestion, dont le groupe français Bouygues est actionnaire à 21,5%, a indiqué à l'AFP une porte-parole parisienne du groupe diversifié. Bouygues a cédé le contrôle de la société Finagestion à Emerging Capital Partners (ECP), un acteur majeur du capital investissement sur le continent africain.
M. Kakou s'exprimait en marge d'un séjour du Commissaire au développement de L'UE, Andris Piebalgs, qui a visité mercredi à Abidjan des installations électriques ayant bénéficié d'un financement européen.
L'UE a accordé à la Côte d'Ivoire 11 millions d'euros (environ 8 mds FCFA) pour la réhabilitation et le développement du réseau électrique à Abidjan, permettant une amélioration de la fourniture dans les communes, en vue de toucher environ trois millions de personnes.
La Côte d'Ivoire, un des leaders africains de l'électricité, produit environ 6.000 Giga watts par an, et prévoit d'accroître de 10% cette production dans les deux années à venir.
Le pays réputé pour la qualité de son réseau électrique, a vécu il y a deux ans au rythme des coupures de courant, en raison d'un déficit de production.
BOUYGUES
19/04/2012
Coopération
Le Commissaire Piebalgs en Côte d’Ivoire pour relancer le dialogue politique et renforcer l’aide européenne
M. Andris Piebalgs, Commissaire européen au développement, arrive ce soir à Abidjan pour une visite officielle en Côte d’Ivoire, un an après sa première visite au lendemain de la cessation des conflits. Le Commissaire Piebalgs rencontrera le Président Alassane Ouattara et le Premier ministre M. Jeannot Kouadio-Ahoussou, afin de relancer le dialogue politique et définir conjointement les secteurs prioritaires de coopération. Outre les défis ivoiriens, le Commissaire évoquera également avec le Président Ouattara, qui préside actuellement la Cedeao (la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), les dossiers régionaux, notamment la situation du Mali et dans la région du Sahel.
A l’occasion de cette visite, le Commissaire rencontrera également plusieurs autres membres du gouvernement, de la société civile et des milieux économiques et inaugurera un programme financé par l’Union européenne dans le domaine de l’eau et l’assainissement.
Avant de partir, M. Piebalgs a déclaré: “En mai 2011, je m’étais engagé auprès du Président Ouattara à accélérer l’aide européenne à la Côte d’Ivoire, pour permettre le retour à la stabilité du pays. Nous avions débloqué 180 millions d’euros pour soutenir les efforts de réconciliation nationale et la reprise économique. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a retrouvé la voie de la stabilité politique. Ma visite confirme que l’Union européenne est et restera un partenaire fiable pour la Côte d’Ivoire dans ses efforts de développement à long terme.”
“Avec le Président Ouattara, nous aborderons également les enjeux régionaux et la façon dont l’UE peut davantage soutenir les efforts en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique de l’Ouest notamment au regard de la situation au Mali.” a ajouté le Commissaire Piebalgs.
17/04/2012
SOS investissements
La Côte d'Ivoire a parcouru un chemin considérable depuis la crise postélectorale. Mais elle part de très loin. Son économie a tourné au ralenti pendant une décennie de troubles politiques, sociaux et militaires. La réconciliation sera bien plus facile si le pays réussit à promouvoir une croissance solide et génératrice d'emplois, qui permette d'améliorer le niveau de vie de sa population. Ce n'est pas gagné, même si la Côte d'Ivoire est dotée de solides atouts, à commencer par de riches ressources naturelles.
Les nouveaux emprunts devront être souscrits avec prudence.
Le pays assure notamment 40 % de la production mondiale de cacao. Outre cette culture phare, le café, le riz, le coton, l'hévéa, l'anacarde ou encore l'huile de palme représentent un énorme potentiel. Mais les rendements agricoles sont encore assez faibles en raison du manque de fertilisation et de mauvaises pratiques culturales. Par ailleurs, il est impératif de renforcer l'encadrement et d'améliorer les circuits de distribution des intrants. Le pays recèle aussi d'importantes réserves d'or et de pétrole. Le tissu industriel doit être rénové pour gagner en compétitivité. En mettant leurs produits aux normes internationales, les exportateurs ivoiriens pourraient regagner des parts de marché dans la région et dans le reste du monde, notamment en bénéficiant d'un accès privilégié aux marchés européens et américain. Enfin, le pays dispose d'une population jeune, dynamique, et d'une main-d'oeuvre relativement bon marché.
Le taux d'investissement reste cependant assez faible. Il représentait 30 % du PIB au pic du boom cacaoyer des années 1970, mais a chuté à 10 % après 1999, contre une moyenne de 22 % au sud du Sahara et de 25 % en Asie. L'état de délabrement des routes, des réseaux électriques et d'adduction d'eau en est un signe manifeste.
Le pays devrait bientôt atteindre le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) et bénéficier ainsi d'une réduction substantielle de sa dette extérieure. Toutefois, les bailleurs de fonds ont déjà été très généreux en lui accordant des allègements importants. Si bien qu'en renouant avec un service normal de la dette après le point d'achèvement, ses paiements vont paradoxalement augmenter au lieu de diminuer, et les nouveaux emprunts devront donc être souscrits avec prudence. Augmenter les investissements de façon importante alors qu'il n'en a pas les moyens est l'un des principaux défis économiques - pour lequel il y a pourtant des pistes - que devra relever l'État. Il doit d'abord élargir l'assiette fiscale et améliorer le fonctionnement des régies financières pour mobiliser de nouvelles ressources. Il a d'ailleurs entrepris de restructurer les dépenses publiques en faveur de l'investissement pour 2012 et les exercices suivants. Mais l'essentiel doit venir des privés. Pour accompagner cette dynamique, le système bancaire doit jouer pleinement son rôle d'accompagnement sur la durée. Des chantiers ont été engagés pour améliorer l'environnement du crédit avec, notamment, la récente création de tribunaux spéciaux chargés de la résolution des différends commerciaux. Les banques, en revanche, très nombreuses, ne sont pas toujours compétitives. Leurs marges d'intermédiation et leurs frais sont élevés. Nombre d'entre elles encombrent le marché. Les autorités se sont néanmoins engagées à corriger ce dysfonctionnement structurel. Pour restaurer la confiance des investisseurs, elles s'emploient également à améliorer la sécurité, à éliminer les tracasseries administratives, à réduire les formalités nécessaires à la création et à l'activité des entreprises, à combattre la corruption généralisée et à accroître la transparence.
Cela suffira-t-il ? Il est trop tôt pour le dire, mais le potentiel est là. Chaque point de croissance gagné viendra ajouter près de 100 millions de dollars [76 millions d'euros, NDLR] à la capacité d'endettement à long terme du pays. L'accélération des chantiers d'intégration régionale permettra de doper la croissance de toute l'Afrique de l'Ouest et, en particulier, de la Côte d'Ivoire. Un marché régional plus large (300 millions d'habitants avec le Nigeria) attirera davantage d'investissements. Le Fonds monétaire international a été prompt à réagir, notamment via une assistance technique pour appuyer la réforme bancaire et l'administration fiscale, et par un concours financier de plus de 130 millions de dollars dès juillet 2011. En novembre 2011, il a approuvé une nouvelle facilité de crédit de plus de 600 millions de dollars sur trois ans. La poursuite de bonnes politiques économiques nous donne des raisons d'espérer.
Wayne W. Camard
Représentant résident du Fonds monétaire international en Côte d'Ivoire
Jeuneafrique.com
16/04/2012
Nomination d’une chef d’entreprise africaine à la tête de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA)
Kofi Annan, qui préside l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), a annoncé aujourd’hui la nomination d’une chef d’entreprise kenyane réputée, Mme Jane Karuku, au poste de présidente de l’organisation.
Mme Karuku a été choisie à l’issue d’une procédure de sélection internationale rigoureuse. Elle rejoint l’AGRA après avoir quitté Telkom Kenya, une filiale de France Télécom Orange, où elle assumait les fonctions de directrice générale adjointe. Elle remplace le Dr Namanga Ngongi qui prend sa retraite après cinq années passées en qualité de premier président de l’AGRA. « Des centaines de milliers de foyers ruraux pauvres en Afrique ont déjà bénéficié des actions menées par l’AGRA et, sous la direction de Mme Karuku, cet organisme poursuivra ce travail exceptionnel en vue d’ouvrir la voie de la prospérité aux agriculteurs africains et d’assurer leur sécurité alimentaire » a déclaré M. Annan.
La carrière de Mme Karuku s’étend sur plus de 20 ans, la majeure partie de ces années ayant été passée au sein du secteur agricole. Elle a occupé des postes de direction au sein d’un certain nombre d’entreprises internationales performantes, dont Farmers Choice et Cadbury Limited où elle assumait les fonctions de directrice générale chargée de 14 pays d’Afrique orientale et centrale. Mme Karuku a fait ses études à l’université de Nairobi et est titulaire d’un MBA de l’université nationale de Californie.
« L’agriculture sous forme de petites exploitations est un mode de vie en Afrique, semé de défis, mais également d’opportunités majeures. Je suis très enthousiaste et particulièrement fière de jouer un rôle dans ce processus de transformation de la vie de millions de petits exploitants agricoles, et je suis impatiente de parvenir au jour où nous pourrons prendre du recul et rendre hommage à ce processus de transformation, véritable « don » aux populations africaines et aux futures générations » a déclaré Mme Karuku.
M. Annan a également rendu hommage au travail exceptionnel accompli par le Dr Namanga Ngongi dans l’établissement de l’AGRA en tant qu’organisation agricole africaine majeure.
« Je tiens à remercier le Dr Namanga Ngongi pour le rôle qu’il a joué dans le développement de l’AGRA en une organisation efficace et reconnue à l’échelle mondiale. Sous sa direction, l’AGRA a obtenu des résultats importants et est déjà en passe d’accomplir sa mission de catalyseur d’une révolution verte en Afrique. »
L’AGRA a été fondée en 2007, avec un financement et un soutien technique initialement fournis par la Fondation Rockefeller et la Fondation Bill & Melinda Gates. À ces financements initiaux sont venus s’ajouter ceux d’autres fondations internationales, organismes donateurs, institutions financières multilatérales, entreprises donatrices et établissements bancaires. L’AGRA et ses partenaires de financement collaborent étroitement avec les pouvoirs publics, les organisations agricoles et les petits exploitants agricoles des pays africains dans le cadre d’une alliance exceptionnelle visant à développer et entretenir une révolution verte en Afrique.
Depuis sa formation, l’AGRA a œuvré au développement de l’autonomie économique des petits exploitants agricoles africains et à l’amélioration de leur sécurité alimentaire. Elle a contribué aux efforts visant à relever les défis majeurs auxquels l’agriculture africaine est confrontée.
Parmi les principaux résultats obtenus à ce jour figure l’élaboration de stratégies visant à transformer les principaux pays africains en greniers alimentaires capables de nourrir l’intégralité du continent africain. L’AGRA, qui soutient également les programmes d’enseignement supérieur de la prochaine génération de phytobiologistes et d’agronomes, a déjà parrainé près d’une centaine d’étudiants en maîtrise et en doctorat de plusieurs universités africaines.
L’AGRA a également soutenu l’établissement et le renforcement de 60 nouvelles entreprises semencières africaines à l’échelle locale, elle participe au développement des marchés en Afrique et collabore avec les associations d’agriculteurs afin de veiller à ce que les petits exploitants respectent les normes de qualité et gèrent efficacement les accords contractuels avec les acheteurs importants. En étroite collaboration avec plusieurs partenaires financiers majeurs, l’AGRA a mis en place des dispositifs de partage des risques qui permettent de mettre à la disposition des petits exploitants agricoles et des PME agroalimentaires des millions de dollars sous forme de prêts à taux privilégiés.
27/03/2012
La Côte d’Ivoire entend mettre en place le CRA
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’AGOA (African Growth opportunity Act), l’Apex- CI (Association pour la promotion des exportations de Côte d’Ivoire) a signé un partenariat avec l’USAID pour mettre en place le CRA (Centre de Ressources Agoa) afin de permettre aux entreprises ivoiriennes de tirer profit de l’éligibilité à cette loi d’opportunités. Selon Guy M’Bengue, directeur général de l’Apex- CI, par ailleurs coordonnateur général et négociateur en chef de Taskforce Côte d’Ivoire back Agoa, le séminaire de sensibilisation sur le bénéfice de l’AGOA destiné aux opérateurs économiques s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de cette loi en Côte d’Ivoire. « Le CRA (Centre de Ressources Agoa) est un établissement logé à l’Apex-Cl dont le but est de fournir aux opérateurs ivoiriens toutes les informations d’accès au marché américain et de leur donner tout l’appui technique nécessaire pour sécuriser les parts de marché» a-t-il expliqué. Avant de préciser que l’USAID a été mandatée par le gouvernement américain à travers le WATH (West African Trade Hub) pour fournir l’assistance et l’appui afin de permettre au secteur privé africain de tirer pleinement des bénéfices de l’AGOA. Aux dires de Guy M’Bengue, cet évènement qui se tiendra le vendredi 30 mars 2012 dans un grand hôtel de la place verra la participation des autorités ivoiriennes, de l’ambassadeur des Etats –Unis en Côte d’Ivoire, des responsables de l’USAID, des secteurs publics et privés ivoiriens et des membres de la société civile. L’Agoa est une loi dont le but est de soutenir l'économie des pays africains en leur facilitant l'accès au marché américain s'ils suivent les principes de l'économie libérale.
Armand K
L'intelligent d'Abidjan
26/03/2012
Paiement de la dette intérieure, un défi à relever
A la faveur de la conférence de presse marquant la fin des travaux d’un seminaire du Trésor, M. Koné Adama, DG, a énoncé un certain nombre de défis parmi lesquels, le paiement de la dette intérieure figure en bonne place. Pour le premier responsable de la trésorerie publique, sa structure mettra tout en œuvre pour satisfaire les fournisseurs. A l’entendre donc, les fournisseurs ne doivent pas se faire de soucis. Etant donné que les bailleurs de fonds en font une exigence majeure dans la mise en œuvre des programmes économiques convenus avec le gouvernement ivoirien. Toutefois, il leur demande d’être patients et indulgents. «Ce que nous demandons aux fournisseurs, c’est de savoir garder raison et de saisir la main tendue», a-t-il souhaité. Pour mettre fin aux suspicions entretenues par certains fournisseurs, il a dit prendre des mesures en vue d’assurer une transparence dans le paiement de la dette intérieure. «En 2012, les fournisseurs ne seront payés que par virement», assure Koné Adama. Selon lui, l’objectif est de faire en sorte que les paiements se fassent de façon incolore et inodore. Pour la période 2012, il promet de payer les dépenses dans un délai de 90 jours, soit trois mois. (Nous y reviendrons). Deux motions, l’une au Président de la République, l’autre au ministre de l’Economie et des Finances, ont été lues.
Honoré Kouassi
15/03/2012
L’atteinte du point d’achèvement dans quelques mois
La première revue du programme économique et financier de la Côte d’Ivoire a pris fin le mercredi 14 mars 2012. Au terme de cette mission conduite par le FMI avec la participation des autres institutions financières internationales telles que la Banque mondiale, la BAD et la commission économique de l’Uemoa, une conférence de presse a été donnée par Mme Doris Ross, chef de la délégation en présence de Charles Diby Koffi, ministre de l’Economie et des Finances, le 14 mars. « les autorités ivoiriennes ont accompli des efforts considérables », a déclaré Mme Ross à la presse nationale et internationale.
Ces efforts a-t-elle poursuivi pourraient servir de base à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE en juin 2012. Elle s’est en outre réjouie du fait que l’activité économique du pays ait connu un rebond à la fin de la crise postélectorale, et du fait que le budget se soit mieux exécuté que prévu.
Assurant également que les perspectives pour 2012 sont positives. Et invitant par la même occasion, le gouvernement ivoirien a poursuivre les reformes du secteur de l’électricité, du café-cacao et l’assainissement du climat des affaires pour peaufiner le développement financier de la Côte d’Ivoire.
La représentante du FMI a souligné aussi les avancées effectuées dans les reformes multisectorielles (retraite, café-cacao, etc). Et a dit « apprécier les différentes progrès accomplis ». Même si elle note quelques retards accusés pour certaines reformes.
Pour le ministre de l’Economie et des Finances, « ces retards qui seront rattrapés ne remettent pas en cause l’atteinte du point d’achèvement ». Il e exprimé toute sa joie de pouvoir aboutir à ce résultat après tant d’années.
En effet, a annoncé le ministre Charles Diby, « il n’y a plus d’obstacle à l’atteinte du point d’achèvement ». Expliquant qu’il ne constitue plus un objectif puisqu’étant désormais une réalité. « C’est l’après PPTE qu’il faut apprêter pour assurer une croissance soutenue et durable à la Côte d’Ivoire ».
L’objectif pour le ministre est d’aboutir à un résultat à deux chiffres comme le souhaite le Président de la république. A la suite des propos liminaires des deux conférenciers, des échanges ont eu lieu avec la presse.
11/03/2012
Le Royaume Uni annule 39 milliards FCFA et la BADEA accorde 5 milliards FCFA
Les progrès réalisés depuis 2011 mettent en confiance les partenaires de la Côte d’Ivoire. Ceux-ci ont décidé d’accompagner les autorités gouvernementales dans la mise en œuvre des programmes économiques conclus avec les partenaires extérieurs. C’est dans ce contexte que le Royaume Uni a décidé d’annuler 39 milliards de FCFA de dette du stock de la Côte d’Ivoire.
La signature du protocole concrétisant cet acte important a eu lieu, le jeudi 8 mars 2012, au 19ème étage de l’immeuble Sciam, au Plateau, entre le ministre Charles Diby Koffi et Simon Harkin, chargé d’affaires à l’Ambassade du Royaume Uni à Abidjan. Saluant les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire dans le domaine de la sécurité en si peu de temps, après la crise postélectorale, le représentant du Royaume Uni a dit être optimiste quant à la possibilité de la Côte d’Ivoire à bénéficier d’un allègement de sa dette extérieure au titre du PPTE. «Votre pays a accompli des progrès encourageants vers le point d’achèvement dans le cadre de l’initiative Ppte. Le signal est maintenant donné et nous espérons que le point d’achèvement sera atteint dans les prochains mois», a dit Simon Harkin. Puis de faire remarquer que le point d’achèvement de l’initiative PPTE contribuera à la poursuite du désendettement du Club de Paris et bien d’autres et favorisera la réduction de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire à un niveau viable.
In l'Intelligent d'Abidjan
25/08/2011
Lancement de deux satellites pour la surveillance et la sécurité
Le Nigeria a annoncé avoir lancé deux satellites chargés de la surveillance des catastrophes naturelles dont la sécheresse et les inondations, de l’amélioration de la production agricole et de la sécurité.
Les satellites, NigeriaSat-2 et NigeriaSat-X, ont été lancés à partir de la base de Yasny, en Russie, selon un communiqué. Le gouvernement indique que ces deux satellites pourront être utilisés pour la gestion des forêts, la cartographie, la surveillance des catastrophes et des fonctions militaires et sécuritaires entre autres. "Je félicite notre nation pour ce nouvel épisode des efforts de transformation pour atteindre l’autonomie. (...) Je félicite les Nigérians plein de compétences qui ont rendu possible cet épisode", a déclaré le président nigérian Goodluck Jonathan. Le satellite NigeriaSat-X, a indiqué le président, a été conçu et construit par des ingénieurs et des scientifiques nigérians, alors que le NigeriaSat-2 a été construit en Grande-Bretagne avec la collaboration de la firme britannique Surrey Satellite Technology Limited. "Les informations satellitaires nous permettront d’améliorer la sécurité alimentaire par la localisation des fermes, les alertes fournies aux agriculteurs sur la sécheresse, la meilleure façon de cultiver, la qualité de leurs sols", a expliqué Frank Chizea, directeur du projet. Les données serviront aussi à localiser "les activités et mouvements des criminels, contrebandiers, militants, voleurs de pétrole, des biens, des armes et des équipements à l’intérieur du pays comme à travers les frontières", a-t-il expliqué.
Hamed Konin
27/07/2011
Signature de convention entre la Fédération des Corps Habillés de Côte d’Ivoire (FDCH-CI), et BHCI
Ce lundi 04 juillet 2011 s’est déroulée dans la salle de réunion de la BHCI, une cérémonie de signature de convention entre la Fédération des Corps Habillés de Côte d’Ivoire (FDCH-CI), et la Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) portant sur le financement de l’immobilier.
Cette signature de convention, qui a eu pour cadre la salle de réunions de la BHCI, s’est faite entre les responsables des deux structures à savoir le GENERAL TOURE SEKOU, Président en exercice de la FDCH-CI et actuellement Commandant de l’armée de terre, et le Directeur Général de la BHCI, Dogoni Souleymane.
Les sociétés partenaires de la BHCI dans le foncier à savoir : 2AFM-SARL (Agence d’Aménagement Foncier du Millénaire) ITAL –COSTRUZION, DAN SE, ROCHE INTERNATIONALE, ET EFCA étaient aussi présentes.
Pour le GENERAL TOURE SEKOU, cette convention va enfin résoudre le problème de l’accession à la propriété foncière et aux logements des ses frères d’armes dans un cadre plus plausible et flexible. Il a ajouté que ce partenariat mettra fin à l`un des soucis majeurs de ses frères d’armes.
Pour le Directeur Général de la BHCI, Cette signature de convention est l’aboutissement d’un projet qui a connu une longue maturation avec la Fédération des corps habillés de côte d’Ivoire. Il a en outre présenté les différentes opérations en cours financées par sa banque à hauteur de deux milliards cinq cent millions de francs CFA.
Qui sont :
1- La phase I de « la baie des ambassadeurs de 111 lots » à Nongon sur la route de Dabou sur une presqu’île de la société 2AFM-SARL ;
2- Le SITTA PONNE à Bingerville de 444 lots d’ITAL COSTRUZIONI;
3- La ROCHE IVOIRE de 232 lots à Songon de Roche International ;
4- Les hauts de Djibi de 109 lots sur la route d’Alépé d’EFCA et
5- La cité Charles Koffi Didy à yopougon Manutention de 357 logements de DAN SE.
Il est utile de noter que les lots produits par les entreprises de la BHCI sont des lots de 400 à 2000m², livrés avec toutes les commodités sur des sites entièrement viabilisés et assainis, prêt pour la construction.
EKK
02/07/2011
Déclaration de Mme Christine Lagarde à l’occasion de sa nomination au poste de Directeur général du FMI
Communiqué de presse n° 11/260
Mme Christine Lagarde a fait aujourd’hui la déclaration suivante après avoir été désignée par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) pour devenir le 11ème Directeur général du FMI depuis la fondation de l’institution en 1944 :
« Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international vient de me désigner pour succéder à Dominique Strauss-Kahn pour un mandat de cinq ans à la fonction de Directeur général, à compter du 5 juillet. Je suis profondément honorée par la confiance que me témoigne ainsi le Conseil d’administration. Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des pays membres du FMI du large soutien qu’ils m’ont apporté. Je souhaite exprimer mon respect et mon estime pour mon collègue et ami, Agustín Carstens. »
« Le FMI a été au service de ses 187 pays membres pendant la crise économique et financière mondiale, ce qui l’a amené à évoluer profondément. Mon objectif premier à la tête de notre institution sera de faire en sorte qu’elle continue dans cette voie avec la même détermination et le même engagement. Comme je l’ai dit au Conseil d’administration au cours du processus de sélection, l’action du FMI doit être pertinente, proactive, efficace et légitime, pour assurer une croissance plus forte et durable, la stabilité macroéconomique et un avenir meilleur pour tous. »
21/06/2011
Soumaila Cissé rend compte au chef de l’état
En s’adressant à la presse à sa sortie d’audience dimanche 19 juin 2011, le président sortant de la Commission de l’UEMOA a exprimé avec émotion toute sa reconnaissance au président Amadou Toumani Touré, au gouvernement et à l’ensemble du peuple malien. Il a aussi rendu compte au chef de l’Etat des activités menées à l’UEMOA ces dernières années. « Je fais mes adieux à l’UEMOA et je suis venu remercier le président de la République pour avoir eu confiance en moi, a-t-il déclaré. Nous sommes partis en mission au nom du Mali et je me devais, à mon retour, de rendre compte de nos succès et difficultés. Je suis venu également témoigner du soutien constant du gouvernement et de l’ensemble des cadres de l’administration qui ont eu à travailler avec moi ; et surtout de témoigner de la sympathie de la population malienne pour ce que nous avons fait à l’UEMOA ».
Soumaïla Cissé a indiqué, en outre, avoir évoqué avec le chef de l’Etat les avancées et les difficultés qu’a connues l’UEMOA ces dernières années. « Nous avons enregistré des avancées, nous avons aussi connu des difficultés. Il y avait des finances publiques qui étaient dans les conditions déplorables. Il y avait aussi de la crise de la dette, du déficit, du Franc CFA. Je crois que nous avons su prendre des mesures idoines pour faire face à ces difficultés. Je pense que le meilleur exemple est la sauvegarde de la monnaie commune », a-t-il estimé. En parlant des avancées, le président sortant de la Commission de l’UEMOA a jugé que beaucoup a été fait pour satisfaire les attentes des populations en matière d’infrastructures, dans les domaines de l’énergie, des télécommunications, de l’agriculture, de l’environnement, des entreprises. Pour le cas spécifique du Mali, il a noté que l’UEMOA a investi ces dernières années plus de 113 milliards de Fcfa dans les secteurs de l’énergie, de la route, à l’Office du Niger, dans la culture du coton biologique. « C’est un bilan très positif pour notre pays », a-t-il apprécié.
Pour Soumaïla Cissé, l’UEMOA est appelée à relever plusieurs défis dans les domaines énergétiques, des changements climatiques, de la défense et sécurité, de la diplomatie, de la justice. Pour cela un programme a été conçu qui s’étendra en 2020. Ce matin, le président sortant de l’UEMOA donne une conférence de presse au cours de laquelle il sera certainement question de son bilan à la tête de l’UEMOA, de sa future mission, de son retour sur la scène politique nationale, peut être même de ses ambitions pour la présidentielle de 2012. D’ores et déjà, Soumaïla Cissé annonce qu’il rentrera définitivement au pays en début de septembre lorsque son remplaçant sera désigné.
Hamed Konin
14/05/2011
"Le climat est favorable pour le retour de la Banque en Côte d’Ivoire"
Reçu à la primature, le vendredi 13 mai 2011, par le Premier ministre Guillaume Soro, Youssouf Ouédraogo, conseiller spécial du Président de la Bad (Banque africaine de développement) est venu traduire la solidarité « avec compensation », au Président de la République, Alassane Ouattara et au peuple de Côte d’Ivoire, de son institution, au nom de son président et au nom de l’ensemble du personnel de cette banque, pendant cette période de commémoration des trois jours de deuil national. L’occasion était également bien indiquée pour réamorcer le processus de coopération à la fois opérationnelle et institutionnelle entre la Côte d’Ivoire et la BAD. A ce niveau, Youssouf Ouédraogo a rassuré que les choses avancent. « Au moment où je vous parle, il y a une forte délégation multisectorielle de la Côte d’Ivoire qui sera à Tunis pour discuter de tous les détails qui seront mis au point », a-t-il souligné. S’agissant du retour de la Bad en terre ivoirienne, le conseiller spécial de Donald Kaberuka a fait savoir qu’un ensemble de discussions devrait être mené. Et de justifier : « Il faut faire tout cela avec à la fois les dispositions qui sont prises par le pays et avec les autres Etats membres. Mais je vous dis que le climat est très favorable pour le retour de la banque ».
R. Dibi | In l’Intelligent d’Abidjan
05/04/2011
‘’Evitons une récession économique à la Côte d'Ivoire’’
Pour s'assurer de la reprise des activités par l'ensemble des opérateurs économiques du secteur privé, le ministre de l'Economie et des Finances Charles Diby Koffi s'est entretenu le mercredi 4 mai 20011, au 20è étage de l’immeuble Sciam, avec une délégation de la Chambre de Commerce Européenne de Côte d'Ivoire, conduite par M. Maximilien Lemaire, son président.
A l’entame des discussions, Charles Diby Koffi a fait remarquer à ses hôtes que la situation socio-économique est très difficile, voire très pénible pour les populations. Et pour redonner espoir de vivre à ceux qui ont perdu leurs emplois, mais aussi accroître les ressources de l’Etat, le ministre estime judicieux de remettre l’économie sur les rails. C'est pourquoi, il n’a pas hésité à inviter les opérateurs économiques à garder espoir. "Ayons foi, la Côte d'Ivoire doit repartir, évitons une récession économique à la Côte d'Ivoire", a-t-il dit. Exhortant les entreprises membres de la Chambre de commerce européenne de Côte d’Ivoire à poursuivre leurs activités, Charles Diby Koffi a déclaré que le temps est venu pour redémarrer l'activité économique. Aux dires du ministre, la Côte d’Ivoire vit une situation de pauvreté d’extrême gravité qui exige de faut tout faire pour lui éviter une récession économique. En réponse à l’appel du ministre de l’Economie et des Finances, M. Maximilien Lemaire, président de la Chambre de Commerce Européenne de Côte d'Ivoire a promis jouer le rôle qui est le leur, à savoir, reprendre les activités afin de reconstituer le tissu économique. «Nous sommes prêts à reconstituer le tissu économique », a-t-il assuré, avant les échanges à huis clos avec le ministre de l’Economie et des Finances.
IA/HK
22/04/2011
Déclaration du Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, sur la Côte d’Ivoire
Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a fait aujourd'hui la déclaration ci-après sur la Côte d'Ivoire :
«Le FMI salue la fin du conflit armé en Côte d'Ivoire. J’espère que la paix et l’ordre pourront être rétablis rapidement et je présente mes condoléances à tous ceux qui ont perdu des proches et des amis.
«J'ai rencontré le Ministre des Finances, Charles Koffi Diby, à l'occasion des réunions de printemps et je l'ai assuré que le FMI aiderait le nouveau gouvernement dans toute la mesure du possible à favoriser une reprise rapide et durable de l’activité en Côte d'Ivoire et permettre au pays d'atteindre le point d'achèvement de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), après quoi il bénéficiera d’une réduction considérable de sa dette extérieure. M. Diby a noté que, dans l'immédiat, le nouveau gouvernement devait en priorité veiller au retour de l'ordre, rouvrir les institutions de l’État, assurer la fourniture des services publics essentiels et rétablir le fonctionnement normal du secteur bancaire. Un processus de réconciliation nationale sera nécessaire pour que la paix puisse s’installer durablement.
«Le FMI se tient prêt à fournir une assistance technique et un soutien financier au nouveau gouvernement. Une fois que les autorités ivoiriennes auront dressé un premier bilan de la situation sur le terrain, les services du FMI seront disponibles pour engager sans tarder des discussions avec elles sur un programme de redressement économique pour 2011. L’assistance financière pourrait intervenir dès que les principaux éléments de ce programme auront été définis.»
2/02/2011
Communiqué du Gouvernement
Le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire informe tous les acteurs économiques nationaux et étrangers ainsi que les populations ivoiriennes que les nouveaux dirigeants nommés à la tête des différentes structures par l’ancien Président Laurent GBAGBO et les autorités illégitimes en place ne peuvent valablement engager les sociétés d’Etat, les Etablissements publics nationaux et à participation financière publique.
Par conséquent, toutes les opérations d’achat, de vente, d’emprunt, de prêt, d'embauche, de licenciement, etc. réalisées par lesdits dirigeants sont nulles et de nul effet. Par ailleurs, ces opérations n’engagent pas l’Etat de Côte d’Ivoire et ne seront pas honorées par les autorités légales et légitimes incarnées par le Président Alassane OUATTARA et son Gouvernement.
Le Gouvernement tient à rappeler que des poursuites judiciaires seront engagées, tant en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger, contre tous ceux qui, par leurs actes, auront porté préjudice aux intérêts des entreprises concernées.
Fait à Abidjan, le 21 février 2011
Le Premier ministre
SORO Kigbafori Guillaume
21/02/2011
Communiqué
Cher clients, chers partenaires, Compte tenu de la détérioration rapide de la situation du secteur financier qui s'est traduite par la fermeture d'un nombre significatif d'établissements bancaires, et en dépit de tous les efforts que nous avons déployés depuis plusieurs semaines pour continuer à vous servir dans des conditions normales, nous nous trouvons malheureusement aujourd'hui dans l'incapacité matérielle de continuer à le faire. Aussi, sommes-nous au regret de vous informer de la suspension provisoire de l'activité de notre établissement à compter du Lundi 21 février 2011. Nous mesurons les désagréments induits par la présente situation, indépendante de notre volonté, et promettons de ne ménager aucun effort pour reprendre rapidement notre activité dès que les conditions minimales d'un fonctionnement normal seront réunies. Nous comptons cher client, cher partenaire, sur votre compréhension.
La Direction de la Société Ivoirienne de Banque
19/02/2011
La commission d'enquête americaine accuse BP de négligence
Dix mois très exactement après l'explosion de la plate-forme Deepwater, à l'origine de la pire catastrophe écologique aux États-Unis, la commission d'enquête pointe sévèrement la responsabilité de BP.
Elle va même encore plus loin, dans les conclusions qui viennent d'être publiées, en indiquant que l'accident aurait pu être évité. Concrètement, les résultats d'un test de résistance du puits ont été «mal interprétés». «Si quelqu'un avait consulté cette personne (un ingénieur de la compagnie présent lors du test, NDLR), l'explosion n'aurait sans doute jamais eu lieu», selon le rapport de cette commission, nommée par la Maison-Blanche. La catastrophe intervenue le 20 avril 2010 a provoqué la mort de 11 personnes. Par la suite, plus de quatre millions de barils de pétrole se sont déversés dans le golfe du Mexique. Il a fallu trois mois avant que les opérations de colmatage du puits Macondo, situé à 1500 mètres de profondeur, ne réussissent. L'Administration Obama a décidé un moratoire - jusqu'en 2017 - sur les forages pétroliers dans l'ouest du golfe du Mexique et au large des côtes atlantiques.
Fonds d'indemnisation
La bataille judiciaire ne fait que commencer. En marge du rapport de la commission d'enquête, BP a remis un document au fonds d'indemnisation des victimes de la marée noire, dans lequel le géant pétrolier britannique souligne que les sommes allouées sont trop généreuses. «Il n'existe aucun argument crédible permettant de prédire de futures pertes artificiellement élevées», note la «major», qui avait souscrit l'année dernière à la mise en place d'un fonds de 20 milliards de dollars sur un compte bloqué… Suite
18/02/2011
Gbagbo réquisitionne deux filiales de banques françaises
Le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, a décidé, jeudi 17 février, de "prendre le contrôle" de banques qui ont fermé cette semaine dans le pays, notamment les filiales des banques françaises BNP Paribas et Société générale.
Après les fermetures de ces banques, M. Gbagbo "a pris des décrets afin que l'Etat de Côte d'Ivoire prenne le contrôle par une prise de participation totale et complète dans le capital de certaines de ces banques", indique un communiqué lu par le porte-parole de son gouvernement, Ahoua Don Mello, sur la télévision publique RTI. "Il s'agit entre autres de la SGBCI et de la Bicici", respectivement filiales de la Société générale et de BNP Paribas, a-t-il précisé.
M. Gbagbo entend "préserver les emplois et assurer l'accès des Ivoiriens et des opérateurs économiques à leurs avoirs" dans "les plus brefs délais", a-t-il ajouté. Le président sortant veut aussi assurer le paiement des fonctionnaires et militaires, dont la fidélité lui est vitale.
Le Monde
17/02/2011
Bicici, Citibank, Access Bank, Standard Chartered Bank, Sgbci... ont fermé
Impossible d’effectuer des opérations dans les agences de Bicici et Citibank. Evoquant des raisons de sécurité et surtout, vu la confusion juridique et réglementaire liée à la situation particulière du pays, les responsables de ces banques ont décidé de fermer jusqu’à nouvel ordre. A l’instar de la Bicici, présentée comme deuxième banque d’Afrique francophone, la Citibank a également cessé ses activités ce même lundi. Access Bank, Standard Chartered Bank et la SGBCI ont également fermé, jusqu’à, nouvel ordre. Selon des sources financières, d’autres banques, pourront aussi cesser toutes activités.
05/02/2011
Craignant des débordements ce samedi; des compagnies aériennes annulent leurs vols sur Abidjan
Les manifestations prévues ce samedi ne sont pas sans risques. Si rien n’est fait, on pourrait à nouveau assister à des violences et tensions alors que, l’UA avait appelé toutes les parties à la retenue dans l’attente de la mission des 5 Chefs d’Etat. Hier, par exemple, la compagnie Air France n’a pas effectué de vol sur Abidjan. Aucun vol de la campagne n’est programmé ce jour. D’autres compagnies ont également annulé leur arrivée à Abidjan, à cause des manifestations annoncées aujourd’hui à Abidjan. En effet, tandis que les patriotes se sont donné rendez-vous à la place de la République, des jeunes houphouëtistes s’annoncent à Abobo. D’autres observateurs craignent même que, chauffés à blanc, les manifestants place de la République ne prennent la direction de l’Hôtel du Golf pour essayer de déloger Ouattara et Guillaume Soro. Certains par contre, craignent plutôt que la manifestation de Blé Goudé soit infiltrée et que l’on assiste à des affrontements violents et rangés entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara. Ce samedi sera-t-il une journée à hauts risques à la place de République au Plateau, déjà baptisé place Tahrir pour faire Egyptien ?
30/01/2011
Le gouverneur intérimaire Jean-Baptiste COMPAORE proteste vigoureusement
A la suite de diverses informations concordantes, portées à notre connaissance, de nature à mettre en danger les agents et les installations de la Banque Centrale, j'ai décidé de la fermeture, jusqu'à nouvel ordre, de toutes les Agences de la BCEAO installées sur le territoire de la République de Côte d'Ivoire.
A la date du 25 janvier 2011, le Ministre de l'Economie et des Finances du Gouvernement sortant m'a informé de la réquisition des locaux de la Direction Nationale et des Agences de la BCEAO en Côte d'Ivoire, ainsi que du personnel ivoirien qui y est en activité, pour compter de la même date.
J'ai vigoureusement protesté contre une telle mesure qui ne peut s'appliquer à une institution internationale comme la nôtre. Malgré cela, j'ai constaté, avec regret, que vous êtes sous le joug de cette réquisition.
Je voudrais vous assurer de notre solidarité en ces moments difficiles et vous dire que la BCEAO ne ménagera aucun effort pour garantir votre protection physique, en relation avec les plus Hautes Autorités de l'Union.
A ce titre, je voudrais en particulier vous préciser que les dispositions seront prises en vue de permettre à notre Institution de continuer à prendre en charge ses obligations d'employeur à votre égard pendant cette période de congé que je vous demande de respecter.
Je vous invite à rester sereins et à l'écoute des messages officiels de la Banque Centrale, qui vous parviendront par divers canaux de communication.
Demeurons attachés à notre Maison commune et préservons l'esprit de solidarité qui caractérise la famille BCEAO.
Fait à Dakar, le 28 janvier 2011
Le Vice-gouverneur chargé de l'intérim,
Jean-Baptiste COMPAORE
30/01/2011
Philippe Dakoury Tabley, ex gouverneur de la Bceao déplore une mesure dommageable pour tous
L’ex gouverneur de la BCEAO est rentré hier à Abidjan. Dès sa descente de l’avion, Henri Philippe Dakoury Tabley a fait une déclaration. Dans laquelle il a dénoncé l’instrumentalisation de la BCEAO à des fins politiques.
« On m’a informé que les autorités de la Banque Centrale ont demandé que toutes les opérations soient suspendues et que la Banque Centrale soit fermée. C’est une décision dommageable pour la population ivoirienne, un Etat membre de l’union. J’observe par là que l’instrumentalisation de la Banque Centrale à des fins politiques se poursuit. J’en suis profondément attristé », a-t-il déploré.
Avant d’appeler les uns et les autres à la retenue et à la discussion afin de ne pas arriver à des positions extrêmes. « J’espère pour ma part, après avoir côtoyé les populations de l’Union pendant trois(3) ans, d’avoir senti leur volonté d’intégration, que la crise, telle qu’elle se développe en ce moment, fasse place à la discussion pour que nous puissions arriver à des solutions pour que nos pays sortent du sous-développement.
Toute autre solution pourrait être dommageable pour l’ensemble des populations de l’Union », a-t-il prévenu. Car, a poursuivi l’ex-gouverneur de la BCEAO, les dégâts qui se profilent à l’horizon sont économiques, financiers et monétaires et pourraient ne pas s’arrêter à la seule Côte d’Ivoire. « De ce point de vue, il est bon qu’on s’asseye pour regarder froidement la situation, en parler et trouver les solutions idoines », a-t-il lancé comme appel.
30/01/2011
Robert Zoellick fait le point sur les grands dossiers mondiaux
Pour le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, les plus gros problèmes auxquels ait à faire face le monde en 2011 ne sont pas ceux qui paraissent le plus évidents.L’année 2010 a vu des marchés émergents tels que la Chine, l’Inde et le Brésil continuer à jouer un rôle moteur dans la croissance de l’économie mondiale, tandis que les pays développés, notamment les États-Unis et une partie des pays européens, restaient englués dans les problèmes de dette et de chômage. À la veille du Forum économique mondial de Davos, R. M. Schneiderman a interviewé pour Newsweek le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, au sujet des perspectives de l’économie mondiale. Le plus gros défi, pour la majorité des pays en développement, est le risque de forte poussée des prix alimentaires. L’alimentation représente une part importante et de plus en plus fluctuante du budget des familles pauvres qui … Suite
30/01/2011
L’économie mondiale connaîtra une croissance de 4½ % en 2011
Selon une nouvelle analyse du FMI, l’économie mondiale connaîtra une croissance de 4½ % en 2011, mais il reste nécessaire de s’attaquer aux problèmes fondamentaux, en particulier le chômage élevé et les difficultés des banques dans les pays avancés et les risques de surchauffe dans les pays émergents en essor.
La reprise à deux vitesses se poursuit. Dans les pays avancés, l’activité a moins ralenti que prévu, mais la croissance demeure timide, le chômage est encore élevé et le regain de tensions dans la périphérie de la zone euro contribue à renforcer les risques baissiers. Dans nombre de pays émergents, l’activité reste soutenue, des pressions inflationnistes commencent à se faire jour et on décèle désormais des signes de surchauffe, en partie sous l’effet de l’afflux massif de capitaux. La plupart des pays en développement, en particulier en Afrique subsaharienne, connaissent aussi une croissance vigoureuse. D’après les projections, la production mondiale devrait s’accroître de 4½ % en 2011, ce qui représente une révision à la hausse d’environ ¼ de point par rapport à l’édition d’octobre 2010 des Perspectives de l’économie mondiale (PEM).
Cette évolution s’explique à la fois par une hausse plus marquée que prévu de l’activité au second semestre de 2010 et par de nouvelles initiatives des États-Unis, qui vont stimuler l’activité cette année. Cela dit, la reprise continue d’être exposée à des risques élevés de ralentissement. Les mesures les plus urgentes, pour assurer un redressement vigoureux de l’activité, consistent à s’attaquer rapidement et de façon globale aux problèmes que connaît la zone euro en matière de dette souveraine et sur le plan financier, et à mettre en place les politiques nécessaires pour rééquilibrer les finances publiques et aussi réparer et réformer les systèmes financiers des pays avancés plus généralement. Ces mesures doivent être complétées par des actions visant à contenir les risques de surchauffe et à faciliter le rééquilibrage des comptes extérieurs des principaux pays émergents. Suite
25/01/2011
Le Président Gbagbo réquisitionne les agents et les agences Bceao de Côte d’Ivoire
Le Président Laurent Gbagbo a pris le mardi 25 janvier, un décret pour réquisitionner la direction nationale et les agences de la Bceao (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), ainsi que le personnel de nationalité ivoirienne. Cette décision qui entre en vigueur dès sa signature, vise à permettre à l’agence nationale ainsi que celles installées dans les différentes villes de Côte d’Ivoire d’assurer les services ordinaires avec la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (Dgtcp) et les autres banques commerciales. Cette mesure de réquisition s’étendra sur une période de trois mois selon le décret presidentiel. Ordre a été également donné au ministre de l’Economie et des Finances, ainsi qu’à ses collègues de la Défense et des services civiques ainsi que celui de la sécurité de prendre toutes les dispositions afin d’assurer chacun à son niveau le bon déroulement de ce décret.
24/01/2011
Les ivoiriens se demandent si leurs salaires seront virés comme prévus
Avec la décision de fermeture des agences Bceao sur toute l'étendue du territoire, des opérateurs économiques sont inquiets et se demandent si les banques peuvent ouvrir et travailler alors que l'organe qui leur octroie l'agrément et les alimentent en ressources, en contrôlant la régularité de leurs transactions, n'ouvre pas ses portes. En attendant des usagers de banques à Abidjan ont constaté ce soir que les guichets automatiques ne fonctionnent plus. Cela alimente les rumeurs et tout le monde se demande si les salaires pourront être payés demain comme annoncé par le gouvernement Ake Ngbo.
Tout pourrait être bloqué pour que Ouattara prenne le contrôle des choses dès mardi afin que le paiement des salaires soit ordonné par le gouvernement Soro, tandis que toutes les autres dépenses engagées par des fonctionnaires agissant sous les ordres de Gbagbo seront refusées et neutralisées.
24/01/2011
Toutes les agences de la BCEAO fermées à partir de Lundi en Cote d’Ivoire
Le gouverneur intérimaire de la Bceao, M. Jean-Baptiste Compaoré n’a pas attendu longtemps pour imprimer sa marque. En effet selon des sources proches du siège à Dakar, ordre a été donné de fermer à partir de lundi l'agence BCEAO Abidjan et celles de l'intérieur du pays. Aucune raison na été avancée mais l’on parle de raison sécuritaire empêchant les agents de faire correctement et librement leur travail puisque c'est cet argument qui a été entre autres avancé par le gouverneur sortant.
D'ailleurs dans le communiqué final de Bamako mention a été faite des dispositions à prendre pour garantir la sécurité des locaux et bâtiments. Dakar voudrait que l’Onuci remplace les FDS dans la sécurisation des locaux. La conséquence de cette mesure imprévue par tous est que cela pourrait bloquer le processus de paiement des salaires du mois de Janvier par le gouvernement Ake N,gbo. La pression économique et financière passe à la vitesse supérieure pour éviter à tout prix l'option militaire. Mais attendons de voir...
L'hôtel ibis plateau fermé
Le groupe Accor est en difficulté à cause de la crise post-électorale. La situation économique est très difficile pour le secteur hôtelier. Pour faire face à la situation,la direction du groupe a décidé de fermer l'hôtel ibis plateau jusqu'à nouvel ordre à partir de Mardi. Les hôtels Pullmann,Novotel et Ibis Marcory ont eux procédé à une mise au chômage technique de plusieurs trvailleurs. Au plus fort de la crise depuis Septembre 2002,le groupe Accord n'avait jamais pris une telle mesure,remplaçant la mesure de fermeture,de chômage technique par de réduction de salaires de 20 pour cent.
Hervé Coulibaly
Marcel Gossio (Dg) : «C’est une décision idiote et irresponsable»
Marcel Gossio, Directeur général du port fait parti des personnalités sanctionnées par l’Union européenne. L’Institution qu’il dirige est sous le coup de cette même sanction. Hier, après une visite des installations de la plate-forme portuaire, le Directeur général du port, par ailleurs, président de cette communauté est revenu sur cette sanction. « Ce sont des décisions idiotes et irresponsables », a-t-il dit d’entrée de jeu. Il ne comprend pas, selon lui, le sens de ces différentes sanctions contre sa personne et l’Institution qu’il dirige. Marcel Gossio ne comprend pas le sens de cette décision. Que vient faire s’interroge t-il, le Port autonome d’Abidjan dans une élection… Suite
07/01/2011
Liberté provisoire pour les détenus
Le tribunal correctionnel d’Abidjan a, le vendredi 07 janvier 2011, procédé, au cours de sa troisième audience, à la remise en liberté provisoire de tous les détenus.
Mis en mandat de dépôt depuis juin 2008, les ex-barons de la filière café-cacao ont été mis en liberté provisoire le vendredi 07 janvier 2011, suite à une demande introduite auprès du procureur de la République et examinée par le tribunal. Pohan Alain, président de ce tribunal, après avoir entendu les arguments et les motivations de Tapé Do, Amouzou Kassi, Kili Angèle, Zoungrana Placide et autres à la deuxième audience du mardi 04 janvier, a décidé de leur accorder la liberté provisoire. Mais avant cela, il a pris le soin de prendre leurs attaches (Maison, numéro de téléphone, lieu d’habitation) pour qu’éventuellement ils ne puissent pas fuir la justice en cas de besoin.
C’est pourquoi pour répondre à cette fin, les avocats de la défense conduite par Me Koné Mamadou (Bâtionnier) et Me Adjé Luc (Bâtonnier adjoint) ont souligné qu’ils prennent la garantie que leurs clients ne fuiront jamais car ce sont des hommes d’honneur. Avant la libération provisoire, le juge Pohan a procédé à un appel nominatif des prévenus qui se sont présentés devant le prétoire. Selon lui, le juge d’instruction les a détenus pendant 30 mois conformément à l’article 178 du code de la procédure pénale. Donc, pour Pohan Alain, tout s’est passé dans les règles de l’art. Pour cette liberté provisoire, le président du tribunal correctionnel a précisé que le juge d’instruction qui a maintenu les prévenus en détention provisoire a décidé de ne pas proroger le mandat.
Cependant, il a précisé que le procès reprend le 27 janvier 2011 et tous les prévenus doivent être présents au tribunal ce jour-là. ‘’Détournement de fonds, abus de confiance, abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux en écriture privée de banque ou commerce’’, telles sont les charges qui pèsent sur eux.
M. Ouattara, In l'Intelligent d'Abidjan
25/12/2010
Vers la création du Fonds Monétaire Africain pour une meilleure intégration des économies africaines
Le Fonds Monétaire Africain (FMA) est l’une des trois institutions financières décidées par l'Acte constitutif de l'Union Africaine (UA) adopté en 2000. Aux côtés de la Banque centrale africaine et la Banque africaine d’investissements, cet organisme vise à accélérer le processus de création du marché commun africain. Ce Fonds sera chargé de faire des études sur l’évolution de la politique macro-économique de l’Afrique. Il devrait mettre le continent sur la voie de l’autonomie économique, lui garantir une croissance et un développement commercial.
Le Cameroun, a accueilli du 13 au 17 décembre 2010, une trentaine d'experts et de ministres de l'Économie et des Finances des pays africains afin d'examiner respectivement le projet de statut et de création du Fonds monétaire africain (FMA). Ce dernier aura son siège à Yaoundé alors que la Banque centrale africaine en voie de création sera à Abuja au Nigeria et la Banque africaine d'investissement à Tripoli en Lybie, La création de ce Fonds monétaire africain est une étape crucial vers l’autonomie monétaire de l’Afrique.
Les missions du FMA
La principale mission du FMA, dont l'entrée en vigueur est prévue en 2011, est de garantir à l'Afrique une croissance macro-économique et un développement commercial en promouvant notamment les échanges commerciaux entre les différents pays sur le continent et en créant un marché commun africain, contribuant ainsi à la stabilité, à la gestion des crises financières et au bon fonctionnement de l'économie africaine.
En effet, selon des statistiques de la commission des Nations Unies pour l'Afrique, la contribution africaine au commerce mondial a beaucoup baissé ces dernières décennies, passant de 6% il y a 25 ans à 2% à l'heure actuelle. Une baisse imputable entre autres au nombre très élevé sur le continent africain, des monnaies inconvertibles (une cinquantaine) les unes envers les autres qui constituent un véritable frein aux échanges commerciaux entre Etats.
Vers l’autonomie monétaire de l’Afrique
Le but ultime de ce fonds est donc d'amener l'Afrique vers la voie de l'autonomie à l'instar du Fonds monétaire arabe et du Fonds monétaire asiatique. Le protocole du FMA n'attend plus que, pour être adopté, l'aval des chefs d'État et gouvernements de l'UA qui doivent se réunir en janvier prochain à Addis-Abeba en Éthiopie lors de leur sommet ordinaire.
Reconnu comme un outil indispensable à l'intégration économique qui devrait amener l'Afrique vers le marché commun et garantir stratégiquement la souveraineté des pays africains, ce fonds devrait démarrer ses activités avec un capital initial de 42,68 milliards de dollars correspondant aux contributions des différents pays et fixées en fonction du volume des réserves internationales, du PIB et de la taille de la population.
Un fonds financé par l’Afrique mais pas seulement....
Selon les prévisions des premières contributions, l'Algérie devrait donner 14,8 milliards de dollars, la Lybie 9,33 milliards, le Nigéria 5,35 milliards, l'Égypte 3,43 milliards, l'Afrique du Sud 3,4 milliards, etc. Pour autant, le capital du FMA reste ouvert aux autres régions du monde. Ainsi, 26 pays non africains comme la Chine, le Japon, les États-Unis, l'Inde, les Émirats arabes unis ou encore la France sont déjà cités comme contributeurs à ce sys-tème économique jugé novateur par de nombreux experts. Cependant, avant même son entrée en vigueur, certains États de l'UA, en particulier les plus grands contributeurs, manifestent déjà des réserves quant à leurs parts par rapport aux autres. Il semblerait donc que le principe de solidarité qui est à la base de ce fonds soit difficile à intégrer pour certains.
afriqueavenir.org
Intégration des Economies africaines
Vers la création du Fonds Monétaire Africain pour une
meilleure intégration des économies africaines
Le Fonds Monétaire Africain (FMA) est l’une des trois
institutions financières décidées par l'Acte constitutif de l'Union Africaine (UA) adopté en 2000. Aux côtés de la Banque centrale africaine et la Banque africaine
d’investissements, cet organisme vise à accélérer le processus de création du marché commun africain. Ce Fonds sera chargé de faire des études sur l’évolution de la
politique macro-​économique de l’Afrique. Il devrait mettre le continent sur la voie de l’autonomie économique, lui garantir une croissance et un développement
commercial.
Le Cameroun, a accueilli du 13 au 17 décembre 2010, une trentaine d'experts et de ministres de l'Économie et des Finances des pays africains afin d'examiner respectivement le
projet de statut et de création du Fonds monétaire africain (FMA). Ce dernier aura son siège à Yaoundé alors que la Banque centrale africaine en voie de création sera à Abuja au
Nigeria et la Banque africaine d'investissement à Tripoli en Lybie, La création de ce Fonds monétaire africain est une étape crucial vers l’autonomie monétaire de
l’Afrique.
Les missions du FMA
La principale mission du FMA, dont l'entrée en vigueur est prévue en 2011, est de garantir à l'Afrique une croissance macroéconomique et un développement commercial en
promouvant notamment les échanges commerciaux entre les différents pays sur le continent et en créant un marché commun africain, contribuant ainsi à la stabilité, à la
gestion des crises financières et au bon fonctionnement de l'économie africaine.
En effet, selon des statistiques de la commission des Nations Unies pour l'Afrique, la contribution africaine au commerce mondial a beaucoup baissé ces dernières décennies,
passant de 6% il y a 25 ans à 2% à l'heure actuelle. Une baisse imputable entre autres au nombre très élevé sur le continent africain, des monnaies inconvertibles (une
cinquantaine) les unes envers les autres qui constituent un véritable frein aux échanges commerciaux entre Etats.
Vers l’autonomie monétaire de l’Afrique
Le but ultime de ce fonds est donc d'amener l'Afrique vers la voie de l'autonomie à l'instar du Fonds monétaire arabe et du Fonds monétaire asiatique. Le protocole du FMA
n'attend plus que, pour être adopté, l'aval des chefs d'État et gouvernements de l'UA qui doivent se réunir en janvier prochain à Addis-​Abeba en Éthiopie lors de leur
sommet ordinaire.
Reconnu comme un outil indispensable à l'intégration économique qui devrait amener l'Afrique vers le marché commun et garantir stratégiquement la souveraineté des pays
africains, ce fonds devrait démarrer ses activités avec un capital initial de 42,68 milliards de dollars correspondant aux contributions des différents pays et fixées en
fonction du volume des réserves internationales, du PIB et de la taille de la population.
Un fonds financé par l’Afrique mais pas seulement....
Selon les prévisions des premières contributions, l'Algérie devrait donner 14,8 milliards de dollars, la Lybie 9,33 milliards, le Nigéria 5,35 milliards, l'Égypte 3,43
milliards, l'Afrique du Sud 3,4 milliards, etc. Pour autant, le capital du FMA reste ouvert aux autres régions du monde. Ainsi, 26 pays non africains comme la Chine, le Japon, les
États-​Unis, l'Inde, les Émirats arabes unis ou encore la France sont déjà cités comme contributeurs à ce système économique jugé novateur par de nombreux experts.
Cependant, avant même son entrée en vigueur, certains États de l'UA, en particulier les plus grands contributeurs, manifestent déjà des réserves quant à leurs parts par rapport
aux autres. Il semblerait donc que le principe de solidarité qui est à la base de ce fonds soit difficile à intégrer pour certains.
afriqueavenir.org
Intégration des Economies africaines
Vers la création du Fonds Monétaire Africain pour une meilleure intégration des économies africaines
Le Fonds Mo¬né¬taire Afri¬cain (FMA) est l’une des trois ins¬ti¬tu¬tions fi¬nan¬cières dé¬ci¬dées par l'Acte consti¬tu¬tif de l'Union Afri¬caine (UA) adop¬té en 2000. Aux côtés de la Banque cen¬trale afri¬caine et la Banque afri¬caine d’in¬ves¬tis¬se¬ments, cet or¬ga¬nisme vise à ac¬cé¬lé¬rer le pro¬ces-sus de créa¬tion du mar¬ché com¬mun afri¬cain. Ce Fonds sera char¬gé de faire des études sur l’évo¬lu¬tion de la po¬li¬tique ma¬cro-​éco¬no¬mique de l’Afrique. Il de¬vrait mettre le conti-nent sur la voie de l’au¬to¬no¬mie éco¬no¬mique, lui ga¬ran¬tir une crois¬sance et un dé¬ve¬lop¬pe¬ment com¬mer¬cial.
Le Ca¬me¬roun, a ac¬cueilli du 13 au 17 dé¬cembre 2010, une tren¬taine d'ex¬perts et de mi¬nistres de l'Éco¬no¬mie et des Fi¬nances des pays afri¬cains afin d'exa¬mi¬ner res¬pec¬ti¬ve¬ment le pro¬jet de sta¬tut et de créa¬tion du Fonds mo¬né¬taire afri¬cain (FMA). Ce der¬nier aura son siège à Yaoun-dé alors que la Banque cen¬trale afri¬caine en voie de créa¬tion sera à Abuja au Ni¬ge¬ria et la Banque afri¬caine d'in¬ves¬tis¬se¬ment à Tri¬po¬li en Lybie, La créa¬tion de ce Fonds mo¬né¬taire afri-cain est une étape cru¬cial vers l’au¬to¬no¬mie mo¬né¬taire de l’Afrique.
Les mis¬sions du FMA
La prin¬ci¬pale mis¬sion du FMA, dont l'en¬trée en vi¬gueur est pré¬vue en 2011, est de ga¬ran¬tir à l'Afrique une crois¬sance ma¬croé¬co¬no¬mique et un dé¬ve¬lop¬pe¬ment com¬mer¬cial en pro¬mou¬vant no¬tam¬ment les échanges com¬mer¬ciaux entre les dif¬fé¬rents pays sur le conti¬nent et en créant un mar¬ché com¬mun afri¬cain, contri¬buant ainsi à la sta¬bi¬li¬té, à la ges¬tion des crises fi¬nan¬cières et au bon fonc¬tion¬ne¬ment de l'éco¬no¬mie afri¬caine.
En effet, selon des sta¬tis¬tiques de la com¬mis¬sion des Na¬tions Unies pour l'Afrique, la contri-bu¬tion afri¬caine au com¬merce mon¬dial a beau¬coup bais¬sé ces der¬nières dé¬cen¬nies, pas¬sant de 6% il y a 25 ans à 2% à l'heure ac¬tuelle. Une baisse im¬pu¬table entre autres au nombre très élevé sur le conti¬nent afri¬cain, des mon¬naies in¬con¬ver¬tibles (une cin¬quan¬taine) les unes en¬vers les autres qui consti¬tuent un vé¬ri¬table frein aux échanges com¬mer¬ciaux entre Etats.
Vers l’au¬to¬no¬mie mo¬né¬taire de l’Afrique
Le but ul¬time de ce fonds est donc d'ame¬ner l'Afrique vers la voie de l'au¬to¬no¬mie à l'ins¬tar du Fonds mo¬né¬taire arabe et du Fonds mo¬né¬taire asia¬tique. Le pro¬to¬cole du FMA n'at¬tend plus que, pour être adop¬té, l'aval des chefs d'État et gou¬ver¬ne¬ments de l'UA qui doivent se réunir en jan¬vier pro¬chain à Ad¬dis-​Abe¬ba en Éthio¬pie lors de leur som¬met or¬di¬naire.
Re¬con¬nu comme un outil in¬dis¬pen¬sable à l'in¬té¬gra¬tion éco¬no¬mique qui de¬vrait ame¬ner l'Afrique vers le mar¬ché com¬mun et ga¬ran¬tir stra¬té¬gi¬que¬ment la sou¬ve¬rai¬ne¬té des pays afri-cains, ce fonds de¬vrait dé¬mar¬rer ses ac¬ti¬vi¬tés avec un ca¬pi¬tal ini¬tial de 42,68 mil¬liards de dol-lars cor¬res¬pon¬dant aux contri¬bu¬tions des dif¬fé¬rents pays et fixées en fonc¬tion du vo¬lume des ré¬serves in¬ter¬na¬tio¬nales, du PIB et de la taille de la po¬pu¬la¬tion.
Un fonds fi¬nan¬cé par l’Afrique mais pas seule¬ment....
Selon les pré¬vi¬sions des pre¬mières contri¬bu¬tions, l'Al¬gé¬rie de¬vrait don¬ner 14,8 mil¬liards de dol¬lars, la Lybie 9,33 mil¬liards, le Ni¬gé¬ria 5,35 mil¬liards, l'Égypte 3,43 mil¬liards, l'Afrique du Sud 3,4 mil¬liards, etc. Pour au¬tant, le ca¬pi¬tal du FMA reste ou¬vert aux autres ré¬gions du monde. Ainsi, 26 pays non afri¬cains comme la Chine, le Japon, les États-​Unis, l'Inde, les Émi¬rats arabes unis ou en¬core la France sont déjà cités comme contri¬bu¬teurs à ce sys-tème éco¬no¬mique jugé no¬va¬teur par de nom¬breux ex¬perts. Ce¬pen¬dant, avant même son en-trée en vi¬gueur, cer¬tains États de l'UA, en par¬ti¬cu¬lier les plus grands contri¬bu¬teurs, ma¬ni-festent déjà des ré¬serves quant à leurs parts par rap¬port aux autres. Il sem¬ble¬rait donc que le prin¬cipe de so¬li¬da¬ri¬té qui est à la base de ce fonds soit dif¬fi¬cile à in¬té¬grer pour cer¬tains.
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7 Dec 2010
Les Etats-Unis vont détruire 110 milliards de dollars !
A cause d'une erreur d'impression, 1,1 milliard de billets de 100 dollars pourraient être inutilisables, et donc détruits par la banque fédérale américaine.
La planche à billets de 100 dollars de la banque fédérale américaine a déraillé. En effet, CNBC a révélé que plus d'un milliard de nouveaux billets de 100 dollars, dont la mise en circulation devait s'effectuer au mois de février prochain, auraient subi un défaut de fabrication, les rendant inutilisables ! Certaines coupures auraient en effet une bande verticale non-imprimée, cause d'une erreur d'impression lors de leur fabrication.
Conséquence, la production a été stoppée afin que toutes les planches déjà imprimées soient examinées au peigne fin. Celles-ci sont pour le moment stockées dans les coffres de la Réserve fédérale à Washington, et à Fort Worth, au Texas. "Les autorités américaines restent optimistes et considèrent que la majorité de ces billets devraient finalement être mis en circulation", annonce CNBC. D'après la chaîne américaine, seuls 30% des billets devraient être détruits.
Une erreur qui pourrait coûter jusqu'à 120 millions de dollars
Seulement, les coupures correctement imprimées étant mélangées avec les défectueuses, il faudra examiner les planches une par une, afin de ne mettre en circulation que les bons billets. Selon les estimations, il faudrait entre 20 et 30 ans pour réaliser ce travail à la main. Heureusement, un système mécanisé devrait le faire en seulement un an. Le coût de fabrication du billet de 100 dollars étant de 12 centimes de dollars l'unité, l'erreur d'impression pourrait coûter jusqu'à 120 millions de dollars.
Cette erreur d'impression est un véritable contretemps pour l'administration américaine, qui avait présenté le nouveau billet de 100 dollars, à l'effigie de Benjamin Franklin, en avril dernier. Selon Timothy Geithner, le secrétaire du Trésor, "les meilleures techniques disponibles" de protection ont été intégrées pour s'assurer d'avoir "une longueur d'avance sur les faux-monnayeurs". Dix ans de recherche et de développement ont été nécessaires pour améliorer la sécurité du billet, en y intégrant notamment une bande de sécurité 3D.
18 Nov 2010
Le Directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, salue le plan d'action arrêté à Séoul par les dirigeants du G-20
M. Dominique Strauss-Kahn, Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a salué aujourd'hui les mesures annoncées par les dirigeants du Groupe des Vingt lors de leur Sommet à Séoul, qui visent à renforcer le cadre international de la politique économique afin de soutenir la reprise de l'économie mondiale.
«Cohésion et coopération ont été les maîtres mots du G-20 pendant la crise. Cela lui a permis de prendre des mesures décisives pour éviter une répétition de la Grande dépression. Aujourd’hui, il s’agit d’assurer la reprise et de générer la croissance et les emplois dont le monde a besoin. Nous sommes tous conscients qu’il y a encore beaucoup à faire, mais le Plan d’action de Séoul constitue un pas dans la bonne direction.»
M. Strauss-Kahn s'est félicité que les dirigeants aient décidé de maintenir le processus d'évaluation mutuelle (PEM) et – par le biais du Plan d’action de Séoul – de fixer des engagements à l'échelon national dans des domaines clés de la politique économique. A cet égard, les dirigeants ont demandé au FMI, avec d’autres organisations internationales, de les conseiller en vue d’établir des «orientations indicatives» pour identifier les grands déséquilibres nécessitant des mesures préventives et correctives.
Sur la base de ces orientations, le FMI évaluera les progrès accomplis sur le plan de la viabilité extérieure ainsi que la cohérence à l’échelle mondiale des politiques économiques nationales. M. Strauss-Kahn a ajouté que la modernisation de la mission et des instruments de surveillance du FMI, notamment l’établissement d’«études de contagion» par pays mettant en évidence les retombées au-delà des frontières nationales des politiques économiques des pays d’importance systémique, sera utile à cet égard.
M. Strauss-Kahn a aussi observé que les dirigeants du G-20 ont demandé au FMI d'approfondir ses travaux sur tous les aspects du système monétaire international, notamment la volatilité des mouvements de capitaux. A cet égard, le renforcement de la sécurité financière mondiale constitue un élément fondamental. Dans ce contexte, le G-20 s’est félicité du renforcement récent de la gamme des instruments de prêt du FMI, notamment l’amélioration de la ligne de crédit modulable et la création de la ligne de crédit de précaution, ainsi que la possibilité d’accorder des lignes de crédit modulables de façon synchronisée pour soutenir plusieurs pays touchés par un même choc.
«Nous continuerons de réfléchir aux moyens de perfectionner la structure mondiale dont nous avons besoin pour faire face à des chocs de nature systémique, notamment en collaborant avec les arrangements de financement régionaux», a-t-il déclaré.
M. Strauss-Kahn a souligné que beaucoup avait été fait pour réformer en profondeur le système bancaire mondial avec l'accord de Bâle III, mais que «beaucoup reste à faire pour appliquer ces mesures et faire en sorte que la nouvelle réglementation soit complétée par un contrôle plus efficace et des cadres de règlement pour les établissements en difficulté». À cet égard, les dirigeants du G-20 se sont félicités de l’obligation faite aux pays dont le secteur financier est systémiquement important de se soumettre à un programme d'évaluation du secteur financier par le FMI et la Banque mondiale.
Les dirigeants ont aussi appelé le FMI et d’autres organisations à approfondir leurs travaux sur les cadres de politique macroprudentielle, notamment sur des outils qui permettraient d'atténuer les effets de l’afflux excessif de capitaux.
M. Strauss-Kahn a salué le Consensus de Séoul pour le développement et une croissance partagée, qui exprime l’engagement du G-20 de travailler en partenariat et d’appuyer les efforts déployés pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. «Nous appuyons ce plan d’action pluriannuel pour le développement qui énonce des mesures concrètes», a-t-il déclaré.
Enfin, M. Strauss-Kahn s’est félicité que les dirigeants du G-20 aient appuyé les changements apportés récemment à la gouvernance du FMI, notamment la meilleure représentation des pays émergents et en développement dynamiques. «Comme l’a noté à juste titre le G-20 à Séoul, cette réforme des quotes-parts et de la gouvernance renforcera la légitimité, la crédibilité et l’efficacité du FMI, qui sera ainsi encore mieux à même de promouvoir la stabilité financière mondiale et la croissance de tous les pays membres.»
M. Strauss-Kahn a remercié le gouvernement et le peuple coréens de l’excellente organisation du sommet et de leur généreuse hospitalité.
27 oct 2010
L’ASN, désormais agence concessionnaire
Pour traduire efficacement et de manière effective, sa volonté de voir l’agriculture durable et la sécurité alimentaire être une réalité productive, l’Union Africaine a concédé le PASB à l’African Seed Network dont le siège est à Abidjan. Le mémorandum d’accord a été signé à Addis Ababa, le 14 Octobre 2010.
Avec un budget indicatif de 16, 780,500 de dollars U.S, le PASB qui sera piloté dans toute l’Afrique par le Réseau Africain des Semenciers a pour but de donner les voies et moyens, aux organisations semencières, d'accéder aux semences améliorées. Toute chose qui permettra d’assurer l'intensification de la production agricole et la sécurité alimentaire sur le continent. L’Union Africaine conscient qu’un tel programme, pour arriver à des résultats probants a besoin d’une coordination dans la mise en œuvre des stratégies globales, s’est tournée vers l’ASN (African Seed Network) pour les cinq années à venir.
L’équipe du Dr Bredoumi aura dans la pratique du processus de coordination dudit programme à s’appuyer sur les organisations régionales de semenciers pour réussir la mission à lui assignée par la Commission de l’Union Africaine. Au-delà des quarante pays d’Afrique subsaharienne que couvre le réseau, l’ASN a une occasion avec la signature de ce mémorandum de jouer son rôle de centre de veille contre la famine. Phénomène auquel, l’Afrique n’est pas encore épargné.
C’est pourquoi, au-delà de la reconnaissance du travail qu’abat cette organisation sur le continent, le Docteur Bredoumi tout en se félicitant de cette signature, n’ a pas manqué de rappeler que la semence de qualité est l’élément essentiel pour le développent de l’agriculture car elle contribue , à hauteur de 30% à la qualité et la quantité de la production.
K. Hyacinthe
Le monde de la finance en attraction à Washington DC
Durant tout le long de cette semaine du 04 au 10 octobre 2010, le monde de la finance se donne rendez-vous à Washington DC à l’occasion de l’assemblée annuelle du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et du Groupe de la Banque Mondiale (GBM). Cette traditionnelle assemblée annuelle des deux structures est organisée chaque année pour réfléchir sur la situation et les perspectives de l’économie mondiale. Cette rencontre de hauts niveaux est une opportunité pour les gouverneurs des banques centrales, les ministres de l’économie et des finances, les agences de développement, le secteur privé... Suite
2 oct 2010
La récession persistante sur le marché du travail détériore le climat social dans de nombreux pays
Un nouveau rapport de l’Institut de recherche du Bureau international du Travail (BIT) met en évidence que la persistance de la «récession sur le marché du travail» provoque l’aggravation du climat social dans de nombreux pays.
Certes, la nouvelle étude, intitulée «Rapport 2010 sur le travail dans le monde – d’une crise à l’autre?», reconnaît qu’après plus de deux ans de crise, l’économie mondiale a renoué avec la croissance; certains pays sont témoins de signes encourageants de reprise de l’emploi – essentiellement les économies émergentes d’Asie et d’Amérique latine.
Cependant, le rapport rédigé par l’Institut international d’études sociales du BIT avertit également que «malgré ces progrès réels … de nouveaux nuages s’amoncellent à l’horizon de l’emploi et les prévisions se sont considérablement détériorées dans de nombreux pays».
Si les mesures appliquées restent en l’état, l’étude du BIT estime que le rétablissement de la situation de l’emploi à son niveau d’avant la crise serait reporté jusqu’à 2015 pour les économies avancées, au lieu de 2013 comme cela était envisagé il y a un an.
Parallèlement, le rapport rappelle que, si l’emploi est en reprise dans les économies émergentes et les pays en développement, il manque encore plus de 8 millions d’emplois pour retrouver les niveaux d’avant la crise dans ces pays.
«Plus la récession du marché du travail persiste, plus les demandeurs d’emploi ont du mal à trouver un nouveau travail», affirme le rapport du BIT. «Dans 35 pays où les statistiques sont disponibles, près de 40 pour cent des demandeurs d’emploi sont sans travail depuis plus d’un an et courent donc un risque important de démoralisation, de perte de l’estime de soi et de problèmes psychologiques. Il est important de constater que les jeunes sont proportionnellement plus gravement touchés par le chômage que les autres catégories.»
«L’équité doit être la boussole pour nous sortir de cette crise», déclare Juan Somavia, Directeur général du BIT. «Les gens sont prêts à comprendre et à accepter des choix difficiles, s’ils estiment que chacun prend sa part du fardeau. Les gouvernements ne devraient pas avoir à choisir entre les exigences des marchés financiers et les besoins de leurs citoyens. La stabilité financière et la stabilité sociale doivent aller de pair. Sinon, ce n’est pas seulement l’économie mondiale mais aussi la cohésion sociale qui seront en péril.»
Voici quelques enseignements clés de la nouvelle étude du BIT basée sur des données collectées dans environ 150 pays:
* Des cas de troubles sociaux liés à la crise économique et financière ont été rapportés dans au moins 25 pays – en grande partie dans les économies avancées. Même certains pays aux économies émergentes ont été touchés par ces troubles sociaux à propos des salaires et des conditions de travail.
* De nombreux pays qui disposaient d’une croissance d’emploi positive fin 2009 enregistrent maintenant une chute de la reprise en matière d’emploi. Au même moment, le rapport indique qu’à la fin 2009 plus de quatre millions de demandeurs d’emploi avaient cessé de chercher du travail dans les pays pour lesquels des données sont disponibles.
* Dans plus de trois-quarts des 82 pays pour lesquels nous disposons d’informations, la population perçoit une dégradation de sa qualité de vie et de son niveau de vie en 2009 par rapport à 2006 si l’on compare des données similaires.
* Même parmi les personnes qui ont un emploi, la satisfaction au travail s’est considérablement détériorée, avec un sentiment d’injustice grandissant dans 46 des 83 pays.
* Dans 36 pays sur 72, la population a moins confiance dans son gouvernement qu’avant la crise.
L’étude met en lumière des arguments qui viennent à l’appui des conclusions de la conférence historique organisée conjointement par l’OIT et le FMI, à Oslo, le 13 septembre dernier, afin de débattre des défis de la croissance, de l’emploi et de la cohésion sociale. Les données de l’étude soulignent l’urgence de mettre en œuvre ce qu’a prôné la Conférence, à savoir placer la création d’emplois au cœur de la reprise économique, et faire du plein emploi un objectif macroéconomique au même titre que la maîtrise de l’inflation et l’assainissement des finances publiques.
Selon Raymond Torres, Directeur de l’Institut international d’études sociales du BIT et principal auteur du rapport, deux raisons essentielles expliquent la situation plus sombre à laquelle doivent faire face de nombreux pays par rapport à l’économie globale: «La première, c’est que les mesures de relance budgétaire, qui ont été si utiles pour prévenir une crise plus grave encore et ont contribué à faire redémarrer l’économie, ont maintenant été retirées dans les pays où la reprise – quand elle existe – est encore trop faible», dit-il. «La seconde cause, plus fondamentale encore, c’est que les raisons profondes de la crise n’ont pas été correctement traitées.»
Le rapport affirme que «la coexistence d’une croissance tirée par l’endettement privé dans certains pays développés et d’une croissance fondée sur les exportations dans les économies émergentes s’est révélée être le talon d’Achille de l’économie mondiale». La reprise demeurera fragile aussi longtemps que les revenus du travail continueront d’augmenter moins vite que les gains de productivité et tant que le système financier connaîtra des dysfonctionnements.
L’étude du BIT propose une triple approche pour sortir de la crise, une approche qui favorise la création d’emplois à court terme et une croissance économique de meilleure qualité à l’avenir.
Cette triple approche associe, tout d’abord, le renforcement des politiques axées sur l’emploi de façon à diminuer le risque d’augmentation du chômage de longue durée, de développement du secteur informel et d’un manque de personnel qualifié en cas de reprise. Ces mesures comprennent des politiques actives de l’emploi bien définies, des mesures visant à soutenir les catégories de population les plus vulnérables, notamment les jeunes, des politiques de formation qui servent les besoins de la reprise, dans les pays où elle se produit – et des mesures de protection sociale orientées vers l’emploi. Le rapport montre également que ces mesures ont été utilisées avec succès dans plusieurs régions du monde et ne représentent pas un coût prohibitif pour les finances publiques. Elles viennent en appui à la participation du marché du travail et à des emplois de qualité sur le long terme, réduisant les pressions sur les dépenses publiques tout en générant d’avantage de recettes.
Le deuxième volet consiste à promouvoir un lien plus étroit entre salaires et gains de productivité dans les pays qui ont un excédent budgétaire car cela aurait pour conséquence de stimuler rapidement les créations d’emplois stables à la fois dans les pays excédentaires et ceux en déficit. Une telle mesure, indique le rapport, serait plus efficace pour soutenir la croissance dans tous les pays que des modifications dans les taux de change.
Enfin, le troisième volet suppose qu’une véritable réforme financière soit menée qui permette d’orienter l’épargne vers des investissements plus productifs et vers la création d’emplois stables.
www.ilo.org
29 sept 2010
Voici les grands obstacles qui font fuir les investisseurs
Classée parmi les pays à l’indice de facilité de faire des affaires très élevé, selon le rapport Doing Business, la Côte d’Ivoire veut soigner son image et attirer davantage d’investisseurs étrangers pour le bénéfice de l’économie nationale. Pour y parvenir, les autorités ivoiriennes se sont inscrites dans une démarche de transparence qui a abouti à la mise en place du GTNCPE (Groupe de travail national de renforcement des capacités en analyse des flux de capitaux privés étrangers).
Dans le cadre de ses actions, le GTN-CPE a entrepris, depuis 2007, la collecte de données qualitatives et quantitatives auprès de près de 700 chefs d’entreprises repartis sur l’ensemble du pays. Objectif, recueillir leur perception sur le climat d’affaires en Côte d’Ivoire et apporter des solutions là où il faut. Remettant le rapport final aux autorités ivoiriennes le mardi 28 septembre 2010, M. Blé Lami, Directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, président du GTN-CPE, a relevé les axes stratégiques sur lesquels le gouvernement doit davantage travailler, pour encourager les investisseurs.
Ces axes prioritaires, outre la bonne gouvernance, ont pour noms fraude, insécurité, criminalité élevée, importations non contrôlées de marchandises, concurrence déloyale... Toutes choses qui, selon les chefs d’entreprises, sont de nature à tuer les initiatives privées, voire décourager la destination Côte d’Ivoire. Réceptionnant le rapport du GTN-CPE, M. Kouamé Yao Bernard, représentant le ministre de l’Economie et des Finances, a promis rendre compte à qui de droit pour que des solutions soient trouvées.
Au nom du ministre Charles Diby Koffi, il a indiqué que le gouvernement prête une attention à tout ce qui a été relevé par les chefs d’entreprises. Cette cérémonie de présentation du premier rapport du cycle du GTN CPE annonce le début du deuxième cycle qui démarre probablement en octobre. Celui-ci vise également l’avis des chefs d’entreprises, sur ce qui doit être fait pour améliorer l’indice de perception de la Côte d’Ivoire.
Honoré Kouassi
15 sept 2010
Jean Kacou Diagou élu président
A l’initiative de la CGECI (Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire), les organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest, réunies au sein de la FOPAO, ont bouclé hier, à l’hôtel Pullman, la deuxième journée de l’assemblée générale mixte. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Charles Diby Koffi.
L’Ivoirien Jean Kacou Diagou, président de la CGECI (Confédération Générale des Entreprises de Côte d'Ivoire) est désormais le président de la FOPAO (Fédération des Organisations Patronales de l'Afrique de l'Ouest). Il a été élu, au terme de deux jours de travaux, en marge de l’assemblée mixte de la FOPAO. Il succède à ce poste, le Guinéen El Hadj Mamadou Sylla, par ailleurs, président du CNPG (Conseil National du Patronat Guinéen). L’annonce a été faite dans l’après-midi d’hier, au cours d’un point de presse. Jean Kacou Diagou a donc deux ans pour présider cette structure ouest africaine. L’heureux élu, s’est réjoui de son choix de ses pairs.
Présidant la cérémonie d’ouverture, M. Charles Diby Koffi a plaidé une fois de plus, pour un dialogue Etat-Secteur Privé. « Nous devons bâtir un partenariat gagnant-gagnant avec le secteur privé. L’Etat prend des risques dans ses fonctions régaliennes, mais c’est le secteur privé qui crée la croissance », a-t-il déclaré. L’argentier ivoirien a indiqué qu’en raison des contraintes qui pèsent sur les finances des Etats africains, le secteur privé se doit de poursuivre son amélioration pour être le socle de la promotion et de la création d’emplois. Dans la mesure où les organisations patronales constituent «des partenaires crédibles pour nos Etats».
Avant de clore son propos, le ministre a appelé de tous ses vœux, les organisations patronales à travailler dans une synergie d’actions afin de participer à l’émergence de secteurs privés sous-régionaux forts. Au terme de cette assemblée, les membres de la FOPAO ont été reçus, par le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo.
Kouakou Hyacinthe