17/05/2012
Presse - Election à la tête de l’UNJCI
Le candidat Benson Pierre Acka présente son programme aux journalistes
Le journaliste Pierre Claver Acka Benson, plus connu sur le nom de Benson Pierre Acka, candidat à la présidence du conseil exécutif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), était mardi, dans les locaux de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), dont il a sollicité les suffrages des journalistes, lors du congrès pévu du 26 au 27 mai.
Journaliste sportif à la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), Benson Pierre Acka, qui était accompagné de certains membres de son équipe de campagne, a présenté les principaux points de son programme.
Il a affirmé s’inscrire dans la "continuité" ; c’est-àdire la "préservation et la valorisation des acquis" du bureau exécutif sortant dont il est membre, avec en ligne de mire le " renforcement du professionnalisme et la restauration de la dignité du journaliste ivoirien".
L’initiation d’une assurance maladie au profit des professionnels des médias, un projet immobilier, la lutte pour l’application de la convention collective signée par les patrons de presse et les organisations professionnelles des médias fixant les salaires des journalistes, le renforcement de la confraternité et de la solidarité entre les journalistes, sont, entre autres, des projets que Benson Pierre Acka entend mettre en œuvre durant ses trois ans de mandat s’il est élu.
Revenant sur le cas spécifique de l’AIP, Benson Pierre Acka s’engage à poursuivre, dès son élection, les actions de lobbying déjà entreprises par le bureau sortant auprès des autorités ivoiriennes, "afin qu’une fois pour toute cet important média d’Etat puisse être doté d’un statut adéquat pour l’accomplissement de sa mission".
"J’en ferai une priorité après l’évacuation légale de la convention collective attendue depuis des années par la presse", a-t-il promis. "Toutefois, a-t-il relevé, cela ne portera des fruits qui si les agents de l’AIP eux-mêmes s’y impliquent".
Hamed Konin
17/05/2012
Académie royale de Belgique
Prof. Lazare POAME premier Africain noir élu
Le samedi 12 mai 2012, le philosophe et bioéthicien ivoirien, titulaire de la Chaire UNESCO de Bioéthique, président de l’Université de Bouaké-la-Neuve, Prof. Lazare POAME a fait son entrée à l’Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-arts de Belgique. La séance de réception des nouveaux Membres et Associés de l'Académie royale de Belgique a eu pour cadre l'auditorium Albert II du Palais des Académies. Les allocutions d’ouverture ont été prononcées par Hervé Hasquin, Secrétaire perpétuel de l’Académie et le chevalier Pierre Bartholomée, président de l'Académie. La cérémonie a vu la participation de la communauté diplomatique ivoirienne à Bruxelles, notamment l’ambassadeur de France en Belgique et l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Belgique SEM Jean-Vincent Zinsou.
Le Prof. Lazare POAME, le premier Africain noir entré à l’Académie a été invité à cette occasion à prendre la parole au nom des 23 nouveaux immortels. Il a, au nom de ses éminents collègues de l’Académie dont il portait humblement la parole, remercié très chaleureusement les anciens membres de l’Académie et avec eux tous ceux qui de près ou de loin les ont apporté leur soutien. Il a également remercié toutes les autorités et tous les amis qui ont bien voulu effectuer le déplacement pour prendre part à cette cérémonie.
Le Prof. Lazare POAME a déclaré à cette occasion solennelle que :
«ce jour est pour nous l’un des plus beaux de notre vie parce que se trouvent à la fois assouvis, du moins « symboliquement » , notre désir d’éternité et de plénitude. En effet, quand des « immortels » nous invitent à les rejoindre dans ce prestigieux temple de l’Académie, il y a une jactance du sentiment étrange de l’être qui a atteint l’entéléchie. Mais, conscient du fait que l’entéléchie ne peut être atteinte qu’asymptotiquement, l’Académicien, même ému, est tracté par l’idée que l’humilité scientifique doit accompagner toutes ses actions et constituer la trame de l’éthos de tout Académicien.».
Les 23 nouveaux Membres et Associés sont accueillis dans les quatre classes que compte l’Académie : la classe des Sciences, celle des Lettres et des Sciences humaines, la classe des Arts et la dernière née, la classe dénommée Technologie et Société qui accueille l’immortel, le Prof. Lazare POAME.
Hamed Konin (sources : sce com. Primature)
03/05/2012
Culture-coin du bonheur
Adé-Liz s’est mariée
Ils se sont rencontrés un jour à Paris, le temps a fait le reste aux bons soins des amis d’Adé-Liz. Ni Clément ni Adé ne voulait en découdre avec leur destin. L’amour venait de prendre le dessus de leurs cœurs. Et Clément Dohou a convaincu Adé qu’il était l’homme qu’elle attendait, en se montrant très attentionné, disponible, compréhensible et tolérant. Dans le fond, Adé-Liz l’a séduit avec ses yeux marron son sourire naturel et sa voix berceuse... Suite
25/04/2012
Redressement fiscal
Le fisc réclame 9 millions d'euros à Johnny Hallyday
Alors que le rocker fait son grand retour sur scène, un redressement fiscal a été notifié à Johnny Hallyday, selon des informations du Canard enchaîné.
Johnny Hallyday se retrouve encore dans le collimateur du fisc français. Selon le Canard enchaîné, le chanteur s'est vu notifier un redressement de 9 millions d'euros, au terme d'une lourde enquête menée depuis la fin 2010. En janvier 2011, plusieurs perquisitions avaient eu lieu chez lui et certains de ses proches. Pour l'heure, le service de presse de Johnny Hallyday n'a «aucun commentaire à faire». Selon l'hedomadaire satirique, le fisc déplore l'existence d'«un réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque», visant particulièrement une société luxembourgeoise, Nerthus Invest SA, dont un des actionnaires est une entité basée au Libéria.
Le rocker se trouve ainsi de nouveau au centre d'une affaire fiscale. Lui qui s'était déjà vu redresser de quelque 100 millions de francs (15 millions d'euros) en 1975. Une somme dont il s'est acquitté une quinzaine d'année plus tard. Johnny Hallyday, qui a tenté par plusieurs moyens de payer moins d'impôts en France, avait fini par s'installer en Suisse en 2007. C'est au fisc suisse qu'il paie ses impôts sur ses revenus personnels. Mais ses activités artistiques et commerciales pratiquées dans l'Hexagone relèvent de la loi française.
Cette notification tombe mal pour la star. À 69 ans, après ses graves problèmes de santé, «le Taulier» devait faire son retour sur la scène de l'Orpheum Theater ce mardi soir à Los Angeles, avant de démarrer unegigantesque tournée à la mi-mai en France.
Elle risque aussi de faire polémique, en plein entre-deux tours de l'élection présidentielle. Johnny Hallyday a d'ailleurs fait savoir aujourd'hui qu'il «ne semêlera plus jamais ouvertement de politique» estimant qu'un artiste n'a pas à se prononcer», a-t-il dit dans un entretien au Républicain lorrain. Proche de Jacques Chirac, Johnny Hallyday avait pris position pour Nicolas Sarkozy en 2007 qui l'a marié en 1996 avec Laeticia.
LeFigaro
Culture - interview
KANTE FARO (pdt des managers culturels de cote d’Ivoire) : « moi seul, je ne peux pas nous défendre »
Quel sentiment éprouves-tu d’être porté par tes paires au titre de président des managers de Côte d’Ivoire ?
Pour moi, c’est une fierté, vu qu’il n’y a pas d’association en tant que telle pour la défense de la cause des managers que je suis, raison pour laquelle j’ai vraiment voulu être à la tête pour nous défendre nos intérêts et promouvoir c e métier.
Donne-nous le rôle du manager culturel en Côte d’Ivoire?
Un manager est celui qui détient la direction et la progression de l’artiste. C’est celui là même qui fait l’artiste, il vend son image. Il est en quelque sorte le directeur commercial.
Dis-nous s’il y a des critères dans le choix d’un manager ?
Il n’y a pas de critère pour être manager dans ce pays. Ici, l’on parle de manager à l’état brut parce que normalement il y a des études et des diplômes pour exercer ce métier. Mais par moment, nous constatons que ceux qui n’ont pas de diplômes sont plus impressionnants sur le terrain que ceux qui en ont, raison pour laquelle il suffit seulement d’avoir un bon niveau d’étude, savoir s’exprimer, pouvoir valoriser un artiste pour adhéré à l’association. Par la suite, l’on sera formé au sein de l’association pour être plus performant.
Le bureau des managers a-t-il été déjà mis en place ?
Oui, il nous reste seulement à le communiquer à la presse.
Peux-tu nous dire le nombre de personnes qui constitue ce bureau ?
Ce bureau comporte environ 08 personnes à savoir le président, un vice président, deux commissaires au compte, deux trésoriers et d’autres personnes.
Quel est le nom de cette association ?
Le nom est l’AMCI (Association des Managers Culturels de C.I)
Quelles sont les conditions d’adhésion de cette association?
Je profite de cette interview pour signaler aux autres managers que nous avons terminé l’A.G (assemblé générale) il y a cinq jours et qu’ils peuvent s’adhérer. Le siège de l’association est à yopougon Sideci Saguidiba et aussi le numéro de la secrétaire est le 08-49-20-75. Les dossiers à fournir sont : deux photos d’identité, une photocopie de la pièce d’identité, 5 000f pour le droit d’adhésion ensuite 5 000f pour la carte de manager que l’on pourra retirer quelques jours après le dépôt des dossiers.
Quels sont tes objectifs aujourd’hui ?
Mes objectif c’est de pouvoir d’abord faire une assurance maladie pour les managers, ensuite faire que ce métier nourrisse son homme et faire réellement la formation des managers afin qu’ils soient plus expérimentés.
Que peux-tu dire à tous ceux qui veulent embrasser ce métier ?
A tous ceux qui veulent embrasser ce métier, je peux leur dire que ce métier est vraiment dur mais avec plus de rigueur, d’efficacité et d’intelligence ils y arriveront. Et avec toutes ces difficultés que nous connaissons, c’est ensemble que nous relèverons le défi.
Quelles sont les difficultés rencontrées dans ce métier et quels sont vos regrets ?
Mon regret, il faut le dire c’est l’hypocrisie mais ce n’est pas bien grave car c’est comme ça on y peut rien. Ce sont les réalités de l’Afrique bien vrai que c’est dure mais un homme reste un homme et en prenant des décisions fermes, je me battrai jusqu’au bout étant à la tête de l’association.
Je peux avoir ton mot de fin ?
Juste dire aux managers qui n’ont pas encore non adhéré de venir le faire car nous le savons bien, tous les débuts sont difficiles et moi seul, je ne peux pas nous défendre c’est avec leur complicité que nous aurons gain de cause.
Hamed Konin
28/03/2012
Pourquoi la DST détient-elle le journaliste Ousmane Sy Savané ?
Reporters sans frontières demande au ministère de l'Intérieur de fournir sans délai des explications sur les conditions de l'interpellation par la Direction de la surveillance du territoire (DST), le 27 mars 2012, du directeur général du groupe Cyclone, Ousmane Sy Savané.
"Si Ousmane Sy Savané se trouve bien dans les locaux de la DST, structure sous tutelle du ministère de l'Intérieur, cette institution doit reconnaître qu'elle le détient et annoncer publiquement ce qu'elle lui reproche. Est-il interpellé pour un délit de droit commun? Ou au contraire pour un délit de presse? Nous pressons également les autorités de relâcher ce journaliste", a déclaré l'organisation.
"Après l'interpellation, pendant 24 heures, début février, du directeur du quotidien Le Patriote, Charles Sanga, il s'agit du second incident impliquant la presse et la DST en moins de deux mois", déplore Reporters sans frontières.
Le 27 mars 2012, vers 13 heures, Ousmane Sy Savané a été arrêté dans les locaux de Cyclone, dans le quartier de la Riviera deux, à Abidjan. Les agents venus l'interpeller ont également emporté du matériel informatique appartenant au groupe.
Dans la matinée du 28 mars, la DST niait détenir le journaliste. Sa voiture est pourtant garée dans la cour de la DST et plusieurs sources confirment que le journaliste y a été conduit après son arrestation.
Reporters sans frontières a contacté un commissaire de la DST qui a déclaré ne pas être disponible pour répondre aux questions. L'organisation s'est également entretenue avec la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Nina Bintou Touré, qui a promis de se rapprocher de la direction de la DST et de celle de la police pour faire la lumière sur cet incident.
Le groupe Cyclone, longtemps propriété de Nady Bamba, la seconde épouse de Laurent Gbagbo, est la société éditrice des quotidiens d'opposition Le Temps et LG Info. Ousmane Sy Savané est membre du groupement des patrons de presse de Côte d'Ivoire.
26/03/2012
‘’Des gens veulent prouver que je suis un pyromane’’
L’ancien présentateur vedette de l’émission télévisée « Raison d’Etat », Hermann Aboa, s’est à nouveau ouvert au ‘’Quotidien dont vous avez rêvé’’. Dans cette interview, le désormais ex-journaliste de la RTI (Radiodiffusion télévision ivoirienne) revient sur son licenciement de la ‘’maison bleue’’ de Cocody, parle de sa vie après la prison et son vœu de réaliser un jour une interview avec le président Alassane Ouattara.
Deux semaines après votre sortie de prison, vous avez été viré des effectifs de la RTI. Et cela fait aujourd’hui deux mois que ça dure. Vous attendiez-vous à une telle décision ?
En prison, je lisais dans certains journaux ... Suite
05/11/2011
L’Edogbolé s’est eteint avec la seconde sortie du Roi des Nzima Kotoko
C’est terminé L’Abissa 2011 a pris fin ce samedi 5 Novembre, du moins la danse au tour du tam-tam sacré est bel et bien terminé. Le Roi des Nzima Amon Tanoé Désiré a fait sa seconde parade devant l’Edogbolé et son peuple. Il a fait beau temps samedi contrairement l’année dernière ou la fin de la fête fut sabotée par une pluie dulivienne, ou le Roi fut contrain de quitter les lieux dans l’obscurité totale, car en plus de la pluie, l’électricité fut aussi coupée...Suite
03/11/2011
La Reine-mère et sa parade
Les femmes Nzima Kotoko étaient sur le podium d’honneur hier mercredi. La quatrième journée de l’Abissa, est dédiée aux femmes. C’est à cette occasion que la Reine-mère effectue sa première sortie, la seconde se fera le samedi en compagnie du Roi.Les femmes Nzima sont sorties en nombre impressinnant pour réserver un acceuil digne du rang de leur Reine-mère. Le cortège qui l’a conduit jusqu’à la place de l’Abissa était naturellement sous les feux d’artifice mystiquement guidés par les femmes... Suite
31/10/2011
L’Edogbolé est sorti sur la place publique
Les Nvavlé, propriétaires de l’Abyssa ont autorisé que tous les Nzima se réunissent au tour du tam-tam sacré pour danser et manifester leurs joies. Plus de place pour la tristesse, la joie de retrouver les amis et se critiquer pour que l’harmonie, la paix et le vent de la réconciliation sont les grands moments qui planent sur le quartier France…Suite
26/10/2011
Le tam-tam parleur (Edogbolé) dans la forêt sacrée
Les Nzima kotoko de Côte d’Ivoire, sont au seuil de la nouvelle année. Une nouvelle année qui se fête à travers l’Abissa. La première phase (le Siédou), qui marque cette fête de réjouissance et de purification a été entamée hier dimanche à Grand-Bassam, au quartier France, capitale des Nzima Kotoko. Le tam-tam annonceur traditionnellement appelé l’ Edogbolé, a été accompagné dans la forêt sacrée. Il va être purifié pendant une semaine dans la loge du génie de l’Abissa... Suite
22/10/2011
L’institut de Nahomi Alafé ‘’transforme’’ les stars
Quand l’artiste-animatrice se défait du micro pour s’adonner à sa passion qui est ‘’l’esthétique’’, cela donne : ‘’Sublim’Beauté Center’’. Ce joyau de Nahomi Alafé, créé depuis décembre 2010, a été présenté à la presse, le samedi 15 octobre 2011, à son siège sis à la Riviera Attoban, non loin de la pharmacie Saint Bernard. Avec une rubrique dénommée : ‘’Passage obligé de star’’, Nahomi Alafé veut mettre en exergue son savoir-faire. Chaque samedi, un artiste invité, se voit offrir gratuitement un service de son choix dans son centre de beauté. Le samedi 15 octobre, c’est la chanteuse Bétika qui a su juger le professionnalisme de ce centre à travers la pose d’un tissage. Un peu perplexe au départ... Suite
25/08/2011
Hommage à Kanté Manfila : LE « GUITAR HERO » MANDINGUE
Le célèbre guitariste guinéen, Kanté Manfila, est décédé à 65 ans mercredi à Paris.
C’était l’un des plus grands solistes de la musique mandingue. Il s’est surtout fait connaître dans notre pays avec la « Ambassadeurs du Motel » de Bamako, puis les « Ambassadeurs internationaux » basés en Côte d’Ivoire. Il a ainsi été le compositeur et l’arrangeur de nombreux grands succès de Salif Keïta dont "Mandjou", "Seydou", "Primpin", entre autres. Avec le groupe, il fera plusieurs fois le tour du monde. Né en 1946 à Kankan, guitariste et joueur émérite de balafon, Kanté Manfila sera donc l’un des piliers des « Ambassadeurs internationaux », avec Salif Kéïta, Mory Kanté et Ousmane Kouyaté. Issu d’une famille de griots, Kanté Manfila s’initie au balafon puis apprend la guitare en autodidacte à l’âge de 16 ans. En 1967 à Abidjan, il rencontre le saxophoniste malien Moussa Cissoko qui lui donne les bases musicales (solfège, accords, harmonie) et le forme aux musiques contemporaines. Il y retrouve Sory Bamba, ex-chef d’orchestre du Kanaga de Mopti, qui l’invite, en 1969 à venir jouer au Mali. Moussa Cissoko le persuade de rejoindre les « Ambassadeurs du Motel » dont il devient plus tard le chef d’orchestre. Le groupe accueille une des plus belles voix de la musique africaine, Salif Keïta. En 2005, il est décoré de la médaille de Chevalier de l’ordre national du Mali par le président Amadou Toumani Touré en reconnaissance pour son apport à la musique malienne dans les années 70. Il était en studio pour un autre album qui sera intitulé "Agnouma -Thaa’", quand la mort l’a arraché à l’affection de ses nombreux fans. Il laisse derrière lui 7 orphelins, deux veuves. Dors en paix Manfila.
Hamed Konin
20/08/2011
Destruction de la célèbre rue Princesse
La polémique au sujet de la destruction des cafés et boîtes de nuit de la rue Princesse, haut lieu de la nuit abidjanaise, continue. En attendant une hypothétique reconstruction, c'est tout le monde de la nuit qui est en deuil. Mais le gouvernement compte aller plus loin encore.
Cela fait plus d'une semaine que la « rue Princesse » d'Abidjan, le temple de « la joie » et de la « fête » en Côte d'Ivoire, n’existe plus, et les avis restent très partagés sur les raisons de sa destruction. Cette rue célèbre pour ses multiples bars, maquis (bars à ciel ouvert), pubs, restaurants et autres night clubs a été totalement rasée par des bulldozers le 5 août, sur ordre d’Anne Ouloto, la ministre de la Salubrité publique du gouvernement Ouattara.
Fréquentée quotidiennement par des milliers de personnes, la rue Princesse avait la réputation d’être l’une des destinations nocturnes les plus animées d’Afrique subsaharienne. Une rue de 2 km où le sexe, l’alcool et la musique faisaient bon ménage au rythme des sonos tonitruantes.
Croisade contre l'anarchie
« Le temps du désordre et du laxisme est terminé », se justifie Anne Ouloto. L’heure du jugement dernier a donc sonné et les célèbres lieux de « shows », du « Ramé » au « Café Cacao » en passant par « Le Jackpot » ou encore « Le Queens », appartenant à la famille du footballeur Didier Drogba (et où Laurent Gbagbo et Jack Lang avaient fait la fête en 2008), ne sont plus désormais que des tas de ruine.
Mais la croisade de la ministre contre la « prostitution » et les « nuisances sonores » devrait continuer. « Nous allons poursuivre cette opération jusque dans les quartiers afin dégager commerçants et vendeurs installés de manière anarchique sur les trottoirs. Nous comptons finir cette phase le 30 décembre et nous attaquerons les villes de l'intérieur », affirme Anne Ouloto.
Une politique qui soulève cependant une vive polémique, ses partisans et ses adversaires se livrant une rude bataille d’arguments. « C’était une grave erreur du pouvoir Ouattara de détruire la rue Princesse, on aurait pu demander aux propriétaires des bars et discothèques de mettre de l’ordre », estime ainsi Jean-Jacques N’guessan, un noceur invétéré.
Lire l'article sur Jeuneafrique.com
06/06/2011
Le e-book et les tablettes numériques en vogue
Le Javits K. Convention Center, sis à la 11e avenue, sur la 44e rue, à Manhattan (New York), a servi de cadre pour l’organisation de l’édition 2011 du plus grand rendez-vous des professionnels et amateurs du livre. Le Bookexpo america 2011 qui s’est tenu du 23 ou 26 mai 2011 a rassemblé environ quatre mille cinq cents exposants et de nombreux visiteurs. Cette édition 2011 a été l’occasion de constater l’évolution et l’innovation technologique en cours dans l’industrie du livre.
Organisé en partenariat avec l’American Book Publishers (Aap), l’Association of Authors Representatives (Aar) et l’American Booksellers Association (Aba), le bookexpo America, l’équivalent du salon du livre de Paris, reste à ce jour le plus grand rendez-vous du livre en l’Amérique du Nord. Durant quatre jours, libraires, auteurs, bibliothécaires, éditeurs, imprimeurs, distributeurs et simples amateurs du livre se sont rencontrés lors de débat, de discussion, de conférences et de simples échanges pour partager les points de vue l’actualité du livre et surtout la passion du livre. En pôle-position, le livre traditionnel. En effet malgré les innovations technologiques et l’évolution de l’industrie du livre, l’édition papier demeure toujours la première expression du livre. Cependant, le bookexpo america 2011 a donné une grande plage d’expression au livre numérique et à l’édition digitale. En effet la conférence annuelle de l’International Digital Publishing Forums a révélé que la firme japonaise Kobo, s’apprête à lancer en juin 2011, un nouveau support numérique à écran tactile (e-ink touchscreen reading device) de 130 dollars, qui va encore révolutionner notre rapport au livre. Fait important, tous les acteurs s’accordent pour dire que l’industrie du livre est dans une importante phase de transition vers la distribution numérique. D’où le constat de l’évolution du marché des e-books, la prolifération et la diversité des supports numériques et des applications informatiques qui les accompagnent. Les éditeurs ont aussi mis en exergue le fait que les e-books et les tablettes numériques se développent rapidement du fait de la possibilité d’y insérer de la publicité, ce qui n’est pas le cas de l’édition papier (traditionnelle). Cependant cette nouvelle donne n’est pas sans créer de nouveaux challenges à relever. Il s’agit en autres de la gestion des droits d’auteurs, du copyright de l’édition numérique, du développement de l’auto-edition… M Steve Rosato, directeur du Bookexpo americas’est dit satisfait et optimiste au premier jour de l’exposition quant àl’organisation d’ensemble et le succès de cette édition 2011.
A. Norene
05/04/2011
Le chef de l'ONU appelle à libérer les journalistes détenus
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé mercredi à ce que la justice soit rendue pour les journalistes qui ont été tués en exerçant leur travail et à la libération de ceux qui sont détenus, lors d'une célébration officielle au siège de l'ONU pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui se déroule chaque année le 3 mai.
« Nous nous souvenons des journalistes, rédacteurs en chef et autres professionnels des médias qui ont été tués alors qu'ils faisaient leur travail. L'impunité qui suit souvent de tels meurtres suggère un manque inquiétant d'intérêt officiel pour la protection des journalistes et un mépris pour le rôle vital qu'ils jouent », a dit Ban Ki-moon dans son discours. « De nombreux autres journalistes languissent en prison simplement pour avoir fait leur travail. Nous appelons à la justice - et à la liberté pour ceux encore détenus ».
Les participants à l'événement ont observé une minute de silence en hommage aux femmes et hommes des médias qui ont perdu leur vie dans leurs efforts pour faire respecter les droits à être informés dans le monde entier.
« Les droits à la liberté d'expression, d'information et d'association ne sont pas des principes abstraits : ces sont des droits que les États ont l'obligation de respecter », a ajouté le Secrétaire général lors de cet événement organisé conjointement par le Département de l'information (DPI) et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).
M. Ban a salué l'utilisation créative des nouveaux médias, tels que l'Internet, les médias sociaux et les blogs, par les populations pour apporter des changements dans leur société. Il a pris pour exemple l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, où l'Internet et les médias sociaux ont été utilisés cette année pour agir et réclamer des droits démocratiques.
30/04/2011
Une cérémonie sous le signe de la "simplicité"
Le 29 avril à 11 heures 45, la "girl next door" est devenue princesse, William et Catherine ont franchi le portail de l'abbaye de Westminster en mari et femme. Pas un grain de sable n'est venu troubler une cérémonie réglée au millimètre, qui a définitivement réconcilié le peuple britannique et sa famille royale.
Harry n'a pas résisté. Alors que William dans son uniforme rouge et or des IrishGuards reste fermement tourné vers l'autel de Westminster, lui s'est retourné, trop impatient de découvrir sa future belle-soeur dans la nef de l'abbaye plus que millénaire. Lui le petit frère, l'ami indéfectible, le témoin en ce grand jour. Au bras de son père Michael Middleton, Catherine s'avance dans une robe de satin et dentelle de Chantilly signée de Sarah Burton, la nouvelle directrice artistique de la maison Alexander McQueen. 2,70 mètres de traîne "seulement", et sous un voile fluide, comme un ruban de diamants posé sur ses cheveux laissés libres, le diadème Halo de Cartier datant de 1936 sorti du coffret à bijoux de la reine. Simple et superbe.
A 29 ans, la petite-fille du mineur de fond épouse le futur roi du Royaume Uni, et le peuple exulte. Le timing de la cérémonie élaboré par le palais a été respecté à la seconde. A 11 heures sonnantes, la Roll's phantom au toit vitré transportant la future mariée et son père s'est arrêtée devant le porche de Westminster. Pippa, la soeur chérie de Kate, son témoin,spectaculaire dans une robe de sirène immacultée, est là pour l'aider et piloter le cortège des enfants d'honneur. A 11 h 13, Catherine (comme il faut l'appeler désormais) a dit oui, ou plutôt "I will" suivant le rite de l'église anglicane. Devant Dieu, elle a promis d'aimer William dans les bons et les mauvais jours et de lui être fidèle, mais pas de lui obéir. C'est elle qui a choisi parmi les formules possibles. Tout en acceptant d'épouser une vie de princesse et de fastes autant que de devoirs et de renoncements, Catherine imprime sa marque par d'imperceptibles signes qui peuvent choquer les tenants de la tradition à tout prix. Mais qu'importe, William est au diapason. A l'heure de l'échange des alliances, elle seule reçoit l'anneau symbolique, lui n'en veut pas. Porter des bijoux l'indispose… Suite
18/04/2011
Déclaration du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (Gepci) relative aux conditions nécessaires à la reprise du travail dans le secteur de la presse
Dans un communiqué rendu public le jeudi 14 avril 2011, le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) a appelé à la reprise du travail dès le dimanche 17 avril 2011 dans les entreprises de presse. Aussi la distribution de la presse devrait-elle reprendre le lundi 18 avril 2011.
Cependant, le GEPCI tient à rappeler que l’approvisionnement du marché de la presse en journaux ne saurait être effectif si des conditions sécuritaires suffisantes ne sont pas réunies.
C’est pourquoi, il exhorte les autorités compétentes à prendre les dispositions nécessaires, notamment des consignes aux Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), aux fins d’assurer la sécurité des entreprises de presse et des personnes qui y travaillent, sans distinction de lignes éditoriales. Cela est une condition sine qua none du plein exercice de la liberté de la presse.
Le GEPCI demande également aux populations de s’inscrire résolument dans la droite ligne des valeurs de pardon et de réconciliation, dans la justice certes, prônées par les nouvelles autorités, en s’abstenant de saccager des rédactions et/ou de porter atteinte à l’intégrité physique des journalistes. C'est ici le lieu d'inviter les journalistes et les éditeurs de presse à respecter et à faire respecter le code de déontologie, qu'ils se sont librement donné notamment en évitant d'écrire des articles qui incitent à la haine tribale, à la violence et fragilisent la cohésion sociale.
Le Groupement exprime, par ailleurs, sa solidarité aux dirigeants et aux employés de la société de routage et de distribution EDIPRESSE, qui a été incendiée par des miliciens du GPP le dimanche 03 avril 2011.
Fait à Abidjan, le 17 Avril 2011
Pour le Bureau Exécutif du GEPCI
Le Président
Dénis KAH ZION
07-04-2011
Insécurité, terreur et manque d’informations : un premier bilan sur la presse dans la bataille d’Abidjan
Après six jours de combats pour le contrôle de la capitale économique ivoirienne, Reporters sans frontières propose un premier bilan sur la presse pendant la bataille d’Abidjan. Tous les éléments d’une véritable guerre de communication, en parallèle aux combats, ont été réunis : la télévision et la radio nationales, objets de convoitises, utilisées à des fins de propagande, ont finalement été bombardées ; le climat sécuritaire a rendu la couverture des événements très périlleuse et nourri la diffusion de rumeurs et d’informations difficilement vérifiables ; des menaces ciblées ont visé des journalistes, les faisant basculer dans la psychose. Dès les premières heures de leur offensive, le 31 mars, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), fidèles à Alassane Ouattara, ont fait de la Radio-Télévision Ivoirienne (RTI), contrôlée jusque là par le pouvoir de Laurent Gbagbo, un objectif stratégique. Les combats entre les FRCI, d’un côté, et les Forces de défense et de sécurité (FDS, fidèles à Laurent Gbagbo), de l’autre, ont endommagé les locaux et les équipements, de telle sorte que la RTI ne pouvait plus émettre à partir de son siège, situé dans le quartier de Cocody. La nuit du 31 mars au 1er avril, et une partie de la journée du 1er avril, le signal de la chaîne était coupé… Suite
14/03/2011
Déclaration du Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI)
Le vendredi 11 mars 2011 aux environs de 03 heures 15 minutes du matin, des hommes en arme appartenant aux Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire se sont introduits dans les locaux d’Edipresse sis à Adjamé et ont intimé l’ordre aux responsables de cette entreprise qui distribue l’ensemble de la presse nationale de ne pas procéder à la distribution des journaux proches du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Face à cette situation, les jeunes vendeurs de journaux à la criée ont décidé de ne vendre aucun journal jusqu'à la levée de cette decision d’interdiction. Ce qui explique l’absence des journaux ivoiriens des kiosques les 11 et 12 mars 2011.
Le Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire (GEPCI) condamne avec la dernière énergie l’attitude des éléments des FDSCI suscités et élève la plus vive protestation contre les menaces de tous ordres, qui planent depuis le déclenchement de la crise post électorale sur l’activité de presse en général et sur les patrons de presse, les journalistes, les divers employés et les rédactions en particulier.
Le GEPCI regrette que la décision d’interdire la distribution des journaux proches de l’opposition ait été prise sans aucune information vis à vis des populations, des entreprises de presse d'une part et d'autre part en dehors de toute procédure régulière et normale, eu égard à la loi sur la presse.
Le GEPCI réitère l’appel lancé aux forces de défense et de sécurité, aux pouvoirs publics et aux populations pour mettre tout en œuvre afin que l’exercice de la liberté de presse soit une réalité dans notre pays.
Fait à Abidjan, le 13 Mars 2011
Pour le Bureau Exécutif du GEPCI
Le 1er Vice Président
ASSI ADON Amédée
12/03/2011
Déclaration N°4 du Collectif des journaux pour la sauvegarde des acquis du 28 novembre 2010
Le vendredi 11 mars 2011, des agents de la Police nationale se sont présentés, aux environs de 3h30mn, au siège du distributeur unique, Edipresse (Filiale de la société française Prestalis, ex-NMPP), à Adjamé, au moment où les employés s’activaient à préparer les paquets des livraisons de journaux du jour, pour les expédier vers l’ensemble des points de vente du territoire national. Les policiers ont déclaré aux agents d’Edipresse de service, être en mission pour empêcher la distribution des journaux proches du Rassemblement des Houphouétistes (RHDP). Affirmant agir sur ordre de leur hiérarchie, ils ont aussitôt bloqué toutes les issues de sortie de l’entreprise de distribution de la presse.
Après de longues heures d’attente et devant l’insistance des policiers, les grossistes, qui viennent enlever les paquets de journaux pour les dispatcher sur le marché national, ont renoncé à travailler sous cette inqualifiable pression et menace. Pour marquer leur désapprobation au sujet de cet acte flagrant de censure brutale, les grossistes ont refusé de distribuer les autres journaux, dits bleus, favorables au clan Gbagbo. De même, les véhicules devant assurer le relai avec l’Intérieur du pays ont observé la même attitude, en ne transportant pas la livraison des autres journaux du jour. Les grossistes et les agents devant partir a l’Intérieur ont posé un acte de courage que le collectif salue à sa juste valeur.
Le Collectif des journaux pour la sauvegarde des acquis du 28 novembre 2010 constate que cette censure manu-militari survient, juste au lendemain de l’importante réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, à Addis-Abeba, qui a validé les décisions « contraignantes », proposées le même jour par le panel de 5 chefs d’Etat chargé, par l’UA, de trouver une issue pacifique à la crise postélectorale. Ces décisions qui confirment qu’Alassane Ouattara est le seul président élu de la Côte d’Ivoire et que Laurent Gbagbo doit lui céder sans délai le pouvoir, ont été portées à la connaissance des deux parties ivoiriennes.
A l’évidence, l’acte inqualifiable du régime sortant ne vise qu’un seul but : empêcher les journaux ivoiriens crédibles de se faire l’écho de cette décision historique.
Par conséquent, le Collectif des journaux pour la sauvegarde des acquis du 28 novembre 2010 :
- dénonce très fermement cette nouvelle atteinte grave à la liberté de la presse et au droit à l’information du peuple.
- rappelle que le pouvoir sortant est devenu un ennemi redoutable de la liberté d’expression et, partant, de la liberté de presse depuis sa défaite au second tour du scrutin présidentiel. Et, pour imposer sa pensée unique, il a lancé une véritable machine répressive contre les journaux crédibles.
- Réaffirme son refus de plier l’échine devant les actes de forfaiture d’un régime illégitime : descente d’hommes en armes dans les imprimeries et à Edipresse, pressions policières et judiciaires à l’instigation du Procureur de la République, suspension et sanctions pécuniaires abusives par un Conseil national de la presse (CNP) lui-même illégal, enlèvements du personnel, sévices corporelles, menaces d’atteinte à la vie des responsables de presse et des journalistes.
- Le Collectif voudrait, une fois de plus, interpeller le gouvernement légitime issu des élections du 28 novembre 2010, l’opinion nationale et internationale, les organisations de défense de la liberté de presse, sur les graves menaces qui pèsent sur la vie des professionnels de l’information et sur la précarité de la situation des journaux non soumis aux ordres de Laurent Gbagbo.
- Il appelle le gouvernement, l’Onuci, l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique et les organisations de défense des droits de l’Homme à se préoccuper et à agir contre les violences faites aux journalistes qui accompagnent, de manière héroïque, l’exigence des Ivoiriens pour un Etat de droit et le respect des libertes démocratiques.
- Le Collectif du 28 novembre se réserve le droit d’engager toute action en justice contre les auteurs et les commanditaires des actes de répression, qu’elle qu’en soit la forme, qui frappent aujourd’hui ses membres.
Fait à Abidjan
Le 11 mars 2011
Le Collectif des journaux pour la sauvegarde des acquis du 28 novembre 2010 :
Le Nouveau Réveil
Le Patriote
Nord-Sud Quotidien
L’Expression
Le Mandat
Le Jour Plus
Le Démocrate
L’Intelligent d’Abidjan
8 quotidiens ivoiriens suspendent leur parution à partir de Mardi 1er mars 2011
A partir de Mardi,et ce jusqu'à nouvel ordre huit quotidiens libres et républicains suspendent leur parution,pour dire non aux agissements du CNP version Gnonzie. Le nouveau réveil,l'expression,le patriote,le jour plus,le mandat,le démocrate,l'intelligent d'abidjan et nord sud quotidien seront absent durant plusieurs jours des kiosques. Réunis au sein du collectif des journaux pour la défense des acquis du 28 ,novembre 2011,les huit quotidiens dénoncent le harcèlement policier,et judiciaire don't ils sont l'objet ainsi que de graves menaces sur la sécurité des journalistes. A cet effet le collectif envisage,outre la suspension des journaux,une série d'actions pour défendre et garantir la liberté de la presse,la liberté d'expression,la pluralité et pour sauver la démocratie,sérieusement menacées par les agissements du CNP version Gnonzié.
25/02/2011
Le nouveau reveil suspendu pour 6 parutions
Comme annonce,le CNP version Gnonzie vient de frapper. Il a suspendu aujourd'hui et pour six jours le quotidien prive le nouveau réveil. Prise depuis hier la décision vient d'être notifiée a la rédaction du journal qui avait été déjà informée depuis ce matin. Denis Kah Zion le patron a affirme être en train de prendre des dispositions. Le CNP version Gnonzie reproche au nouveau réveil d'avoir publie des photos relatifs aux événements de Koumassi portant atteinte aux FDS et d'avoir des commentaires desobligeants sur Laurent Gbagbo. Après la suspension volontaire et provisoire de l'intelligent d'Abidjan la presse privée et indépendante est plus que jamais en dange.
25/02/2011
L'intelligent d'Abidjan suspend provisoirement sa parution
Le quotidien l'intelligent d'Abidjan informe ses lecteurs et le public de la suspension de sa parution a compter du Vendredi 25 Février 2011 jusqu'au retour des conditions favorables au travail de ses journalistes sérieusement menaces et constamment harcelés. Tout en prenant cette mesure pour garantir la vie des journalistes et du personnel,ainsi que la sécurité des emplois et du matériel de travail,l'intelligent d'Abidjan refuse de donner l'occasion a quiconque de mettre en application des mesures de suspension déjà arrêtées et qui devront être signifiées a des journaux don't l'intelligent d'Abidjan, dans les heures qui suivent.
Cette décision de suspension reste la preuve éloquente du fait que l'intelligent d'Abidjan n'obéit a aucun agenda politique et que le journal reste libre et maitre de ses choix éditoriaux. Pour rappel le quotidien l'intelligent d'Abidjan avait été déjà empêché de paraître en Décembre dernier durant trois jours,alors que notre journal a toujours travaille dans le strict respect des règles de l'art et surtout dans le sens de la préservation absolue de l'indépendance de sa ligne éditoriale.
Le quotidien l'intelligent d'Abidjan saisit l'occasion pour déplorer que des journalistes professionnels acceptent de s'ériger en ennemi de la liberté de la presse et foulent aux pieds la confraternite, en considérant leurs confrères comme des journalistes rebelles ou des journalistes ennemis de la République. La direction de l'intelligent d'Abidjan présente ses excuses et ses vifs regrets aux lecteurs,annonceurs et partenaires,pour cette décision difficile et douloureuse rendue nécessaire par de lourdes et sérieuses menaces sur la vie des travailleurs.
La direction de l'intelligent d'Abidjan remercie les uns et les autres pour leur soutien et rassure de sa disponibilité et de son engagement a reprendre sa parution des que possible.
Abidjan le 24 Février 2011
La direction générale...
21/02/201
Les journalistes de Tv notre patrie déférés à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan
Les journalistes Sanogo Aboubakar et Kangbé Yayoro Charles séjournent depuis vendredi à la Maca. Arrêtés le 28 janvier au Gatl, les confrères ont d’abord été transférés le même jour à la brigade recherche où ils ont été gardés à vue pendant 20 jours avant d’être déférés devant le parquet d’Abidjan. Un substitut du Procureur de la République les a entendus puis a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire à leur encontre.
Faut-il le rappeler, les confrères sont accusés pour ‘’atteinte à la sûreté de l’Etat’’. Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse tel que le C.P.J basée au USA, Média Fondation, RSF et le C.I.P.J sont montées au créneau pour exiger la libération de ces deux journalistes sans succès.
Une rencontre entre le Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes (C.I.P.J) et les avocats commis à la défense des deux journalistes est prévue ce matin du 21 Feb 2011 pour préparer leur défense.
02/022011
Me Idrissa Soro, Avocat des confrères :‘’Mes clients ont été l’objet de sévices corporels dégradants’’
Avocat au barreau d’Abidjan, Me Idrissa Soro a été commis, par la Coalition ivoirienne pour la protection des Journalistes (CIPJ), à la défense des deux confrères de la Télévision Notre Patrie de Bouaké (Aboubacar Sanogo et Kangbé Yayoro Charles Lopes) détenus depuis le 28 janvier dans les locaux de la Brigade de recherche. Au terme d’une visite à ses clients, Me Soro que nous avons joint hier mardi 1er février 2011 au téléphone après avoir fait le point sur l’état de ses clients, réclame leur relaxe pure et simple. « J’ai trouvé des clients très mal au point. Ils ont été l’objet de sévices corporels dégradants. Ils portent entre autres sévices, des brûlures de mégots de cigarettes et des blessures suite à des coups de cross de kalach et de matraques. Leurs droits en tant que détenus sont bafoués. Ils sont mal en point. C’est pourquoi, nous avons introduit une demande de mise en liberté provisoire en attendant la suite de l’enquête, qui selon ce qui nous a été rapporté est en cours».
In l'Intelligent d'Abidjan
30/01/2011
Robert De Niro présidera le jury
" Gilles Jacob et Thierry Frémaux ont choisi le plus grand acteur de sa génération (avec Al Pacino) pour conduire les jurés et délibérations du prochain Festival de Cannes.
Robert De Niro, c’est une carte de visite énorme : des chefs-d’œuvre multiples (Mean Streets, Le Parrain 2, Le Dernier Nabab, New York New York, Raging Bull, Voyage au bout de l’enfer, Il Etait une fois en Amérique, Les Affranchis, Casino, Heat, Jackie Brown…), des films expérimentaux (Hi Mom !, Greetings), des palmes d’or (Taxi driver, Missing), une tripotée de films solides ou intéressants (1900, Midnight run, Sanglantes confessions,Brazil, Mafia blues, Copland, la série Mon beau-père et moi…), signés par les plus grands (Scorsese évidemment, mais aussi Kazan, Coppola, De Palma, Leone, mais encore Tarantino, Michael Man, Bertolucci, Ramis…)... Suite
Ambassadeur Agalawal, humoriste-chanteur : “Si on arrête l’émission Toukpê, ce sera dommage”
Comment vous portez-vous ?
Je vais bien. Actuellement, il y a deux républiques, donc je suis au milieu. Et, j’ai du mal à me décider. Mon embarras vient de là. Mais, il y a le président Gueu Droh (président du parti communiste de Côte d’Ivoire dont il est le représentant à l’émission Toukpê de la radio nationale) qui m’a demandé de trouver un hôtel où il sera investi. Et moi, je serai le Premier ministre... Suite
Guy Guy Ayano : « La musique ne me fait pas vivre en France »
Au début des années 2000, toute la Côte d’Ivoire tombe sous le charme de la formation musicale Ayano, son fameux ‘’Sicogi le tour’’ et le titre éponyme de l’album à succès ‘’Akenouman’’. Et depuis, plus rien. Le lead-vocal, Guy Guy Ayano, qui vit en France désormais, était récemment à Abidjan pour présenter son maxi-single.
Cela fait 4 ans que tu vis en France. Que deviennent les autres membres du groupe ?
Les autres membres du groupe sont... Suite
Hamed Farras : « Le Burida ne gère pas la carrière d’un artiste »
Disparu de la scène musicale depuis un moment, Hamed Farras suit son petit bonhomme de chemin. 18 ans après ‘’Déni’’, un de ses titres à succès, le chanteur de Dabou (ville où il réside) parle de son prochain album et du bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida).
Comment allez-vous ? Je vais bien. Je suis dans mon bois sacré. Dans mon laboratoire personnel en train de travailler dans le cadre de mon prochain album... Suite
12 Nov 2010
La littérature ivoirienne : des origines à 1980
Le Centre Culturel Français accueille l’exposition documentaire : La littérature ivoirienne : des origines à 1980 . L’exposition ouvrira ses portes le jeudi 18 novembre 2010 à 14 h 30. Elle courra jusqu’au samedi 20 novembre.
Organisée par l’association Akwaba Culture, La littérature ivoirienne : des origines à 1980 s’inscrit dans le cadre de la remise du Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2010.
Au travers d’images et de textes courts, le visiteur de l’exposition est invité à remonter la mémoire de la littérature ivoirienne qui est née en 1933. Des écrivains connus comme Bernard Binlin-Dadié, Ahmadou Kourouma, Charles Nokan, Bernard Zadi Zaourou ou Amadou Koné sont remis à hauteur d’yeux. Maurice Koné, l’unique « poète maudit » de l’histoire littéraire ivoirienne, s’affiche lui aussi aux côtés d’autres écrivains peu connus qui ne sont pas moins importants dans la vie des Belles-Lettres de Côte d’Ivoire. Les femmes également sont à ce rendez-vous. Longtemps tenues éloignées de l’école, elles ont fait leur entrée en littérature tardivement, en 1976, avec la romancière Simone Kaya.
« La littérature ivoirienne : des origines à 1980 » est une exposition destinée aux personnes désireuses d’avoir un regard panoramique sur les pionniers de cette littérature, une des plus importantes du continent africain.
25 oct 2010
Discussions autour de “Une si longue lettre de Mariama BA”
Dans le cadre des activités organisées par les membres du Meetup (Réseau de groupes locaux), une rencontre s’est tenu le mercredi 20 octobre 2010 dans la soirée au 2e étage de Whole Food market, sis à la 270 Greenwich Street à Manhattan. Au centre de la discussion, des réflexions autour de la première œuvre littéraire de Mariama BA, “Une si longue lettre”... Suite
Les Nzima prient pour des élections présidentielles paisibles
La journée de ce jeudi 21 octobre, cinquième jour de la fête de l’Abissa qui a débuté le 17 octobre, a été mise à profit par le peuple Nzima Kotoko pour la purification des élections présidentielles du 31 octobre prochain en Côte d’Ivoire. Hommes et Femmes étaient parés dans des tenues aux couleurs rouge et blanc, symboles de guerre et de paix... Suite
Les femmes à l’honneur au nom de la tradition Nzima
La femme joue un rôle assez important dans la valorisation de la culture en pays Nzima. Elle ne sait pas seulement mettre leur nudité en âge de puberté. Car une fois que la femme Nzima a l’âge de se marier, elle a une part active dans les prises de décisions pour consolider les liens coutumiers et contribue dans le choix des chefs coutumiers. Chaque famille des sept clans accorde une place de choix aux femmes garantes morales de la société... Suite
La parade des jeunes Nzima au son du tam-tam sacré
Le « Koudoum » ou l’Abissa est également pour le peuple Nzima Kotoko, une fête socio-culturelle. Tous les fils issus des sept familles se donnent rendez-vous pour célébrer l’ « Afantchè » qui est le génie géniteur de l’Abissa pour le peuple Nzima... Suite
Les Nzima dansent pour la solidarité
Le peuple Nzima a décidé de se rapprocher des autres peuples cette année à l’occasion de leur fête traditionnelle annuelle l’Abissa. Le thème choisi cette année par les organisateurs est la Solidarité... Suite
Mario Vargas Llosa
14 oct 2010
Liste des lauréats du Prix Nobel 2010
Paix : L'intellectuel et dissident chinois, Liu Xiaobo (54 ans) s'est vu décerner le prix Nobel de la paix 2010. Il est pruge actuellement une peine de 11 ans de prison pour ses convictions démocratiques (il est accusé de "subversion du pouvoir de l'Etat), il est également une figure emblématique du mouvement de la place Tian'anmen. Notant que la Chine était devenue "la deuxième économie mondiale", le président du comité Nobel , Thorbjoern Jagland a estimé que "la puissance impose des responsabilités". L'ONG Human Rights Watch estime que cette récompense est "une victoire pour les droits de l'Homme dans le monde et pour tous les dissidents chinois".
Littérature : L'auteur péruvien Mario Vargas Llosa (74 ans) a reçu le prix Nobel de littérature pour "sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec".
Chimie : le prix Nobel a été attribué à deux chercheurs japonais et un américain. Ei-ichi Negishi (75 ans) qui enseigne à l'Université Purdue aux Etats-Unis et Akira Suzuki (80 ans) professeur émérite à l'Université de Hokkaido ont été récompensés, ainsi que Richard Heck (79 ans). Ils ont créé un des outils les plus sophistiqués de la chimie ouvrant la voie à des traitements du cancer ou à des produits électroniques et plastiques révolutionnaires.
Physique : les jurés du prix Nobel de physique ont récompensé le néerlandais Andre Geim (51 ans) et le russo-britannique Konstantin Novoselov (36 ans). Les deux savants enseignent à l'Université de Manchester en Grande-Bretagne. Ils ont été récompensés pour avoir découvert, avec un bout de ruban adhésif et un crayon, une forme révolutionnaire du graphite, le graphène (cristal stable à deux dimensions qui pourrait servir dans la conception de transistors ultrarapides ou dans la fabrication d’écrans tactiles). Ils sont également célèbres pour avoir fait léviter une grenouille.
Médecine : Robert Edwards (85 ans) a été récompensé pour ses travaux ayant permis la mise au point de la fécondation in vitro. Les travaux menés par Robert Edwards, aux côtés de Patrick Steptoe, mort en 1988, ont ouvert la voie à la naissance en 1978 du premier "bébé éprouvette".
Economie : Les Américains Peter Diamond, 70 ans, Dale Mortensen, 71 ans, ainsi que Christopher Pissarides, un chercheur de 62 ans né à Chypre, sont récompensés pour «leur analyse des marchés et des frictions» entravant la rencontre entre offreurs et demandeurs.
Zongo et Tao, les deux inseparables humoristes
14 oct 2010
Deux promoteurs nigériens en justice pour faire jouer Zongo et Tao
Le spectacle est l’un des plus désolants aux yeux du comédien Zongo. Il en est « déçu ». A l’origine de son état d’âme, deux promoteurs nigériens qui ont chacun souhaité avoir le duo d’humoristes à leur événement à Niamey, au Niger. Mais l’affaire sera déportée en justice et tranchée le 8 octobre dernier. Le premier à avoir contacté les humoristes, selon directeur artistique du groupe Zongo et tao, est un animateur à la radio et sur Canal 3 à Niamey du nom de Hassane Noma de Djobala production. Pour l’anniversaire de son émission radio, il choisit le jour de la tabaski. La seconde partie est un promoteur de spectacle, Stéphane Counta. Par le truchement de son représentant à Abidjan, Mediapolis, Zongo le directeur artistique est approché. Toutefois, il fait comprendre qu’il est déjà engagé avec quelqu’un à Niamey. Mais, les hommes de Counta, selon Zongo, lui font savoir que leur activité à un caractère bien différent de celui de Djobala production.
Rassuré, Zongo « signe sous réserve de faire un retour au premier ». Une avance sur le cachet est perçue à Mediapolis par l’humoriste. Mais, l’animateur Djobala, informera par la suite Zongo qu’en fait, Counta et son représentant n’ont pas été francs car leur évènement se tient le même jour de la tabaski avec celui de Djobala Production. Ayant eu cette confirmation, Zongo qui ne « trouve pas cela sérieux de leur part » se résigne. Sans lâcher prise, le représentant de Counta à Abidjan décide coûte que coûte de trouver un arrangement, pour la venue à Niamey de Zongo et Tao. Dans cette attente, les humoristes seront informés de ce que Stéphane Counta a traduit Djobala en justice. Pour renforcer la défense de Hassane Noma, Zongo établit avec l’animateur un contrat signé.
Mais le tribunal de Niamey va trancher en faveur de Stéphane Counta parce que, commente Zongo, l’animateur «n’étant pas constitué en une entreprise d’organisation de spectacle, la publicité entreprise par Djobala constitue un trouble manifestement illicite, préjudiciable à Stéphane Counta». Il lui sera ordonné à Djobala, selon l’attestation d’ordonnance rendue par le Tribunal de Grande Instance Hors classe de Niamey, l’arrêt immédiat de la diffusion des spots publicitaires. Coup de théâtre, Counta et ses hommes vont réclamer aux humoristes la restitution de l’avance sur le cachet. «En fait c’est un chantage», a commenté hier Zongo lors d’un échange téléphonique. Cependant, il dit être ouvert à la partie gagnante du procès.
Pour lui, le problème n’est pas l’avance sur le cachet. Ces spectacles auraient pu être, dit-il, « un moyen de rapprochement pour les populations avec tous les problèmes que le Niger a vécu. Je suis déçu de réaliser que les gens se bouffent le nez pour une histoire de spectacle. A mon sens, on peut encore trouver un compromis parce qu’on est à près de deux du spectacle. Ce qui veut dire que si ce sont des personnes ambitieuses, sérieuses et conscientes du bien être de la population nigérienne, un consensus aurait pu être trouvé.
J’ai été choqué que les gens se soient uniquement concentrés sur leurs intérêts personnels. Ma déception a été plus grande quand la partie qui traduit l’autre en justice parce qu’estimant que son activité est troublée ne veut plus poursuivre son activité bien qu’ayant remporté le procès. C’est plus ou moins un chantage », a admit l’humoriste Zongo.
In L'Intelligent d'Abidjan
Koné Saydoo
08 sept 2010
Le développement de l’Afrique passe par l’art
Passionné d’art et de culture africaine, M. Savané Mahmadou travaille depuis son atelier situé dans Le Bronx, à construire une œuvre artistique originale qui exprime sa philosophie et sa vision du monde. Sympathique et cordiale, l’homme pour qui la peinture est une voie de partage, œuvre dans la discrétion depuis plusieurs années. A l’occasion de l’exposition qu’il organise du 10 au 13 septembre 2010, au 18 East 18th Street, NY, NY 10003, l’artiste a décidé de se livrer au monde. Définissant son domaine d’expression artistique comme « L’Abstrait », l’artiste entend promouvoir l’œuvre de l’esprit. Car il est persuadé que c’est par ce moyen que l’homme africain pourra se réaliser.
Membre d’une fratrie de 13 personnes, Savané Mahmadou a 44 ans aujourd’hui. Sa passion pour l’art ne s’est pas faite seule. Par sa profession de collectionneur d’œuvre d’art (antiquaire) depuis Abidjan dans les années 86, l’homme a toujours côtoyé l’art et sait apprécier la valeur de l’œuvre de l’esprit. De simple collectionneur, Savané est devenu créateur, un artiste tout coup. A traves ces diverses œuvres qu’il met parfois plusieurs mois à achever il véhicule plusieurs messages et aborde à la fois différents thèmes. Les peintures de l’artiste expriment le courage, la détermination et l’espoir. Il tente dans son œuvre d’exposer sa vision du monde et du futur, sa vision de la liberté et des problèmes contemporains. « A travers la peinture, mon souci est d’éveiller les consciences, celles des jeunes générations africaines. Je veux être un catalyseur dans ce domaine et inviter les jeunes africain à me rejoindre dans cette voie » dit Savané Mahmadou.
Pour nourrir sa passion, il n’a pas hésité à se former. Pendant 36 mois, à partir de l’an 2000, il a étudié l’art au « Art Instruction School of Minnesota », une école des beaux arts. Selon lui, cette formation lui a permis de se bonifier et d’acquérir la dextérité artistique qui particularise ses œuvres. En plus de sa formation et de la passion qu’il a pour la peinture, Savané a beaucoup voyagé. Sa profession de collectionneur d’œuvre d’art lui a permis de s’abreuver dans différentes sources d’inspirations. Du Mali au Burkina Faso, de la Cote d’Ivoire, du Sénégal, jusqu’en Amérique, le peintre a puisé dans toutes ces cultures pour produire un riche répertoire de tableaux originaux qu’il compte exposer lors de son vernissage. Parce qu’il a une ouverture sur le monde et que par principe, un artiste n’a pas de frontière, ses œuvres s’adressent à la fois au public africain et occidental. « Dans mes œuvres, je prône le métissage, un métissage Afrique-Occident » dixit le peintre.
Descendant d’une famille de marabout du Sénégal, Savané Mahmadou, s’est libéré des chaines de la tradition ancestrale en devenant le premier artiste-peintre de sa famille. Il est d’avis qu’il faut apprendre à changer dans la vie, à se diversifier. « Que d’être un marabout comme la tradition familiale le voulait, j’ai opté pour l’art ». Cependant l’artiste vit aussi sa part de contradiction. Et il l’assume. En réponse aux propositions d’un de ses admirateurs qui lui conseille d’ajouter une autre corde à son arc en faisant de la sculpture, il répond « selon notre organisation traditionnelle des castes, les Savané sont des nobles. Un noble ne peut faire de la sculpture ». Auto-censure ou esprit réducteur? L’artiste se définit comme un conservateur. « Je développe mon œuvre toujours les pieds fermement enraciné dans la tradition qui m’a vu naître et qui a forgé mon esprit ».
La vision panafricaniste de Savané n’a pas de limite. Profondément encré dans la tradition, la peinture de la l’artiste parle diversement pour l’Afrique. Chaque œuvre conçu par ses mains présente plusieurs facettes du continent africain et le progrès qu’il rêve pour celui-ci. Sous le charme de plusieurs artistes africains et américains, il est cependant convaincu qu’il trouve sa source d’inspiration dans les œuvres de l’artiste américain Romario Burden.
Du point de vu de Savané Mahmadou qui est aussi un informaticien de formation, l’art africain est en constante évolution. Selon lui, le marché africain de l’art se diversifie et est surtout de qualité. Il invite alors les jeunes africains à s’y intéresser et à se l’approprier. Mieux, il estime que c’est toute l’Afrique qui est en constant développement. Il en veut pour preuve les grands chantiers dans les capitales africaines, les opérations immobilières et la floraison des compagnies bancaires. « Ce sont là des indicateurs et des signaux positifs qui montrent que l’Afrique avance et se développe » dit –il. « J’invite alors la jeune génération africaine à se former, à reprendre les chemins de l’école pour obtenir une solide éducation. L’Afrique dispose d’une ressource humaine abondante (parlant de la population africaine). Ces jeunes doivent se former pour accompagner l’essor économique du continent. Et ce développement passe forcément par l’art. C’est la raison pour laquelle j’invite toute la diaspora africaine ainsi que tous les professionnels de l’art à venir voir mes œuvres” a-t-il conclu.
Amao Norène